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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La 6ème rando d'Albuga au Bugue(24) du 19 octobre 2014

31 Octobre 2014, 20:50pm

Publié par Piw

- EPISODE 83 -


SUR LES PAS DE CRO-MAGNONS !!

RENCONTRE IMPROBABLE ENTRE PREHISTOIRE ET VTT

 

             Bientôt la fin de la saison des randonnées. Le mois d'octobre s'écoule, défilant ses journées tel un sablier prêt à être retourné pour que ses grains de sable écoulent les jours de novembre. Nous n'en sommes pas encore là et renouons avec la Dordogne en ce dimanche ensoleillé. Place à la sixième rando d'Albuga, au Bugue, réputée pour ses tracés exigeants mais superbes. Nous serons quatre à rouler ensemble ce matin, inscrit pour le circuit de quarante-six kilomètres. Nous attendons fébrilement le départ, dans ce peloton de plus de trois-cents de nos semblables, accompagnés par une musique aux airs de pirates et de caraïbes !

 

http://lh6.googleusercontent.com/-IiL5y4wgG68/VFPz7prAJuI/AAAAAAAAADc/STqZbA1ensw/w958-h719-no/Albuga2014_L4F00001.png             Le départ est donné. Nous nous élançons sous un soleil dévoilant encore de faibles rayons fuyants sur l'horizon, allongeant les ombres fraîches et sombres des vastes forêts Périgourdines. Nous quittons rapidement le Bugue, direction Lacépède. Nous ne tardons pas à trouver les premières montées. Le peloton du départ s'étiole peu à peu même si nous restons encore en bon nombre à rouler roues contre roues. Rien de réellement technique sur ses premiers kilomètres. Une sévère mise en jambe malgré tout, les passages plats ne se font pas nombreux. Nous atteignons bientôt Audrix, découvrant les rues de cette sympathique petite bourgade et de sa magnifique église. C'est maintenant que les choses techniques font leur apparition. La descente dans le vallon de Gravard n'est pas des plus simple. Un chemin étroit, où l'on peut difficilement passer à deux de front, le tout jonché de grosses pierres bancales et autre marches plus ou moins prononcées. Voilà une descente un tantinet dangereuse. Chacun voit sa concentration au maximum, évaluant rapidement la meilleure trajectoire à emprunter, tout en composant avec le collègue de devant et sa propre trajectoire. Et comme si cela n'était déjà pas assez compliqué à gérer, c'est sans compter sur les plus casse-cou du groupe qui vous dépasse rapidement, vous frôlant sans mots dire, de façon habile certes mais un peu risqué malgré tout, réduisant à néant tout vos efforts d'analyses.

http://lh3.googleusercontent.com/8-PRpiqFt-3FEPw7OB4VgZ9BMdgQBmkXZcgKunsW=w958-h719-no             L'on reste ensuite quelques temps dans ce vallon avant de remonter sur les hauteurs des Egals par un chemin étroit et sinueux bordé de murs centenaires. Les uns derrière les autres, c'est en poussant nos montures que nous terminons cette ascension tant le passage regorge de pierres fuyantes et glissantes. C'est un peu plus loin que nous allons trouver le premier ravitaillement du parcours, après avoir suivit une monotrace des plus agréable, perdue et cachée au milieu d'une vaste forêt. Cette pause est véritablement gargantuesque ! Rien ne manque sur le long étal, et l'on se surprend à gouter un peu à tout, comme si nous n'avions guère mangé depuis des jours. L'ambiance y est joviale et l'on aurait presque peine à repartir. Pourtant nous ne sommes même pas au quinzième kilomètre, nous laissons donc cette « corne d'abondance » derrière nous et continuons cette découverte du Périgord qui s'annonce de plus en plus exceptionnelle !!

