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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

De Biron à Monpazier du 20 juillet 2014

13 Août 2014, 21:35pm

Publié par Piw

- EPISODE 72 -


JEAN-MI, LE VETETISTE DE L'EXTREME !!

 

             En ce dimanche approchant la fin du mois de juillet, nous allons renouer avec les sorties sur Biron et allons placer notre matinée, teintée de nuages gris à l'apparence menaçante, sous la houlette de Stéphane pour une virée en terres Monpaziéroises. Nous nous retrouvons donc chez lui pour un départ à neuf heure. Nous serons nombreux de notre groupe ce matin, et c'est dans une atmosphère humide mais baignée de bonne humeur que nous prenons le départ de cette sortie qui s'annonce épique et inoubliable !

 

vlcsnap-2014-08-13-22h54m59s14             Nous quittons Biron direction la piste des Mounards. Nous ne restons pas longtemps sur celle-ci et entrons rapidement dans les bois. Bien qu'étant en plein été, les chemin sont loin d'être secs et roulants et gardent encore et toujours cette gangue humide et glissante de l'hiver passé. Nous gagnons le Cambou par les Bois de Roussie. La montée ardue qui se trouve ici annonce l'entame de cette mono-trace somptueuse des environs. Rapide et joueuse, celle-ci se savoure à volonté. Nous rassemblons les troupes sur le bitume, entre ces deux coteaux qui nous dominent de chaque côtés. Retour aux choses sérieuses lorsque il est question de reprendre de la hauteur par les bois derrière le château de St-Germain. Notre hôte va nous faire moult tours et détours, une technique dont lui seul connait le secret, au cœur de ces forêts maintes fois centenaires. L'humeur est joyeuse, et comme d'habitude, tout est bon pour charrier un collègue, d'une maladresse de sa part à une flaque d'eau malencontreusement placée. Nous venons de rejoindre l'une des nombreuse boucles de randonnée de Monpazier, celle des Courèges. Le chemin se fait plus technique, en raison de la multitude de pierres glissantes qui le parsèment. Enfin, nous quittons ce dédale qui ferait presque pâlir Icare, et les nombreux tournesols du champ voisin relèvent lentement leurs énormes fleurs jaunes alors que le soleil daigne enfin faire de légères apparitions au cœur de cette mer de nuages dont quelques îlots de ciel bleu peinent à trouver un quelconque ancrage. Nous retrouvons bientôt le bitume, que nous allons suivre jusqu'au calme et charmant petit village de Saint-Cassien.

 

             Ici, l'air respire une sérénité presque surnaturelle. Les vastes prairies, d'un vert puissant, s'étalent en larges vallées. Des arbres, disséminés en bosquets ou alors solitaire, rompent la monotonie des prés et étendent leurs ombres sur l'herbe rase des champs. Dans le ciel, les nuages s'adonnent à une peinture des plus subtile. Les plus bas flottent en amas pelucheux, gouache d'un blanc pur posée sur la palette de l'artiste, tandis que ceux en altitude s'étalent en de longs coups de pinceaux dans des trainés d'un blanc pâle, laissant presque transparaître le bleu du ciel, bleu qui par endroit se fait azur, noyant nos regards dans cette fresque de couleurs vertes et de bleues qui semblent se mélanger sans jamais se rencontrer. Et au-delà de cette contemplation visuelle et onirique, le chemin, lui vlcsnap-2014-08-13-22h54m38s65continue de descendre, rapidement. Et c'est alors que loin de nos tableaux d'il y a peu, nous allons passer à un tout autre spectacle...

             Rejouons la scène. Stéphane est devant, suivit de Ludo. Sa descend vite, le chemin est large, sec, et quelques ornières viennent « égayer » le tout. Juste derrière Ludo, Bruno, collé à sa roue. Bientôt, comme un éclair, Jean-Mi me dépasse ainsi que Yohann et vient se coller à la roue de Bruno et là... Une ornière, soudaine, oblige Ludo à freiner d'un coup sec, faisant par la même perdre le contrôle à Bruno qui va glisser sur le bord de la dite ornière et s'étaler sur le sol. Et le jeu de domino continue. Jean-Mi, arrivant tel la charge d'une armée de chevalier, n'a pas le temps de faire quoi que ce soit, à peine a t-il pu réaliser... Son vélo vient s'encastrer dans celui de Bruno, catapultant notre preux chevalier dans les airs, lui donnant pour quelques secondes des airs d'un Superman en détresse. La chute est lourde et le silence se fait. Personne n'ose bouger ou parler. Bruno, lentement se relève mais Jean-Mi a un peu plus de mal. Sa chute fut sévère, en témoigne son casque fendu. Incapable de tenir debout, nous réalisons que celle-ci a fait des dégâts. Il ne faut pas plaisanter dans ce genre de situations et appelons les pompiers qui ne mettrons pas longtemps à arriver... et à repartir avec un Jean-Mi souriant mais endolori, allongé dans leur fourgon rouge.

             Autant dire que tous cela à grandement refroidit nos ardeurs juvéniles !! Nous poursuivons la sortie, et nous dirigeons vers Monpazier. Il faut un petit moment avant que nous retrouvions l'envie de plaisanter ou même de parler. Ce n'est pas vraiment agréable que de voir partir un collègue avec les pompiers, sans savoir si les dégâts sont graves ou pas. Il nous faudra atteindre Monpazier pour retrouver un semblant de vivacité alors que nous entrons au cœur de la bastide aux airs moyenâgeux où les bannières et oriflammes brodés ornent majestueusement chaque croisements et chaque arcades. Nous traversons la grand-place, sous le regard amusé et surpris des badauds flânant dans les ruelles animés du village. Nous rendons bientôt cette parenthèse à son époque et entamons la longue et fatigante vlcsnap-2014-08-13-22h55m17s200montée du Moulin Joli. Longue, très longue, celle-ci se passe sans mots ni discours. Chacun roule à son rythme, comme si nos roues étaient montées sur rails et qu'il fallait simplement pédaler, sans se soucier de la route à suivre tant celle-ci est connue, presque redoutée. La tension se fait moindre lorsque nous retrouvons la piste et engageons le chemin boueux vers les Potences. Le ciel presque bleu de tout à l'heure n'est qu'un lointain souvenir, et les nuages gris du départ ont à présent refait leur apparition, allant même jusqu'à laisser échapper quelques gouttes d'eau que nous aurions bien aimé ne jamais voir venir. Pas trop grave, nous ne sommes plus très loin de notre point de retour.

 

             Nous terminons donc cette sortie avec quelques trente kilomètres aux compteurs, mais ce qui restera comme un souvenir inoubliable de la matinée n'est autre que l'envol et l'atterrissage de notre vététiste sans peur et sans reproche, de notre Superman sans slip rouge, j'ai nommé Jean-Mi ! Au final, nous l'apprendrons dans l'après-midi, deux côtes cassées et une élongation au niveau de l'épaule.

 

On l'avait pourtant prévenu notre Superman, sans la cape, ça marche nettement moins bien !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 31 kms / Durée : 1h58 / Moyenne : 15,6 kms/h / D+ : 520

 

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