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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La 11ème Rando Quercy Blanc à Montaigu de Quercy du 29 septembre 2013

4 Octobre 2013, 09:09am

Publié par Piw

 

- EPISODE 34 -

 

BOUE COLLANTE , GLISSADES, RUISSEAU PAR LES CHEMINS !

UN RENDEMENT PROCHE DU NÉANT !!

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

           Aujourd'hui, direction Montaigu-de-Quercy, à la limite du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne, pour participer à la 0211ème rando Quercy Blanc. Jusque là, chaque année était pour nous l'occasion de rouler sur le grand circuit, avoisinant les cinquante-cinq kilomètres, sur un terrain très sec et absent de toute humidité. Changement de décor pour cette édition ! Les orages violents de la veille au soir ont complètement changé le terrain en une fange humide et collante. De violents orages, donc, qui ont malgré tout fait pas mal de dégâts comme nous allons le constater tout au long de cette matinée. Pour l'heure, j'arrive sur les lieux vers huit heure quinze, et je vais y retrouver Bruno M. et Jean-Mi. Se doutant quelque peu de l'état dans lequel vont être les chemins, nous décidons de nous inscrire sur le circuit intermédiaire, celui de quarante-cinq kilomètres. Pas mal de monde sur le départ, malgré cette météo capricieuse et encore incertaine. Les organisateurs décident d'annuler le grand circuit, devenu vraiment dangereux. Enfin, après moult recommandation, le départ est donné, et nous savons tous que nous n'allons pas rester propre bien longtemps...

 

Chapitre 1 : du kilomètre premier au kilomètre douze – DE PLEIN PIED DANS LA RÉALITÉ DU TERRAIN

 

           Nous quittons Montaigu par la départementale N°7. L'air est encore un peu frais, et nous laissons rapidement cette large route pour une plus petite de campagne. Nous roulons encore tous en bon peloton, dans la vallée, et trouvons déjà le premier passage d'une longue série d'épisode plutôt glissant et très boueux. Confiant, les plus téméraires tentent malgré tout un passage en force mais sont obligés de faire comme la majorité, ayant gagné à peine vlcsnap-2013-10-04-11h15m10s173.pngquelques mètres de plus dans cette fange profonde. S'en suit la première montée, jusqu'à laisser le hameau de Combelous derrière nous et pour s'engager sur un single à flan de coteau et au milieu de chênes typiques des environs. Surpris, nous nous disons à cet instant que le terrain n'est pas si terrible que cela et que finalement, ça roule assez bien ! Quelle naïveté de notre part, pauvres hères que nous sommes, nous qui n'avons aucune idée ni de la violence de l'orage de la veille ni de l'état des chemins à venir ! Et il ne va pas falloir longtemps pour que nous revenions à la réalité et que nous réalisions que la matinée va être épique...

           Nous voilà à présent sur les hauts plateaux, que le tracé va nous faire traverser en ligne droite... Inutile de préciser que l'expérience fut douloureuse ! Un chemin gorgé d'eau, rendant cette terre argileuse très très collante. Certes, le point de vue est unique, le paysage est magnifique. Une vue à l'infini sur les vallées et vallons alentours sous un ciel où nombres de nuages aux airs de banquise à la dérive laissent apparaître ici et là des bouts de ciel bleu. Nos montures, elles, ont un air nettement moins poétique. Les dérailleurs se perdent sous cette boue couplée à cette herbe, créant une sorte de torchis bien compact et qui s'immisce réellement partout. Nos pneus ont quasiment doublé de volume et l'on se demande comment les cales de nos chaussures peuvent encore se clipser dans les pédales. Bref, nous venons de faire face à la réalité des choses et savons à présent que les tout premiers kilomètres n'étaient qu'un doux euphémisme devant toute la suite du tracé.

 

           Déjà, nous entamons la descente du plateau d'Auriac et quittons les champs lorsque nous traversons La Tuque de Saint-Vincent. Soudain, la progression se fait beaucoup plus technique. En effet, pour parvenir dans cette combe, le chemin se pare sur toute sa largeur d'un imposant bloc rocheux que les pluies ont polis plus que de raison rendant sa surface vraiment glissante. Sur notre droite, nous pouvons constater les ravages de l'orage et n'avons nul mal à vlcsnap-2013-10-04-11h17m57s29.pngimaginer les torrents qui ont dû se déverser dans une violence inouï, laissant derrière eux branches, troncs et grosses pierres former des amas incohérent quand se ne sont pas des tas éparses de grêlons qui témoignent une nouvelle fois des évènements de la veille. Nous sommes à présent de retour dans la vallée et longeons maintenant ce petit ruisseau qu'est celui de Montsembosc. En fait, nous allons le longer pratiquement jusqu'à sa source, le remontant jusqu'à trouver le lac de Fontbouysse et par la même la première pause de cette matinée qui n'a pas finit de nous en faire voir et de nous étonner, mais toujours pour le meilleur et dans une ambiance où la rigolade est reine !

