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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Autour de Biron du 09 février 2014

16 Février 2014, 16:33pm

Publié par Piw

- EPISODE 52 -

 

 

QUI A DIT QUE ÇA NE POURRAIT PAS ETRE PIRE !?

LES ROUES ENCORE DANS L'EAU, ENTRE MARES ET TORRENTS !!

 

 

          vlcsnap-2014-02-16-17h21m34s65   Faisons un rapide retour en arrière. La première quinzaine de février ? Très pluvieuse... Le mois de janvier ? Très pluvieux... Les quinze derniers jours de décembre ? Très pluvieux... Voilà à quoi se résument les deux derniers mois qui viennent de s'écouler... De la pluie et encore de la pluie. Bien sur, quelques belles journées vinrent égayer ce marasme climatique qui semble ne jamais prendre fin. Pourtant, bien peu furent ces jours d'accalmie, comme posés là pour faire une courte pause dans les intempéries et pour nous faire sourire le temps de quelques bref rayons de soleil. Par chance, rares aussi furent les dimanches diluviens, même s'il fallait allez chercher la motivation pour sortir de sous la couette tout en sachant que la sortie allait être humide, boueuse et fraîche. Aujourd'hui ne déroge pas à cette règle, et c'est sous un ciel chargé, même très chargé, que nous nous retrouvons sur la place de la halle à Biron. Mais aujourd'hui n'est pas une sortie comme les autres, et étonnement, au regard de la météo, nous sommes bien nombreux à venir défier des chemins toujours vainqueurs. En effet, nous organisons aujourd'hui notre repas que nous espérons devenir annuel et qui clôturera cette sortie entre foie gras, paella et bons vins. Pour l'heure, il est temps de prendre le départ, et c'est sous les « directives » de Stéphane que nous allons une nouvelle fois profiter de notre bain de boue dominical.

 

             Nous quittons Biron par la piste menant aux « Potences », sous les prévisions de Bernard nous prévoyant une pluie pour bientôt. Nous laissons rapidement cette piste pour prendre le chemin de Cante-Grel et faire une petite boucle pour de nouveau retrouver la piste du début. Inutile de rappeler que les chemins sont à la limite du praticable et vlcsnap-2014-02-16-17h19m32s100quand on y pense, il faut vraiment être motivé, ou fou, pour rouler dans des conditions pareilles ! Nous abandonnons de nouveau cette large piste pour retrouver des chemins très glissants. Au cœur des « Bois Haut », ce chemin qui monte n'est pas une sinécure, et rare sont ceux qui parviendront jusqu'au bout sans ne poser les pieds ne serait-ce qu'une seule fois. A peine quelques kilomètres et nous voilà déjà dans un sale état, entre ceux qui sont allés tester la profondeur des flaques d'eau et ceux qui y ont allègrement roulé dedans. Bref, une grande bande de gamins dans un grand n'importe quoi ! Une petite pensée à cet instant pour le chasseur qui aurait eu la bonne idée de se mettre à l'affut, habilement dissimulé dans le calme de la forêt, en attente du gibier qu'il veille depuis de longues minutes ! Quelques secondes de notre passage, et tout ses efforts de patience sont réduits à néant... Nous suivons à présent la piste avant d'enchaîner avec une petite route de campagne. Bientôt, nous apercevons les premières bâtisses de « la Fagette » lorsque nous bifurquons sur gauche pour retrouver un chemin en sous-bois. C'est en ces lieux que nous allons comprendre que cette matinée ne ressemblera à aucune autre...

 

             Les débuts sont pourtant calme : un large chemin, certes glissant, mais assez roulant. Les choses vont se corser lorsque nous allons entrer dans les traces des engins de débardages qui ont officié ici il y a peu. Et c'est le drame... Le chemin, si tant soit peu que nous puissions appeler cela ainsi, ressemble à une vaste étendue gluante, collante, malodorante, bref, on est pas sorti de l'auberge ! Stéphane, en tête de course, semble pourtant passer relativement bien, c'est donc assuré que nous nous engageons à sa suite. Première déconvenue, cette flaque plus profonde où je vais littéralement rester coller à l'intérieur, bientôt rejoint par Bruno qui stoppera lui aussi sa progression vlcsnap-2014-02-16-17h21m09s67à mes côtés. Là où le tout devient drôle, c'est que lorsqu'il repart, il n'a pas fait deux mètres que le voilà de nouveau arrêté, penchant de plus en plus sur sa gauche pour finir allongé dans le talus, sous les rires non dissimulés du groupe. Ne rigolons pas trop, il ne faudrait pas donner dans la même catégorie un peu plus loin. Romain parvient à progresser de quelques mètres de plus avant que nous ne sortions de cette immense bauge.

