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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La 4ème Varennoise à Varennes(24) du 15 septembre 2013

16 Septembre 2013, 20:39pm

Publié par Piw

- EPISODE 32 -

 

DE RETOUR SUR LES SENTIERS DORDOGNAIS !

QUAND LA BOUE ET L'HUMIDITÉ S'INVITENT ELLES AUSSI !!

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

vlcsnap-2013-09-16-22h26m18s98           Après le déluge de dimanche dernier au cour de La Sylvestroise, nous devons nous faire une raison, la saison automnale approche et les chemins redeviennent gras et glissants. Malgré cette météo maussade, je vous emmène aujourd'hui sur les rives de la Dordogne, au cœur du Périgord Pourpre, sur les traces de la quatrième Varennoise organisée à Varennes, petit village situé sur les rives gauches de la Dordogne. Deux circuits vtt y sont proposés et un pour les pédestres. Vingt-cinq ou quarante-cinq kilomètres, le choix se porte bien évidemment sur le plus grand. Sur place un peu après huit heures, sous un ciel chargé, je vais retrouver Laurent, Pascal et Alain ainsi que Ludo et Nathalie qui arrivent peu après. Plus tard, nous serons rejoint par Bruno et Jean-Michel que nous n'avons que légèrement aperçu au départ. Il va s'en dire que les chemins vont être glissants et jonchés de grosses flaques d'eau au vue de l'énorme averse de la veille au soir. Neuf heures légèrement passé et le départ est donné après des directives de l'organisation qui se perdirent dans la foule avant de nous parvenir...

 

Chapitre 1 : du kilomètre premier au kilomètre quinze – LE DÉCOR EST PLANTÉ, ÇA VA GLISSER !

 

            Nous sommes vraiment nombreux à avoir fait le déplacement ce matin et la troupe que nous formons alors que nous quittons Varennes est assez impressionnante. Il ne faut pas longtemps pour que nous trouvions le premier chemin où l'herbe est encore humide et fraîche. Nous roulons sur les traces du GR6, à un rythme plutôt calme. Pourtant, nous quittons bientôt ce GR et trouvons enfin des chemins plus sauvages lorsque après Brouillet le sol se fait plus technique alors qu'apparaissent les premières pierres devenues très glissantes en quelques jours. Par endroits, de vieux murs couverts d'une mousse éternelle bordent ce chemin tantôt étroit tantôt plus large. Les ornières font elles aussi leur apparition, ainsi que les premières montées un peu plus raide que nous allons trouver par les bois du Brandal. Le décor est planté : si cela continu ainsi, la matinée va être physique ! L'on sort des bois par une vlcsnap-2013-09-16-15h08m48s7longue et rapide descente jusqu'au petit village de Bournazel qui semble être figé dans le temps et d'où nous pouvons apercevoir les hauts des tours du château de Lanquais. Nous dévalons le bitume et retrouvons le GR de tout à l'heure lorsque nous rentrons de nouveau dans la forêt. L'air est toujours très chargé d'humidité, donnant à la végétation environnante un air sombre et presque inquiétant. Les fougères prennent leur teinte orangée alors que les feuilles des arbres commencent doucement à tomber. Les châtaigniers sont couvert des bogues épineuses qui vont d'ici peu s'ouvrir pour laisser apparaître les châtaignes, les sapinettes, imperturbables, trônent un peu plus loin, alignées comme des régiments de fantassins et dressées vers les nuages telles des dizaines de lances chevaleresques. Car oui, ici bien plus qu'ailleurs, ces terres Périgourdine respirent et propagent une atmosphère d'une autre époque, comme si, à l'instar de Bournazel, les environs étaient restés figé dans un passé oublié, sauvage, presque mystique, en ces lieux où contes et légendes pourraient se mélanger à une réalité parfois trop dirigiste...