 

             Nous suivons pour le moment de larges chemins fort roulant. Les discutions et brimades vont bon train au sein de notre groupe. Le temps est splendide et la forêt accueillante. Une superbe matinée dont chaque seconde passée procure un bien énorme. L'on amorce une longue descente. A la sortie du « Grand Bois », nous sommes éblouis par un soleil puissant, il nous faut quelques secondes le temps de découvrir le décor qui s'offre à nous : le hameau du http://lh3.googleusercontent.com/3GqfCe0kZJJU1wNO2j2kyBC7s90w8-q_27Jt5BwL=w958-h719-noMénard, bordé de vertes prairies et d'arbres aux couleurs automnales. Splendides ! La descente n'est pas encore terminée et celle-ci se poursuit à vive allure. De retour dans la vallée, nous quittons rapidement celle-ci pour nous élancer à l'assaut de la colline où trône Péchalifour. Virages en épingles et terres sèches nous attendent en ces lieux. Les souffles sont courts et l'ascension lente. Grotte, carrières et énormes bloc de roches bordent le sentier. L'endroit semble sauvage et l'on a guère de difficulté à imaginer les premiers hommes évoluant et vivant en cet endroit. Du présent au passé, il n'y a ici qu'un seul pas, que notre imagination nous fait franchir allègrement. Pouvoir profiter, découvrir de tels endroits est un privilège, qu'il est si agréable de partager, le temps de notre rapide passage mais qui se grave pour toujours sur les mémoires de notre existence. Au sommet, Lussac nous accueille de ses vielles pierres avant que nous ne dévalions la longue et rapide descente vers la Vergnolle. Et là, c'est la panne. Une jolie crevaison sur le pneu arrière de Bruno va nous faire redescendre la pression (!). Le temps de réparer, de voir la plupart des participants nous dépasser et de ressentir les effets des fraîches températures. Nous repartons bientôt, prêt à refaire notre retard !

 

 

http://lh6.googleusercontent.com/IwDN0RrrjeHUgy10-LRLXmWdNvyfoWkgPNuPLDtj=w958-h719-no             Dans la vallée, nous traversons les eaux calmes du petit ruisseau du Moulinet. Le coteau qui nous fait face est imposant, presque inquiétant. Nul doute que nous ne pourrons pas y échapper. Nous voilà face à l'une des plus longue et plus dure montée de cette matinée. Nous allons traverser cette colline de La Rougerie pour redescendre sur l'autre versant. Malgré la difficulté omniprésente des lieux, la trace est vraiment ludique. Les débuts donnent dans le physique, ni plus ni moins, traçant tout droit dans une pente ardue. La suite rajoute le technique avec quelques grosses pierres à la mousse disparate. Virages en épingles sont légions. Nous traversons La Mouthe et ses bâtisses si rapprochées les unes des autres que l'on se demande comment y venir en voiture tant l'endroit est sauvage. La descente finale jusqu'aux Eyzies est un dévers très prononcé. La végétation forme ici une serre humide et oppressante. Enfin, sans que l'on s'y attende vraiment, le deuxième ravitaillement nous attend à l'entrée du village, sous un énorme rocher atypique. Cela se voit que nous avons prit http://lh5.googleusercontent.com/-ocLq2Z5Xm2E/VFP1YfTMZ-I/AAAAAAAAAFg/og8mqQpiwW8/w958-h719-no/Albuga2014_L4F00019.pngbeaucoup de retard ! Il ne reste plus grand chose sur le stand que nous avons devant nous. Quelques oranges et du jus de fruit, voilà les « restes » que nos prédécesseurs ont eu la bonté de nous laisser. L'on ne s'attarde pas longtemps et reprenons le court de cette randonnée.

