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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Bironnaise 2012

3 Juin 2012, 20:32pm

Publié par Piw

plaque bironnaise Bonjour à toutes et à tous !

 

     Sept heure du matin, je me lève. Malgré les volets fermés, j'entends la pluie qui ne cesse de tomber depuis déjà deux bonnes heures... Je pense à Stéphane, qui doit faire les quatre cents pas en maudissant ce temps pourri. Et oui, aujourd'hui a lieu la Bironnaise, et il pleut. Voilà un peu plus d'une semaine qu'il fait une chaleur estivale et ce matin, il pleut... Pas une petite pluie fine, non, de la bonne grosse goute, histoire de bien remuer le couteau. Je me motive, et me dis qu'après tout, il n'est pas encore neuf heures, heure du départ, et que d'ici là, la pluie peut cesser.

     Huit heure, je passe chercher Fred chez lui et nous rendons à Biron, sous l'incessant ballet des essuies-glace.

     Huit heure et quinze minutes, nous voilà rendu sur place. Comme l'on s'en doutait, très peu de monde pour l'instant et l'on sait d'avance que ça ne va guère évoluer. Il pleut toujours. Etant déjà inscrit, on me remet une plaque de cadre, des manchettes pour cet hiver ainsi qu'un billet de tombola. Stéphane n'a pas la frite et on le comprends. Quelques têtes connues sont présentes, Etienne bien sur, qui va rouler sur le 45, Guy, qui hésite encore, Ludo et Nathalie, que je ne vais qu'apercevoir au loin, ainsi que Franck, du club de Cancon, avec qui nous allons rouler toute la matinée.

     Neuf heure, nous voilà tous réunis dans la cour du château. Le ciel est bien bas et il pleut toujours. Il faut vraiment être motivé pour rouler ce matin, surtout quand on s'imagine dans quel état vont être les chemins. Pas grand monde sur le départ, logique, ce qui tranche carrément avec la cour pleine de l'année dernière. Stéphane ouvre les larges portes et nous voilà lancé, en espérant que la pluie cesse rapidement.

 

vlcsnap-2012-06-04-16h56m24s73     Nous avions prévu de boucler le plus grand circuit, celui de 62 kilomètres, mais au vue de la météo, on va s'abstenir. Nous quittons donc Biron par la large piste qui rejoint les Potences. Il ne faut pas longtemps pour que nous soyons tous dans un état déjà lamentable. Le sentier bifurque soudain sur droite et autant dire que le single qui redescend jusqu'au Moulin Joli va se faire tout en douceur ; et même ainsi, les dérapages et autres décrochages de roues sont relativement fréquent ! On arrive cependant à Monpazier sans aucune gamelle. Les circuits se séparent ici, les deux grands (62 et 45) traversant la bastide. On décide de partir par là. On rattrape rapidement le Moulin à vent et tournons sur droite pour attaquer une descente en plein pré. Les hautes herbes dissimulent sournoisement quelques ornières où il s'en est fallut de peu pour que j'aille gouter de la verdure. On rejoint Capdrot, le rythme étant somme toute bien élevé.

     A ce stade, on se doute que peu de participants sont passés devant nous et l'on tente de deviner le nombre de traces de roues que l'on peut voir dans la boue : deux, tout au plus, y'a pas eu beaucoup de courageux ce matin. La pluie a cessé depuis un petit moment déjà, tant mieux, mais les dégâts sont fait, on ne rentrera pas propre, et je vous parle même pas de la bécane ! Le quinzième kilomètre pointe le bout de son nez lorsque nous nous arrêtons au premier ravitaillement.

 

     La seconde partie qui commence maintenant sera un peu plus fournie en montée et en descente. Toujours au milieu des bois, on descend de Barsalio à Vincent pour remonter non loin de Joulieux pour une nouvelle fois redescendre sur Le Roussel. Le rythme, lui, ne faiblit pas, et il n'est pas rare de se tirer la bourre dans les côte avec Franck. Je sais d'avance que je me crame pour rien, mais l'envie et plus forte que la raison et tant pis si je ne fais « que » le 45. On roule toujours tout les trois, alors que nous voilà maintenant plus très loin de La Brame. C'est un peu plus loin que nous allons nous faire dépasser par quatre autres participants, apparemment très en forme, comme si la météo ou les chemins détrempés n'avaient eu aucune incidence sur leur mental et sur leur physique. On en reste bouche bée, les regardant partir sachant qu'on ne les reverra surement plus.

vlcsnap-2012-06-04-16h57m41s81     A nouveau, de bons passages avant d'arriver au second ravitaillement qui se tient à Raste. Stéphane nous a concocté une alternance de chemins connus et nouveaux, tantôt sur des sentiers bien larges, tantôt par des passages où l'on ne pouvait pas se tenir droit sur le vélo. Du Coulon, on file par le coteau des Peyres. On bon petit passage technique se trouve là, sur un single à peine plus large que notre guidon et dont la pente avait des airs lotois sans les cailloux, de quoi donner le vertige à certain. Tranquillement ça passe, excepté le mur au fond qu'il ne vaut mieux pas tenter à moins d'être un pro de la voltige !

