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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Gardonnette à Rouffignac de Sigoulès(24) du 14 juillet 2014

14 Juillet 2014, 14:48pm

Publié par Piw

- EPISODE 71 -


ATELIER POTERIE !

QUAND LA GARDONNETTE SE TRANSFORME EN RANDO EPIQUE !!

 

vlcsnap-2014-07-28-16h42m18s132             Nous voici déjà au 14 juillet. Et le temps à l'extérieur ressemble plus à des journées du mois de novembre plutôt qu'à un début d'été. Pluvieux, venteux, rien ne nous est épargné. Pourtant, c'est aujourd'hui que se déroule la Gardonnette à Rouffignac de Sigoulès. Une rando que nous avons découvert il y a trois ans et qui s'est rapidement imposée comme une incontournable de la saison. Après une petite heure de route, j'arrive sur place vers huit heures et vais retrouver Laurent, Bruno, Jean-Mi et Christophe du club de Cancon. A l'inscription, l'on nous offre un bidon aux couleurs de la rando. Le départ est donné à huit heures trente mais nous partirons avec un peu de retard, le temps que nous terminions nos inscriptions et le café pour certains...

 

             Nous quittons le petit village et trouvons rapidement les vastes vignes qui font la renommé de la région. Ces premiers kilomètres vont donc nous permettre de nous mettre en jambes et très certainement d'étioler le groupe de départ en prévision de la suite que l'on se rappelle « étroite ». Comme de bien entendu, ça glisse. Et plutôt deux fois qu'une ! Les pluies fines et continues qui sont tombées la veille ont fait un certain ravage sur les chemins, rendant ceux-ci semblables à une patinoire sur laquelle l'on aurait rajouté du savon. Bien sur, le temps que nous roulons dans les vignes, l'herbe nous permet d'accrocher nos roues au sol, mais dès que l'on prend des chemins de terre, c'est le drame ! Un pilotage en mode « hors-contrôle », où le vélo décide tout seul de la direction à suivre. Et c'est encore plus vrai lorsque nous gagnons les sombres et humides vallons où coule la Gardonnette ! A partir de cet instant, rien ne va plus. La moyenne baisse à vue d'œil, telle les températures hivernales par une belle nuit froide et étoilée de janvier. vlcsnap-2014-07-28-16h42m49s207C'est bien simple, les trois-quart du temps, nous serons à pousser le vélo, tentant de tenir un équilibre précaire, même à pied. Heureusement, nous ne sommes pas du genre à râler ou à nous prendre la tête, et c'est dans de grands éclats de rires, des cris, que nous gambergeons en ces lieux. Par endroit, de rustiques ponts fait de palettes, encore plus glissants que le sol lui même, ici, un étroit passage à la limite du franchissable où de sympathiques bénévoles vont nous aider à passer, non sans nous avoir prit en photo dans la galère, ou encore ce superbe pont créé de toute pièce au dessus de la Gardonnette que nous franchirons à pied, histoire d'assurer le coup. Difficile de décrire un tel passage avec des mots, la vidéo comblera cette lacune, mais ce qu'il en ressort au final, c'est une grande partie de camaraderie, d'enfantillage, même si nous galérons, dans la boue, collante, humide, rien n'arrive à entamer notre moral !

             Au bout de cette « épreuve » plus comique qu'autre chose, nous voilà face à l'entrée du tunnel passant sous la départementale. La marche qui le précède ne fera pas peur à Jean-Mi qui s'élance, tel un kangourou, à sa rencontre, passant l'ensemble on ne sait trop comment ! Christophe et Laurent joueront la prudence et descendront à pied. Quand à Bruno et moi, pas question de reculer devant cela, on repart un peu en arrière et finalement, l'ensemble se passe sans heurts, pour peu que l'on est un brin de technique mâtiné d'un soupçon de chance ! L'on pénètre dans ce sombre tunnel au sol sablonneux. La sortie n'est pas loin et nos voix résonnent contre les parois rapprochées de cet « arche ». Nous retrouvons rapidement les abords humides de cette Gardonnette qui ne nous ménage pas vraiment aujourd'hui. Enfin, après encore un long passage glissant, nous arrivons au premier ravitaillement, posté juste sous le château de Bridoire que la végétation dissimule à nos regards curieux. Les bénévoles en place font preuve d'une bonne humeur communicative, nous faisant presque oublier ce que l'on vient d'endurer ! Ragaillardit, nous repartons, confiant, espérant que le pire soit derrière nous.... grosse erreur...