           Ludo et Nathalie, quelque peu en retrait dans la foule du départ, nous rejoignent à présent que nous entamons la longue ascension jusqu'à Bouyssou. De nouveau sur les hauteurs, nous découvrons les coteaux à l'apparence abrupte des environs tout en préparant la descente jusqu'à la Fontaine de Grand Fond. Une descente magnifique, plutôt rapide sur ses débuts pour devenir soudainement très technique sur un single où les cailloux et autres rochers sont légions. De plus en plus pentu, les arbres filiformes de plus en plus resserrés, le tout propose en pur moment de vtt aux airs trialisants.

 

           Nous voilà à présent dans cette combe étroite où nous allons suivre le cheminement du Couzeau pendant un petit moment, rêvant de pêche à la truite ou à l'écrevisse. Le terrain nous permet de nous reposer un peu, même si nous devons rester vigilant aux nombreuses racines glissantes qui jonchent le sol. Finalement, un virage en épingle plus tard, et nous voilà remontant le coteau qui nous faisait alors face tout à l'heure. L'ascension n'est pas bien longue et se termine par un court passage routier avant de poursuivre par un chemin nettement moins praticable. La montée vlcsnap-2013-09-16-22h20m33s170reprend alors de plus belle, sur ce passage bien gras, glissant, où votre roue arrière fait plus de tour qu'il n'en faut pendant que celle de devant par des directions bien trop aléatoires. Ça n'en finit pas, et la suite n'est guère enthousiasmante. Pourtant, Ludo aperçoit un simili de sentier sur droite, qu'il se presse à emprunter, alors qu'Alain et moi le suivons. Un court passage en hors-piste sur un sentier qui ne semble pas en être un, tenant plus du repaire à sangliers que du passage à vététistes. Au moins cela nous aura permit d'éviter une bonne moitié de ce passage plus qu'énergivore.

           Le quinzième kilomètre pointe le bout de son nez, et d'un coup, le décor change complètement ! Adieu profondes forêts sombres et humides, adieu singles rapides et techniques, nous voilà sur les hauts plateaux, où les plaines et les prairies règnent sans partage. De fait, le rythme, s'élevant quelque peu, nous fera gagner de la moyenne et enfin le premier ravitaillement, bien dissimulé derrière quelques boules de foin, fait son apparition après vingt et un kilomètres. Voilà une pause bienvenue.

 

Chapitre 2 : du kilomètre quinze au kilomètre trente – MÉCANIQUE, RETROUVAILLES ET GAMELLE

 

           Revigorés, nous reprenons le cour de cette rando. La suite ne changera guère et les kilomètres s'égrèneront sans réelles surprises. Il va falloir atteindre le village de Faux et le vingt-cinquième kilomètres pour enfin quitter ces larges chemins monotones que nous suivons déjà depuis bien longtemps. Dix kilomètres à pédaler dans les prairies où, malgré quelques bosquets qui tentent d'apporter une once de changement, le spectacle n'a rien d'extraordinaire et où nous roulons pour rouler, cruel pléonasme mais triste vérité...

           vlcsnap-2013-09-16-22h22m57s159Pour la troisième fois, nous retrouvons les trace du GR6. Celui-ci va tranquillement nous ramener dans cette combe où s'écoule le Couzeau. Pascal et Alain ont mit les voiles dès lors que nous entrions dans les bois. C'est avec plaisir que nous roulons de nouveau sur un terrain bien plus joueur et bien plus varié ! Nous roulons vraiment tranquillement, comme si inconsciemment, nous savions ce qui se préparait pour la suite. Pour l'heure, c'est sur ce chemin montant légèrement, surplombant ce qui semble être le lit d'un ancien ruisseau, que nous profitons paisiblement des lieux. La montée se fait soudain plus raide et nous apercevons en haut de celle-ci nos deux comparses Canconnais. Bien loin de faire une pause, la chaîne de Pascal vient de se rompre et en deux endroits, tant qu'à faire ce peu ! Les voilà parti pour une séance de mécanique improvisée au milieu des bois, ce qui va permettre à Jean-Michel et Bruno, nos deux collègues de Blanquefort que nous avons à peine aperçu au départ, de revenir à notre hauteur et de poursuivre la route avec nous ! Les réparations accomplies, c'est tous ensemble que nous poursuivons, même si Nathalie est parti devant depuis un petit moment déjà. Et là, virage à gauche et devant nous se dresse une montée impressionnante, surtout après la longue pause que nous venons de faire ! Ça n'en finit pas de monter, toujours, encore, quelques bifurcations, et ça grimpe encore et encore... D'un coup, le sol devient plus « liquide » et peu sont ceux qui parviendront à passer sans déchausser. La palme me revient malgré tout avec un joli patinage, puis un court sur place avant d'être emporté par la gravité et de ne jamais finir de glisser, terminant le cul dans les hautes herbes qui bordent le talus. Une gamelle tout en douceur, avec pléthore de spectateurs qui n'en perdirent pas une miette !