             La pluie se met soudain à tomber, quelques gouttes pour commencer avant que le tout ne se transforme en véritable averse jusqu'à ce que nous atteignons « les Potences » et le GR36. Fort heureusement, cette averse sera de courte durée et s'estompera lorsque nous pénètrerons dans les « Bois de Roussie ». Le rapide single des lieux se descend en cette saison avec prudence afin de rejoindre l'un des nombreux passages épiques de cette matinée. Dans les bas-fonds de Verdony, une éternelle flaque d'eau changée aujourd'hui en véritable mare se déversant à torrent dans le fossé en contre-bas va être l'occasion pour chacun de tester son agilité et son équilibre. De ceux qui joueront la carte de la prudence et prendront large pour éviter la chute à ceux qui iront en sauvage dedans, la palme revient cependant à Etienne, qui ira mesurer la profondeur de celle-ci en y plongeant les deux mains dedans ! La suite va nous faire remonter jusqu'aux limites de Biron, toujours dans un tumulte incessant de nos rires et autres railleries (à Stéphane : et voilà, je l'ai encore placé !).

 

             Nous voilà de retour près des « Ecuries Basses ». Nous engageons les débuts de la dernière boucle. Direction « les Mounards » où nous quittons le bitume pour un superbe chemin au cœur des bois afin de descendre dans les prairies encaissées du « Fournet ». L'endroit dégage une tranquillité presque surnaturelle, et hormis le son strident de nos plaquettes de freins mises à mal, rien ne vient troubler la plénitude des lieux. Qu'il est bon de rouler dans de tels vlcsnap-2014-02-16-17h23m18s55décors et de laisser son imaginaire faire le reste ! Pourquoi ne pas s'imaginer un troupeau de cervidés paissant tranquillement à la tombé du jour ? Ou bien une légère brume s'étirant dans ce vallon, aux premières lueurs de l'aube, sous le chant cristallin des mésanges et autres bergeronnettes ? Il n'y a qu'un pas pour se perdre en de telles rêveries, que l'esprit franchit allègrement, vous faisant parcourir les rives d'un paysage où onirisme et réalité se mêlent dans une danse fuguasse, presque éphémère, mais ô combien dépaysante !

             Nous rentrons de nouveau au cœur des bois, et à nouveau, le passé des lieux s'impose à nous. De longs murs de pierres centenaires serpentent en tout sens, toujours dans une cohésion parfaite, alors que les vestiges de cette ancienne battisse regorgent de milles et une histoires, de mille et un secrets, que seuls les chênes des environs ont eu le privilège d'en garder traces et mémoires. Nous quittons cet endroit et faisons une courte halte à « Raste », sous la surveillance lointaine des imposantes tours du château de Biron. Nous ne sommes plus très loin du retour, et ces derniers kilomètres vont nous faire traverser les eaux du ruisseau de Clairfond, juste après que Stéphane soit à son tour aller gouter de tout son long aux ornières de cette descente glissante. Nous retrouvons la halle de Biron après une petite vingtaine de kilomètre, et allons à présent prendre place pour la seconde partie de cette journée, et pas celle des moindres : la paella !

 

             Voilà la bonne raison qui nous fît lever ce matin, ce que nous attendions tous depuis le début, comme la récompense après cette matinée de tous les dangers ! Bon, voilà une phrase un brin grandiloquente, je vous l'accorde, mais ce repas sonne comme un aboutissement, un saint Graal, après cette sortie froide, pluvieuse, boueuse et j'en passe ! Les années passent, et notre groupe ne cesse de se bonifier, dans une bonne humeur générale, et cela est juste superbe ! Jamais je n'aurais cru, à mes débuts dans ce sport, profiter de moments aussi intenses, de partager tant de beaux paysages, tant de chemins splendides, d'en découvrir et d'en faire découvrir à chaque sorties, d'assister à l'évolution de notre groupe où de nouveaux « membres » viennent s'ajouter chaque années ! Et cette journée est l'aboutissement de tout cela, comme un ciment venant consolider son édifice !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 20 kms / Durée : 1h44 / Moyenne : 12,1 kms/h / D+ : 412

 

http://www.monalbum.fr/GroteFoto-GSOEVKU7.jpg

 

TOUTES LES PHOTOS DU REPAS EN CLIQUANT ICI !

 

 bd090214.jpg

 

En plus de la vidéo retraçant la sortie, voici une autre vidéo, composées des moments drôles et comiques de cette matinée !

 

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