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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La journée de la pleine nature à Campagnac-lès-Quercy(24) du 28 avril 2013

1 Mai 2013, 20:27pm

Publié par Piw

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

vlcsnap-2013-05-01-22h10m05s235           Après un dimanche dernier exceptionnel en tout point, nous retrouvons aujourd'hui une rando plus « calme » avec un circuit d'une trentaine de kilomètres. Nous allons rouler du côté de Campagnac-lès-Quercy, petit village du Périgord Noir situé aux frontières du Lot et de la Dordogne. Une journée placée sous le signe de la nature et du plein air, avec moult activités tout au long de celle-ci. Une rando y est également organisée, avec deux circuits, quinze et trente kilomètres. Le départ étant donné à neuf heures trente, nous arrivons sur place un peu avant neuf heures. Je vais rouler ce matin en compagnie de Ludo et Nathalie et nous serons rejoint par Guillaume. L'air, plutôt frais, est par moment rendu vraiment glacial par un petit vent qui souffle légèrement. Pourtant, le soleil est présent, une chance vu la météo de ces derniers jours. Une fois l'inscription faite (cinq euros), nous prenons place pour le départ, au milieu d'une petite foule composée environ d'une trentaine de vététistes.

 

           Nous quittons le stade et ne tardons pas à laisser le bitume pour entrer dans le vif du sujet. Les premiers kilomètres se veulent roulant, passant d'un large chemin à un sentier plus étroit. Nous arrivons à Fournel où nous vlcsnap-2013-05-01-22h09m11s168trouvons la première longue descente. Deux ou trois virages en épingles sur le départ avant de dévaler à flan de colline ce sentier piégeur où il faut prendre garde aux pierres très glissantes. Le paysage que l'on devine par moment sur notre droite semble splendide et témoigne de l'altitude que nous avons et que nous égrenons rapidement. Nous voilà à présent dans la vallée, vallée encaissée entre ses deux gigantesques collines. Nous remontons le Tertre de la Fage et arrivons à Lestat. L'ascension n'est pas encore terminée et s'opère à présent par un superbe chemin bordé de très anciens murs d'où émerge à moment donné une splendide gariotte magnifiquement bien conservée et entretenue. La végétation d'un vert vif rehausse encore la beauté de l'instant et offre un contraste saisissant avec le gris des vielles pierres qui vont nous accompagner tout au long de cette matinée. A n'en pas douter, nous allons profiter ce matin d'un dépaysement total, baigné d'une aura ancestrale sur les pas des hommes primitifs. La Dordogne a de très belles choses à nous offrir et c'est une chance que de pouvoir rouler chaque semaine en des lieux à l'architecture et à l'atmosphère si différente.

           Pas de répit une fois cette ascension terminée, nous redescendons tout de go vers Saint Pompon. Large piste de castine se transformant en bitume au fur et à mesure qu'elle prend du pourcentage dans la pente. En toile de fond, nous pouvons apercevoir les toitures du château de Saint Pompon se détachant au travers des arbres. La descente va mettre nos plaquettes et nos disques à mal tant et si bien que comme va le souligner Guillaume : « ça sent le roussit ! ». Allez, après cette enchaînement, un peu de calme dans cette vallée où notre allure se veut reposante. Mais déjà, la montée suivante se profile avant de retrouver une portion commune avec le petit circuit. Malgré tout, ça monte encore et ce n'est que jusqu'à Thomas que nous allons profiter d'une descente savoureuse, quittant la portion commune avec l'autre circuit. Une descente rapide et plus sournoise que technique avant de repartir pour une longue vlcsnap-2013-05-01-22h09m52s108ascension sous le Roc de la Lune. Très peu de plat et de portions roulantes pour l'instant et comme si cela n'était pas suffisant, voilà que ma chaîne décide de faire des siennes et de casser ici, sur ce chemin de castine où aucun effort violent ne fut pourtant nécessaire. Une pause inattendue le temps de réparer tout cela et nous reprenons le tracé. Enfin, après quelques descentes et courtes montées de plus, nous apercevons le ravitaillement, alors que nos compteurs atteignent le seizième kilomètre.

