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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Capelaine, 3ème édition, à Lacapelle-Biron(47) du 05 avril 2015

14 Avril 2015, 19:11pm

Publié par Piw

- EPISODE 99 -

 

AVIS DE RECHERCHE SUR LA CAPELAINE :

MAIS OU SONT DONC PASSE LES CHEMINS SECS ET ROULANTS !?

 

050415 L4F00001             Nous voici déjà à la troisième édition de la Capelaine. En ce tout début du mois d'avril, les matinées sont encore bien fraîches, avec de belles gelées blanches dans les vallées, mais les températures gagnent vite en degrés au fil que les heures s'écoulent. Et ce matin est l'un de ces matin. Le bourg de Lacapelle-Biron baigne dans une fraîcheur presque piquante, alors que nous nous inscrivons pour prendre le départ du circuit de quarante trois kilomètres. Nous l'avons déjà roulé en plusieurs fois cet hiver, avec Stéphane en traceur, et allons pouvoir juger sur pièce ce que ce tracé donne d'un seul tenant. Nul doute qu'il va s'avérer difficile, d'autant plus que les pluies des deux jours passés ne vont pas avoir arrangé l'état des chemins !

 

             Nous quittons le village en direction de la piste de la Castagnal Grande. Nous ne nous étions pas trompé, il fait terriblement froid ! L'on croise marcheurs et autres vététistes sur la large piste que nous quittons pour remonter vers La 050415 L4F00002Tuque. Après un petit détour sur des chemins vraiment bien gras, où nos roues s'enlisaient lamentablement dans une boue profonde et épaisse, nous arrivons dans le vallon de Clairefont. Qu'importe la saison à laquelle nous passons en ce lieu, l'endroit est toujours splendide. Contrée sauvage, nous débarquons dans ces vastes prés vallonnés, la configuration du terrain vous faisant sentir minuscule. De nouveau, le terrain fait en montant, et à travers cette herbe, ce n'est pas toujours évident ! Troublant la tranquillité des cerfs, biches et autres chevreuils, nous entrons à présent dans une vaste forêts de pins, pour une mono-trace découverte par Stéphane. Celle-ci serpente joyeusement à travers les arbres et les fougères de l'an passé. L'on débouche sur le bitume, que nous ne suivons pas longtemps, empruntant rapidement un large chemin barré d'ornières. Et c'est bien là tous le comique de la situation, les ornières ! Ça descend assez vite, tentant malgré tout de tenir un équilibre plus qu'aléatoire. Et c'est cet équilibre qui va me faire défaut lorsque je vais vouloir sortir d'un ornière... Mauvaise anticipation 050415 L4F00003de la suivante et hop, direct affalé de tout mon long dans la boue. Bien sur, cela ne manqua pas de faire rire les collègues présents ! Et ce n'est que la première de la matinée... Nous arrivons aux Potences. Et nous trouvons le premier ravitaillement. La légère brise glaciale qui y souffle n'est pas des plus agréable, mais l'on prend quand même le temps de profiter de cette pause.

             En repartant, le GR36 nous tend les bras, et nous allons le suivre un petit moment. Une crevaison un peu idiote pour ma pomme, juste avant de descendre dans la vallée où coule le Dropt. Toujours sur les traces du GR, nous ne quitterons celle-ci qu'une fois la longue ascension achevée nous permettant de gagner les hauteurs de la Tousière. La suite, une boucle pour rejoindre la côte du Cambou, est vraiment épique. Des chemins tellement détrempés que notre progression est une véritable gageure, glissades et flaques d'eau venant parsemer et même égayer notre lente avancé...