           Nos compteurs atteignent leur douzième kilomètres lorsque nous posons nos vélos dans l'herbe encore humide et nous préparons à profiter d'une pause bienvenue devant cet étalage impressionnant de victuailles en tout genre ! Des fruits, des yaourts, des flans, des sandwichs, rien ne manque, et côté boisson, c'est tout aussi varié ! Jus de fruits, coca, et même un peu de rouge pour accompagner le pâté, que demander de plus ! Des bénévoles vraiment sympathiques et très souriants, voilà de quoi donner encore un peu de cachet à cette matinée décidément pleine de surprises ! De fait, nous resterons un petit moment sur cette pause, certainement trop longtemps car la reprise fut plus difficile que prévue...

 

Chapitre 2 : du kilomètre douze au kilomètre vingt-huit – UNE BOUCLE TRÈS TECHNIQUE

 

           Nous quittons ce ravitaillement et attaquons la longue portion qui va nous faire faire le tour du dit lac. Les flaques d'eau sont toujours bien présentent sur ce chemin assez large et très roulant. Petit torrent à traverser avant de descendre le long d'un pré où nous allons trouver la première bifurcation des circuits. C'est là que nous comprenons que nous allons repasser par le même ravitaillement, d'où le « à tout à l'heure » sur le coup mystérieux des bénévoles du stand. Direction la droite pour s'engager sur cette boucle supplémentaire. Nous terminons le tour du lac en nous engageant sur un sentier étroit aux allures de tunnel de verdure. Un petit sentier rapide, malgré plusieurs racines insidieusement placées ici et là, où la jeune végétation le bordant offre une couverture naturelle. Une petite coupure dans l'ambiance champêtre des lieux alors que le tunnel prend soudain des allures plus lotoise lorsque les feuilles d'un vert encore puissant de tout à l'heure sont remplacées par des feuilles d'un vert plus pale des pieds de buis. C'est beau, et nous profitons pleinement des lieux en roulant tranquillement. Finalement, ce passage presque bucolique se termine lorsque le tracé nous fait remonter sur les hauteurs du hameau de Vaquié.

vlcsnap-2013-10-04-11h01m49s105           Il ne faut pas longtemps pour que nous redescendions, longeant le ruisseau d'Aurignac qui est allègrement sortie de son lit, s'écoulant à présent sur une bonne partie du chemin ou stagnant de façon plus impressionnante au beau milieu des prés, nouvelle preuve de la violence des éléments. Le contrôle du vélo ne tient plus à grand chose, et, tels de grands enfants, c'est dans des cris de surprise et dans de grands éclats de rire que nous arrivons au pied de la montée suivante. Plutôt courte mais plus physique qu'en apparence, nous progressons doucement, surprenant les quelques vaches qui paissent là tranquillement. La suite n'est pas vraiment plus calme et devient même très technique lorsque nous entamons la descente suivante.

 

           Pour l'instant, cette boucle supplémentaire ne nous ménage pas vraiment et enchaîne allègrement les montées et les descentes. Justement, nous voilà à présent devant l'une des descente les plus techniques et dangereuses de cette matinée. Pour faire simple, le chemin ne se compose que de bloc de pierre les uns à côté des autres, formant une primitive allée que l'on pourrait croire pavé si ces rochers n'étaient pas si rustiques. Le tout étant rendu très glissant. Pas très courageux, je ne tente même pas l'aventure alors que Jean-Mi parviendra à quasiment tout descendre d'une traite suivit par Bruno qui faillit nous faire un joli « par dessus le vélo ». Pourtant, nous rigolons de nos déboires, rejoint dans nos « pitreries » par des collègues se trouvant dans le même cas que nous. Profitons encore un peu des ces moments d'innocences, car la suite va changer de ton, comme pour nous rappeler que l'on est aussi là pour en baver !

 

vlcsnap-2013-10-04-11h00m43s197           Une très très courte portion de plat que déjà la montée suivante s'amorce. Et serait-ce notre intuition ou bien l'architecture des environs, mais quelque-chose nous dit que cette montée va faire mal, et même très mal. Et effectivement, voilà le genre de montée qui calme tout le monde, et les rires puissants de tout à l'heure ne semblent plus être que lointain souvenir... Inutile de signaler que de nouveau, nous roulons les deux roues dans l'eau, sur cette ascension qui n'en finit pas. Pourtant, un petit virage semble annoncer une accalmie. Erreur, la suite s'aggrave encore et la final donne encore plus dans le « mélo-drame » ! Nous voilà au cœur des plaines de La Boulbene et c'est bien là tout notre problème. Nous sommes au « coeur », au sens propre du terme ! Et ça colle, plus que jamais, bloquant les roues, les chaînes, noyant cales et dérailleurs dans ce torchis qui durcit rapidement. Bref, heureusement que le temps est beau, sans quoi... Une longue séance de décrottage sommaire pour pouvoir au moins refaire tourner les roues !