           Nous avons là un ravitaillement réduit au strict minimum. Un verre d'eau, quelques morceaux d'oranges et un peu de pain d'épice ou de quatre-quart. La gentillesse des deux bénévoles placées ici n'est qu'une maigre consolation devant ce manque important de sucrés et de salés. Un ravitaillement au rabais comme rare nous en avons vu et nous ne nous attardons pas et reprenons la suite de la rando.

 

           Les kilomètres suivants seront l'occasion de souffler et un peu et d'augmenter la moyenne. Le chemin laisse les Bordes Hautes derrière nous et nous annonce une bonne prise de vitesse. En tête, je prend un malin plaisir à dévaler ce large chemin alors que Guillaume n'a aucun mal à remonter à ma hauteur et à me dépasser malgré tous mes efforts. Un peu plus loin, c'est un petit talus plus pentu que les autres qui nous attends avant de terminer cette superbe portion par une descente longeant un vaste champ à l'herbe haute et où les cailloux se dissimulent habilement sous cette végétation en pleine croissance. Voilà qui fait du bien ! Depuis le départ, nous n'avions pas encore eu l'occasion de se lâcher et de se faire plaisir, voilà qui est chose faite et de surcroît au beau milieu de paysages verdoyants et très vlcsnap-2013-05-01-22h09m30s147vallonnés sous un ciel où le soleil semble jouer à cache-cache avec des nuages à l'aspect cotonneux. Une belle journée de printemps en pleine nature, quoi de mieux ! Et vu ce qui nous attends, nous avons bien fait de profiter de ces moments d’insouciances.

           On ne peut pas se trouver plus bas, et savons pertinemment que la montée suivante va faire mal. Dès l'instant où nous apercevons l'une des bénévoles nous conseillant de prendre de l'élan tout en nous indiquant ce chemin à l'entrée très abruptes, nous passons en mode « veille » et savons que ça va être rude. Dur de coucher sur le papier ce que l'on a ressentit à cet instant, tout autour de nous ne faisait qu'accroitre une ascension déjà très rude. Où que se posait votre regard, rien ne venait adoucir cette grimpée et ne faisait au contraire que vous rappeler que vous n'aviez pas d'autres échappatoires. Enfin, après ce qui nous sembla une éternité, nous apercevions le haut et profitions d'une courte pause bienvenue.

 

           La suite sera nettement plus calme que tout ce que l'on vient de faire. Jusqu'à la Roque, de bons chemins roulants, avec parfois des points de vue magnifiques, noyant votre regard dans un inaccessible lointain. La vitesse est bonne avant que nous retrouvions une des rares mono-trace de cette matinée. Celle-ci est très joueuse et les murs ou les énormes tas de pierres qui la bordent enjolivent cette portion boisée. Nous retrouvons finalement le circuit commun vlcsnap-2013-05-01-22h09m44s28et ne tardons pas à arriver à notre point de départ non sans une bonne poursuite où Ludo nous aura tous prit par surprise.

 

           Nous n'étions pas venu rouler ici l'an passé, et il faut bien reconnaître que l'aventure fut dépaysante. Un tracé bien corsé sur une première moitié mais qui se relâchait un peu par la suite. Des paysages souvent magnifiques et des passages à la fois bucoliques et témoins de notre très ancienne histoire. Dommage qu'il n'y est pas eu plus de vététistes présent ce matin, histoire de donner un peu plus de piquant au circuit. Des bénévoles vraiment partout et quand je dis partout, impossible d'avoir une bifurcation sans quelqu'un en gilet jaune ! A contrario, la table du ravitaillement faisait bien pâle figure comparée à tous cela et c'est fort dommage. Ne boudons pas notre plaisir pour autant, il est rare que nous roulions dans ces environs au potentiel pourtant énorme et au dépaysement total !

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • Des paysages magnifiques

  • Des bénévoles en veux-tu en voilà !

  • Un prix très raisonnable

On a moins aimé :

  • Un tracé pas toujours recherché (mais cela doit être l'effet Pech Bike encore présente dans nos têtes)

  • Un ravito qui avait bien triste mine

 

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