 

050415 L4F00004             Une très belle descente derrière le château de St-Germain avant de se lancer à l'assaut de la côte du Cambou. Petite surprise à moitié de celle-ci, un petit détour nous fait sortir du chemin habituel pour se frotter à une montée des plus sévère et des plus fatigante ! Nul doute que celle-ci va avoir laissé des traces pour la suite de la matinée ! Il fait maintenant assez chaud pour quitter les vestes d'hiver. Toujours dans ces bois de Verdony, je m'adonnerais à une nouvelle chute dans la boue, histoire de compléter ma collection de gamelle 2015. Les chemins qui vont suivre vont être les pires de cette matinée déjà bien gâtée. En direction de Grand Pré, à travers une trace toute nouvelle, nous pataugeons dans une gadoue où se mêlent les herbes folles. Bien plus difficile qu'à l'accoutumé, c'est à nouveau une bonne dose d'énergie que nous allons laisser sur ce passage. L'on retrouve des sentiers un peu plus praticables alors que le tracé nous envoi dans les profondeurs de la Forêt de Biron...

             Et c'est au tour de Nathalie de se donner en spectacle, plongeant dans les fourrés le long du chemin. De tours en détours, le tracé prend un malin plaisir à nous faire gouter à la moindre montée des lieux. La descente savamment technique de ce talus dissimulé entres pinèdes et fougères est un pur régal et c'est un peu plus loin que nous allons trouver le second ravitaillement. Beaucoup de monde autour du stand, tant et si bien que niveau victuailles, celui-ci fait un peu peines à voir ! Hormis quelques pruneaux et deux ou trois tartines de pâtés, l'étal semble bien vide. Et nos estomacs crient famines ! Pas le choix, l'on se contente du minimum avant de repartir pour la dernière partie.

050415 L4F00005             L'on sort de cette forêt à hauteur de Las Patrasses. Jusqu'au Bosc-Nègre, le sol se fait nettement moins boueux. De la large piste pour remonter jusqu'à la Cambe de l'Homme à des chemins plus joueurs pour redescendre sur le Moulinal, le rythme se voudrait rapide si les jambes voulaient suivre ! Les traces des efforts consentis pour sans cesse s'extraire de cette boue omniprésente font à présent leur apparition. Cuisses et mollets sont nettement plus lourd, et la moindre montée semble deux fois plus longue. Et lorsque arrivés à Saint-Avit, l'on se rend compte que la trace nous fait remonter jusqu'à Lavalprionde, c'est la douche froide ! Il va falloir donner dans le « moulinage » et y aller tranquillement, de toute façon il serait difficile de pouvoir faire autrement ! Mais d'un autre côté, une fois cette énième et dernière ascension terminée, le paysage qui se dévoile sur les hauteurs de Bel-Air valait vraiment tous ces efforts ! Le ciel est d'un bleu limpide, le soleil rayonne de milles éclats, les coucous et autres primevères s'épanouissent dans un déluge de teintes jaunes, alors que les herbes prennent leurs teintes vertes émeraudes de printemps.

 

 

050415 L4F00006             Bientôt l'odeur de la soupe se fait sentir, récompense ultime de cette matinée à la difficulté étonnante ! Finalement, ce tracé que nous avions fait en deux fois cet hiver est d'une efficacité redoutable ! La succession de petites bosses le rend bien plus difficile qu'il n'y paraît. Les portions de calmes et de plats se comptent sur une seule main, et quelques passages techniques viennent égayer l'ensemble de superbe manière. Bien sur, cette boue n'a pas facilité les choses, bien au contraire ! Un seul regret, dommage que les ravitaillements furent aussi léger, tant en quantité qu'au niveau du choix. Huit euros l'inscription, c'est un poil cher, certes nous avons la soupe à l'arrivée, mais cela ne doit pas rogner sur ce qui fait une partie du charme des randonnées, les ravitaillements !

 

Sylvain « Piw »

 

Circuit : 41 kms / Durée : 2h59 / Moyenne : 13,8 kms/h / D+ : 750

 

 

carte050415.jpg
 

 

Commenter cet article

Sheryl 16/04/2015 17:55

Coucou, j’adore le printemps. On peut enfin mettre le nez dehors avec le sourire. De plus, faire de la VTT dans ce genre d’endroits, c’est tout simplement magnifique. Lorsque sport rime avec
nature, c’est tout ce dont j’ai besoin en cette période. Merci pour la vidéo, ça donne envie d’y aller !