           Nous reprenons la route, et allons pouvoir enfin faire s'affoler les compteurs lorsque nous dévalons les abords de ce long champs, prenant pour la première fois un peu de vitesse. Petite passage plus technique entre talus abrupt et slalom serré pour enchaîner à nouveau pour une descente en sous bois. Nous voilà sortie pour un temps de cet « enfer  collant » et un peu après, nous retrouvons la portion qui nous emmène tout droit à la seconde pause qui se tient donc au même endroit que la première.

 

Chapitre 3 : du kilomètre vingt-huit au kilomètre quarante-trois – ENCOURAGEMENTS

 

vlcsnap-2013-10-04-11h01m18s50            Il nous reste encore une bonne quinzaine de kilomètre avant l'arrivée, et de nouveau, cette pause aura été l'occasion de vraiment prendre notre temps en goutant à un peu tout ce qui passait à disposition. Et si lors de notre premier passage, la reprise avait été dure, c'est une véritable torture à présent que de remonter ce petit talus pour reprendre les rives du lac. Plus loin, nous retrouvons la bifurcation de tout à l'heure et prenons à présent sur gauche, annonçant le retour. Les choses sérieuses reprennent pour monter jusqu'à Sainte-Cécile, où nous attends un paysage unique. Mais avant de profiter de celui-ci, il y a ce court passage dans l'herbe, ne présentant rien de bien difficile ni de vraiment technique, bref, un passage simple et sans risque, en théorie. Et justement, c'est ici, après tout ce que l'on vient de faire, tout ce que l'on vient d'endurer, que je vais décider d'aller gouter à l'herbe et de me vautrer lamentablement, perdant le contrôle je ne sais trop comment, à la grande joie de Jean-Michel juste devant moi. Il en fallait un ce matin, c'est fait, c'est moi !

           Enfin, nous arrivons sur les hauteurs de Serre Longue, où se trouve déjà Bruno, et c'est un panorama splendide à trois-cent soixante degrés auquel nous assistons, dominé par cette terre blanche étonnamment sèche ici. Les plaines et étendues alentours se dévoilent à nous et nous ne perdons pas une miette de ce spectacle enchanteur. La suite sera plus roulante, plantation de prunier, larges chemins, jusqu'à trouver ce bénévole faisant la circulation aux abords de la départementale.

 

  •  
    • « Allez courage, il n'y a plus beaucoup de kilomètres ! C'est plat et après ça descend ! Vous y êtes presque ! »

 

vlcsnap-2013-10-04-11h03m01s53          Telles furent dans les grandes lignes ses paroles. Avions-nous à cet instant une mine si déconfite que cela ? Avions nous l'air au bord du gouffre pour que celui-ci nous encourage de la sorte et nous promette une suite facile et sans accroc ? Bref, le tout étant que nous entamons la dernière grande ligne de cette matinée déciment très épique !

 

           Comme si nous n'en n'avions pas eu assez jusqu'ici, un nouveau passage gras et collant nous attendait un peu plus loin, juste avant de prendre la descente à travers le plateau du Filhol et de rejoindre le Plan d'Eau des Chênes. Nous ne sommes plus bien loin de l'arrivée, que nous allons rejoindre calmement par le bitume non sans avoir une nouvelle fois mit les pied dans l'eau. Finalement, nous voilà de retour, après quarante-trois kilomètres de folies, où malgré tout, la bonne humeur et les rigolades prirent le pas sur un tracé rendu bien plus ardu qu'il ne l'aurait dû par un malencontreux orage. Un coup de lavage aux vélos, une bonne douche, un petit apéro maison, voilà de quoi terminer cette randonnée en beauté ! Le soleil ne fut pas vraiment présent dans le ciel aujourd'hui, et pourtant, il pétille dans les yeux de chacun d'entre nous, heureux et malgré tout un peu fier que d'être venu rouler ici ce matin !

 

Sur ce, à bientôt pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • Une des meilleures organisations !

  • Un ravitaillement terrible !

  • Une ambiance extraordinaire

Circuit : 43 kms / Durée : 3h11 / Moyenne : 13,7 kms/h / D+ : 620

 

 

 


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MERCI À L'ORGANISATION POUR CES SUPERBES ET NOMBREUSES PHOTOS !!

BIEN D'AUTRES SONT DISPONIBLES ICI --> RANDO QUERCY BLANC

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