 

vlcsnap-2014-07-28-16h42m39s106             Ni une ni deux, il ne faut pas longtemps pour replonger dans cette jungle humide, presque oppressante. L'on en vient à se demander si on parviendra un jour à s'extirper de ces endroits, au demeurant très frais, où une ambiance d'un autre âge y règne, où le ciel n'est visible que très rarement. Finalement, le tout semble s'éclaircir, pour déboucher non loin des Bordarias et revoir enfin le bleu d'un ciel que nous n'avions plus vu depuis un petit moment. Dès cet instant, c'est un changement radical de décor qui s'opère.Envolés les étroits sentiers humides et glissants d'il y a peu, nous voilà au cœur de hautes pinèdes, un décor presque landais, qui étonne autant qu'il soulage ! Les difficultés ne sont pourtant pas moindres, et cette monotrace que l'on suit depuis notre entrée en ces bois n'a rien de reposant ! Ça monte, ça glisse encore par endroit, la preuve lorsque Laurent ira une nouvelle fois finir dans les herbes, ça devient caillouteux, bref, le décor change mais pas la difficulté ! Nous ne sommes pas fâchés que d'enfin atteindre des plateaux plus roulant sur les hauteurs de le Pataud. Nous y ferons d'ailleurs une longue halte le temps de rassembler les troupes. La descente qui suit est longue et rapide. Cela fait du bien que de rouler « normalement » ! C'est en bas de celle-ci que nous trouvons la séparation des deux circuits et c'est ici que Laurent nous quitte pour partir sur celui de trente kilomètres alors que, insouciant, nous décidons de continuer sur le plus grand...

             Dès lors, c'est un changement radical qui s'opère. Les chemins glissants que nous venons de parcourir laissent la place à des sentiers secs et agréables, la boue collante a étrangement disparue, bref, cette rando prend un tout autre visage... Voilà ce que j'aurais aimé écrire quand à la suite des évènements... Mais il en sera tout autre ! Pourquoi n'avons nous pas eu la sagesse de suivre Laurent plutôt que de s'entêter à poursuivre sur le grand circuit ? La question reste encore en suspend. Rien n'a vraiment changé en fait. Ha si, la boue est maintenant collante, très collante même, façon poterie. Et la montée jusqu'au Petit Tuquet mettra un terme à nos ardeurs. Il en sera trop pour la chape du dérailleur à Christophe qui ne supportera plus la pression de toute cette boue. Celle-ci ira se loger dans les rayons de la roue arrière, brisant d'un coup sec la patte de son dérailleur. Voilà, l'affaire est faite... L'on gagne les vlcsnap-2014-07-28-16h43m21s23hauteurs à pieds, mascagnons tant bien que mal une bricole afin qu'il puisse rentrer en roulant et décidons finalement de terminer tous ensemble par la route... Pas loin d'une dizaine de kilomètres malgré tout pour rejoindre notre point de départ et prendre place à une buvette bien appréciée !

            

             A notre arrivé, l'on nous retire les plaques de cadre et certains bénévoles s'excusent même pour cette matinée. Mais pourquoi donc ? Contre la météo, nul n'est maître et chacun savait, en venant rouler ici ce matin, à quoi s'attendre ! J'imagine que quelques mauvais esprits ont dû râler auprès de l'organisation pour avoir organisé une randonnée dans de telle condition... Allons, il faut être sérieux deux minutes et se permettre de râler quand cela est justifié. Le balisage était-il limite ou pas toujours clair ? Non. Les ravitaillements étaient-il avares avec des bénévoles peu souriant ? Non. Alors pourquoi râler ? Nul ne nous a obligé à venir ce matin. La vrai sagesse est de savoir prendre tout cela avec recul et humour, afin de profiter de chaque instants, aussi durs ou pénibles soient-ils, et de se créer des souvenirs inoubliables...

 

Piw "Sylvain"

 

 


 

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