 

 

Chapitre 3 : du kilomètre trente au kilomètre quarante-trois – RIEN NE CHANGE, ET TANT MIEUX !

 

vlcsnap-2013-09-16-22h32m14s90           Toujours dans les bois du Pelain, je vais tâcher de remonter à hauteur de mes comparses et vais accélérer un peu le rythme. Une superbe descente nous attend là, entre jeunes pousses de châtaigniers, fougères et chênes plus anciens. Des virages en épingles sur ce sentier étroit à l'aspect sableux, un véritable passage ludique, qui nous ramène dans les bas-fond où les codres tiennent une place de choix. Un peu plus loin, mes compagnons m'attendaient, et nous poursuivons toujours aussi rapidement, jouant sur ces chemins sinueux comme de véritables enfants. De nouveau, les montées réapparaissent, de plus en plus raides. Le second ravitaillement n'est plus très loin, et alors que nous avions tous tenté jusque là d'éviter les flaques, Pascal se décide à nous faire un tout droit dans celle qui se présente à nous. Apparemment, celle-ci était bien plus profonde qu'en apparence et il s'en est fallut de peu pour qu'il y plonge les deux pieds dedans... Enfin, la seconde pause arrive et nous allons y retrouver Nathalie.

 

           Nous ne nous éternisons pas et reprenons la route rapidement. Les débuts sont difficiles, sur ce chemin de nouveau très glissant, mais la suite réserve de bonnes surprises. Au cœur du Bos Redon, c'est sur de petits sentiers étroits aux ornières prononcées que nous roulons, avant de faire un « tout droit » sous une haute ligne électrique nous permettant ainsi de rejoindre le GR de pays entre Dordogne, Louyre et Lindois. GR que nous allons d'ailleurs suivre quasiment jusqu'à la fin, avec une dernière bonne montée avant de retrouver un peu plus calme lorsque nous sortons du couvert forestier. C'est à vive allure que nous atteignons Saint-Agne et continuons sur le bitume sans vraiment ralentir le rythme, dépassant le Breil jusqu'à Monsagou. Nous apercevons à travers les branchages le clocher de l'église de Varennes, signe évident que nous ne sommes plus très loin. Une dernière fois nous traversons le Couzeau vlcsnap-2013-09-16-22h33m41s196et rejoignons tous ensemble notre point de départ après quarante trois superbes kilomètres. Un bon coup de nettoyage sur les vélos, une pression bien fraîche, et même si l'air est encore frais lorsque souffle cette petite brise, cette boisson des nains des romans d'Heroic Fantasy apporte malgré tout apaisement et réconfort !

 

           Première fois pour la plupart d'entre nous que nous roulions sur cette rando et nous ne fûmes pas déçu ! Malgré une pluie diluvienne la veille au soir, l'ensemble fut largement roulable même s'il fallait être plus vigilant que lorsque le terrain est bien sec. Nous avons eu droit à un peu de tout ce matin, du technique, du roulant, de bonnes montées et de superbes descentes en tout genres. Une petite baisse de régime pendant une dizaine de kilomètre lorsque nous entrâmes dans la portion dominée par les plaines et les prairies, mais les trente autres eurent tôt fait de les balayer tant ils furent magnifiques ! Ajoutez à cela un groupe dans lequel c'est un pur bonheur que de rouler, avec de bonnes tranches de rires, du soutien, quelques taquineries, mais toujours une entente fabuleuse! C'est un pur plaisir et un réel bonheur que de partager tout ce panel d'émotion qui défilent chaque dimanche matins avec des personnes aussi extraordinaire !

