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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Dans les environs de la Sauvetat de Blanquefort(47) du 09 novembre 2014

11 Novembre 2014, 21:12pm

Publié par Piw

- EPISODE 85 -


CIEL COUVERT SUR NOS TERRES !

LES SORTIES HIVERNALES REPRENNENT !!

 

lasauvetat091114 03             Après le « couac » de la semaines dernière où une averse matinale impromptue me fît annuler la sortie à Besse alors que le reste de la matinée fut radieuse, il n'était pas question aujourd'hui de faire la grâce matinée, et ce, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente ! Guillaume nous a prévu une boucle au départ de la Sauvetat. Le ciel est bien chargé, et les prévisions météo ne sont guère encourageantes. Pourtant, nous serons huit à rouler ensemble, espérant que les cieux restent clément au moins jusqu'à midi !

 

             Il est neuf heures lorsque notre troupe prend le départ. Sous la direction de Guillaume, l'on quitte la Sauvetat de Blanquefort par le GR 36 en direction de Naugarède. On rejoint rapidement ce petit hameau. Dans les bois, les feuilles couvrent à présent une bonne partie des chemins, dissimulant pierres et racines. Les fougères ont depuis longtemps des teintes brunes, presque violettes, et les bogues des châtaignes n'ont plus rien de piquant. L'automne est installé. L'odeur qui se dégage des forêts en témoigne. Quelques champignons aux couleurs et formes variées poussent ici ou là, et le chant des oiseaux se fait plus discret, couvrant les lieux d'un silence quasi total, seulement rompu par notre passage ou par la clochette de quelques bécassiers en chasse.

lasauvetat091114 02La descente jusqu'à Coulon est d'autant plus dangereuse aujourd'hui à cause de ces fameuses feuilles qui cachent les nombreuses pierres du chemin. La prudence est de mise. La véritable première descente rapide, nous la trouvons juste avant Blanquefort. Dans le village, encaissé entre deux hautes collines, l'air est nettement plus frais que sur les hauteurs. Un calme matinal et dominical y règne.

             L'on se remet à reprendre de l'altitude lorsque nous entamons la longue ascension de La Planquette. En direction de La Brame, cette large piste n'en finit pas de monter. Une portion plus calme est l'occasion de prendre un peu plus de vitesse avant de s'engouffrer dans les bois humides de Labiden, surplombant l'étrange Vallon du Loup. Lorsque nous quittons la piste, c'est pour un chemin nettement plus ludique et joueur. Virages successifs, grosses flaques d'eau, courtes montées ou descentes plus longues, c'est un réel plaisir que de rejoindre la piste des Bois de Péruffe en se jouant des branches et racines tout en traversant le Vallon de Lasalèdes, lasauvetat091114 04les bois de Laplane et en passant au cœur de ceux de Boslebat... Nous récupérons le GR 36 et rejoignons La Vayssière sur sa trace. En ce sens, ce chemin est une pure merveille, descente et virages serrés puis bonne prise de vitesse jusqu'aux vertes herbes des prairies alentours. Nous voilà au dix-septième kilomètre et en profitons pour faire un arrêt ravitaillement.

 

             Direction à présent les vastes forêts qui s'étendent entre Biron et Paulhiac. On contourne les Barouillettes dans ces bois tenant plus d'un véritable méandre de pistes et chemins, comme si le roi Minos lui-même eu idée de donner des airs plus « végétal » à son célèbre labyrinthe. C'est une réalité, tel Thésée sans son fil, jamais je n'arriverais à me repérer en ces lieux, dussé-je y rouler un millier de fois ! L'on n'oublie pas de passer par la courte mais si raide montée des environs avant de partir dans une myriade de tours et détours, de sentiers étroits aux chemins plus larges, du techniques au roulants, jusqu'à finalement atteindre l'église de Bertis et ainsi de trouver la sortie de ce dédale sans avoir croiser un seul Minotaure (!), à peine quelques vaches paissant tranquillement, bien loin de l'effrayante bête mythologique mi-homme mi-taureau...

lasauvetat091114 06             Pourtant, restons vigilant. Même si la fin du tracé approche, le plus simple est derrière nous. Jusqu'à La Sauvetat, tout ne sera à présent que montées et descentes, mais surtout... montées. L'on commence par celle sur cette large piste bordée par nombre de chasseurs en postes aux tenues de camouflage orange vif. Nous atteignons le camping du Moulinal par un chemin plus étroit au cœur des Bois de Vinssou. Plutôt joueur, celui-ci propose de jolis passages. De nouveau, l'on remonte sur les hauteurs de Saint-Avit avant de cavaler jusqu'au pied de son imposante église du XIIIème siècle. Le temps de rassembler les troupes et de retrouver une Nathalie vagabonde à la recherche de figues, que déjà nous entamons une nouvelle ascension. A travers prés et prairies, c'est haletant que nous arrivons à Valprionde, conscient que même proche de l'arrivée, les difficultés ne sont pas pour autant terminées. La descente est rapide jusque dans les bas-fonds de Barbotant. Mais ceci annonce une montée longue, très longue. Surtout lorsque les deux collègues qui me suivent n'arrêtent pas de blabater comme si de rien n'était, comme si l'on roulait tranquillement au plat et sur la route. Bref, comment font-ils pour papoter autant alors que j'ai presque la langue qui frotte contre les rayons de ma roue, transpirant à grosses lasauvetat091114 01gouttes sous mon casque et respirant bruyamment ? Une question qui reste en suspend alors que nous traversons déjà Boslaroque. Nous ne somme plus qu'à quelques centaines de mètres de l'arrivée.

 

             Midi est légèrement passé lorsque nous entrons de nouveau dans la Sauvetat. Voilà une sortie des plus agréables ! Malgré des prévisions météo pessimistes, la pluie ne s'est guère invitée, même si le ciel resta d'un gris monotone. Sous la houlette de Guillaume, c'est un tracé qui paraissait simple sur le papier mais qui le fût nettement moins une fois sur le terrain. Ces trente-six kilomètres sont une longue succession de montées et descentes, en tout genre et sur un peu tous les types de chemins. Les rares passages au plat peuvent se compter sur les doigts d'une seule main. Un tracé ludique et très joueur, à l'ambiance très automnale mais où un soleil printanier émanait de notre troupe, formant un arc-en-ciel aux mille couleurs de nos pitreries et de notre bonne humeur !

 

Sylvain « Piw »

 

Circuit : 36 kms / Durée : 2h15 / Moyenne : 16,2 kms/h / D+ : 760

 

 


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