     On va rattraper Etienne qui a apparemment eu quelques soucis de chaînes avant que le pneu arrière de notre collègue ne fasse un énorme pshiiiit alors qui relance sur un virage à droite montant en épingle. Bizarre, on passe un petit moment à regonfler et finissons enfin par arriver à la seconde pause. Une halte plus longue que d'habitude, mais ça fait du bien.

 

     On s'attaque maintenant à la troisième partie de cette Bironnaise entièrement nouvelle. Etienne et Fred partent en tête alors que Franck et moi restons derrière à papoter et à admirer le paysage. Une nouvelle bonne petite montée va mettre à mal les forces qu'il me reste avant que nous ne rejoignons La Tuque par une toute aussi bonne côte. Jusqu'au au Moulinal, le sentier est très ludique et fort rapide. Il va s'en dire que les flaques d'eau sont nombreuses et c'est un peu chacun son tour que l'on y roule dedans, n'ayant pas su calculer une bonne trajectoire assez tôt. Un peu plus ou un peu moins, de toute façon, ça ne changera plus grand chose !

vlcsnap-2012-06-04-16h58m41s151     Le circuit nous emmène à présent dans la célèbre Forêt de Biron. Nous rattrapons quelques marcheurs alors que les chemins s'aggravent sensiblement niveau boues. Une nouvelle fois, la roue de mon collègue fera des siennes, une pause gonflage s'impose. Le tracé nous malmène quand même, et rare sont les passages roulant et plutôt plat. Devant nous se dresse maintenant la toute dernière bifurcation, celle des 62 et des 45. Franck est tenté mais se résigne à finir sur le 45 à cause de sa roue. Il va s'en dire qu'il n'était même pas question pour moi de partir sur le grand, le 45 me suffira amplement pour aujourd'hui ! Et le retour jusqu'au château ne sera pas une mince affaire ! Certains chemins étant à la limite du praticable, la pluie de cette nuit ayant fait son office. Tenir l'équilibre, calculer au millimètre sa trajectoire, gérer ses coups de pédales sous peine de patinage incessant, voilà en gros nos occupations du moment. Et malgré toute l'attention du monde, on finit malgré tout par mettre les pieds dans la boue jusqu'aux chevilles...

     Enfin, l'imposant château se dessine devant nous, mais pour y parvenir, nous savons qu'il y a cette fameuse montée si ardue à franchir. Déjà pas simple quand c'est sec, alors comme aujourd'hui... Il s'en est fallut de peu pour que je parvienne malgré tout à passer, mais j'y ai brulé les dernières forces qu'il me restaient, si tant soit peu qu'il m'en restasse, avec un Bruno hilare qui vous mitraille de son objectif, prêt à immortaliser celui qui parviendra à passer l'épreuve.

 

DSC00827     Quarante cinq kilomètres aux compteurs, et une nouvelle virée sur les yaourts et abricots secs. Un coup d’œil au tirage de la tombola m'indiquera que j'ai gagné le premier lot, quatre nuits au Bosc Nègre, camping à côté de Lacapelle. Quelle vaine, le dépaysement va être total ! Allez, il est temps de passer un petit coup de jet aux vélos et aux bonhommes par la même occasion.

 

     Et voilà, la Brionnaise 2012, c'est terminée. Alors c'est vrai, il a plu, beaucoup, mais seulement la nuit et sur les premiers kilomètres. C'est vrai, les chemins étaient bien trempes, certains vraiment glissants, alors que d'autres vous suppliaient presque de rester sur place. C'est vrai, il n'y avait pas grand monde sur le départ. Mais à côté de cela, la Bironnaise reste la Bironnaise, une rando géniale dans une ambiance « comme à la maison » ! Un circuit magnifique sur des chemins dont je ne soupçonnais même pas l’existence ! Allez Stéphane, courage et à l'année prochaine, sous un soleil rayonnant de tous ses feux, j'en suis sur !

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • un tracé entièrement nouveau

  • une ambiance comme nulle part ailleur

  • j'ai gagné le gros lot !

 

On a moins aimé :

  • la pluie bien sur, mais personne n'y peut grand chose

 

Circuit : 46 kms / Durée : 3h40 / Moyenne : 14,8 kms/h

 

 

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