 

Sur ce, à bientôt pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • Des chemins variés et très joueurs

  • Un bon équilibre entre montées et descentes

  • Beaucoup de monde et une organisation au poil

 

On a moins aimé :

  • Une dizaine de kilomètre plus monotone

  • Des ravitos un peu léger

 

Circuit : 43 kms / Durée : 2h50 / Moyenne : 15,9 kms/h / D+ : 705

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EPILOGUE

 

           Alors certes, cela peut faire un peu cliché, certes, l'étalage de compliments n'est pas vraiment le rôle des récits, mais pourquoi ne profiterais-je pas, pour une fois depuis que ce blog vit, pour parler de façon plus personnelle ? Depuis plus de quatre années que je partage mes, puis nos, sorties ici, je n'ai cessé de croiser et de rencontrer des personnes incroyables. Ce sport que nous partageons a cela de bien, qu'une fois sur le vélo, toute les barrières que dresse la vie réelle tombent. Ni classe sociale, ni âge, plus rien ne semble entraver le contact avec autrui, et au cœur de cette nature sauvage et magnifique nous sommes simplement tous égaux. Et c'est avant tout, pour moi, la grande force du vtt, briser ces barrières entre les gens, barrières ô combien stupides que nous impose notre société moderne. Et plus j'avançais dans ce monde, plus les rencontres se faisaient nombreuses. De celles qui durent le temps d'une rando ou même de quelques kilomètres, à celles plus durables et qui se poursuivent de dimanche en dimanche, aucunes ne fûrent désuètes d'intérêt.

           Petit à petit, les quatre que nous étions au début finirent par croiser d'autres amateurs de vtt. Rencontres éphémères pour certaines, et la vie faisant, des ces quatre là, ne reste aujourd'hui que moi, mais j'aime à penser qu'il ne s'agit là que d'un mal pour un bien, et à présent, me voilà entouré de nombreux compagnons de route, d'un club aux membres géniaux sans oublier vous, qui suivez nos vidéos et nos récits, toujours plus nombreux, et dont rien que le fait de venir me saluer au départ d'une rando ou tout simplement « d'aimer » une vidéo ou un récit ou encore de me laisser un petit commentaire sur le blog ou sur la page facebook, toutes ces petites choses représentent pour moi bien plus que vous ne pouvez l'imaginer et me vont réellement droit au cœur !

          Alors voilà, cela peut vous paraître un peu étonnant de ma part que d'étaler ce léger pan de mes émotions, mais cela fait du bien, de temps en temps de dire aux gens qu'on apprécie que justement on les apprécie ! Alors merci Stéphane, en quelque sorte mon maître es-vtt, merci Ludo et Nathalie, de toujours répondre présent et de nous faire partager votre bonne humeur communicative, merci Franck, de m'avoir fait connaître ton club à Cancon et merci Yannick, Pascal, Gaël et Nico de m'avoir accepté parmi vous, merci Pierre, pour ces moments de folies sur la rando des Rochers, merci Guillaume, d'avoir la patience de rouler avec un vieux comme moi, merci Jean-Mi et Bruno, grâce à vous Blanquefort arrive en force, merci Laurent, de nous rejoindre aussi souvent et de nous apporter ta bonne humeur ! Merci au frangin et à toute ma famille, sans qui Lou Castagnal n'existerait pas ! Merci à tous ceux que je n'ai pas cité ici et merci à vous qui lisez mes écrits et qui regardez mes vidéos ! 2013 va bientôt s'achever et je suis sur que les trois mois qui arrivent clôtureront cette année de façon magistrale !

MERCI !!

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