             L'on traverse les Eyzies, village ô combien connu pour ses falaises, grottes et son musée de Préhistoire. A l'époque où la seconde ère glaciaire gelait les terres européennes et où les grands volcans Auvergnats de la chaîne des Puys rugissaient cendres et laves, les hommes préhistoriques durent abandonner les plaines du nord devenues bien trop froides. Suivant les troupeaux d''animaux sauvages qui se déplaçaient plus au sud, nos ancêtres élirent domicile le long de la basse Vézère. Larges forêts aux milles et unes ressources, cavernes naturelles, surplomb très bien exposés pouvant servir d'abris. Il n'en fallut pas plus pour que des générations et des générations d'hommes et de femmes se succèdent en ces lieux pendant des dizaines de milliers d'années, laissant dans leur passage multitude d'objets et peintures rupestres qui font aujourd'hui la renommé des Eyzies et témoignent de par la même de notre lointain passé.(*)

 

http://lh5.googleusercontent.com/91T_ApS10JAm6T2QC6woBdqpVdfpotcFOIppBdfZ=w958-h719-no             Nos esprits vagabondent encore en cette lointaine époque, alors que nous longeons les rives de la Vézère avant de traverser celle-ci afin de passer sur l'autre rive. De ce pont, l'étendu de cette rivière où le soleil miroite des rayons éblouissants est sublimée par les nombreux arbres aux feuilles changeant de couleurs. Un instant tout aussi fugace qu'il ne fut splendide. S'en suit une longue portion bien plus calme que ce que nous venons de faire et cela n'est pas un mal ! L'on contemple les bâtisses de Le Peuch construite à même les rochers pour retrouver cette valse de montées et descentes. Et lorsque nous arrivons à Boutenègre, l'une des dernières descente nous accueille. Une monotrace extraordinaire, rapide à souhait, l'instant où l'on déconnecte le cerveau et où l'on prie pour qu'aucune sauvagine n'ai l'idée de traverser au mauvais moment. Cette somptueuse descente nous conduit jusque sur les flancs de la colline faisant face à Malmussou. La vitesse est grande, comme si http://lh5.googleusercontent.com/-KcMYNTaGjf0/VFP2IzLK7sI/AAAAAAAAAGo/c54XHZSrFZs/w958-h719-no/Albuga2014_L4F00029.pngle nombre de kilomètres parcourus n'avait sur nous aucune emprise. Une dernière petite boucle avant l'arrivée va nous faire découvrir le coteau de Mariniac.

             De nouveau, ça monte. Et plutôt deux fois qu'une ! Au milieu de centaines de pins droits comme de « I », l'ascension ne semble jamais se terminer. A présent, l'on ressent nettement la quarantaine de kilomètres que nous venons de parcourir dans les jambes. Mais il aurait été dommage que de faire l'impasse sur un tel passage tant celui-ci apporte sa dose de technique. Toujours en monotrace, l'on en finit pas de tourner et virer en ces lieux, allant même jusqu'à perdre le fil du balisage tant les options proposées ici sont nombreuses. Bientôt nous sortons du couvert des arbres et terminons cette rando d'Albuga tranquillement par la route. Au retour, l'on nous échange les plaques contre un tee-shirt et allons siroter ou ingurgiter suivant les personnes une bonne bière bien fraîche, après quasiment quarante-huit kilomètres tout de même !

 

             Ainsi s'achève cette nouvelle édition de la rando d'Albuga ! Celle-ci est restée telle quelle l'était dans mes souvenirs : physique et ludique. Un tracé superbe, aux montées nombreuses, aux descentes rapides ou techniques selon les moments, une partie plus calme pour se refaire une santé, des paysages et vestiges magnifiques. Que dire de plus ? Un tracé réglé comme du papier à musique, sans fausses notes et où étonnements et émerveillements furent de tous les instants ! A n'en pas douter, nous reviendrons de nouveau afin de refaire une virée sur les traces de Cro-Magnon !

 

Sylvain « Piw »

 

Circuit : 48 kms / Durée : 3h10 / Moyenne : 15,6 kms/h / D+ : 1130 

 

(*)http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Eyzies-de-Tayac-Sireuil

 

 L'ALBUM PHOTOS EN CLIQUANT ICI !


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