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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Printanière à Paulhiac(47) du 29 mars 2015

29 Mars 2015, 19:05pm

Publié par Piw

- EPISODE 98 -


SORTEZ PALMES ET TUBAS!

C'EST L'HEURE DE LA PRINTANIERE !!

 

290315 L4F00001             Aujourd'hui débute véritablement la saison des randonnées dans nos contrées. La Printanière à Paulhiac est la première à ouvrir le bal. Nous avions repéré le circuit il y a de cela trois semaines et celui-ci n'avait rien de vraiment compliqué ni de très technique, ce qui n'est pas un mal en début d'année. Pourtant, ce matin, le doute nous assaille. Les pluies, nombreuses, des derniers jours annoncent des chemins dans un état déplorable. Et comme si cela n'était pas suffisant, une bruine fine et continue tombe sans arrêt depuis l'aube. Une petite brise fraîche vient parfaire un tableau déjà pas terrible. Que faire ? Revenir tranquillement se coucher et profiter d'une grasse matinée et rater la première randonnée de l'année ? Tant pis, un message de Bruno me pousse à prendre la voiture et à me rendre sur cette randonnée dont la plupart des chemins n'ont plus aucun secrets pour nous !

 

             J'arrive sur place un peu après 8h30. Un peu de monde aux inscriptions, même si ce n'est pas la foule des grands jours. Sans s'y attendre, la pluie cesse soudainement, laissant malgré tout un plafond bas et gris au dessus de nos têtes. L'on croise pas mal de connaissances et prenons le départ de cette matinée qui s'annonce épique et en bonnes compagnies !

290315 L4F00003             L'on quitte Paulhiac en direction des pistes des forêts de Paulhiac et de Montagnac. Une bonne manière de se mettre en jambes et de discuter tranquillement de tout et de rien. Un petit détour sauvage pour passer au fossé toujours inondé avant de retrouver les pistes. Nous sommes en direction de Gavaudun. L'on sait d'avance qu'il va nous falloir faire preuve d'une extrême prudence dans la descente vers la vallée. Les pierres et rochers parsemant le chemin sont nombreux et seront vraiment glissants. Tout se passe cependant sans encombres. L'abrupt talus dans la vallée est une nouvelle fois l'occasion de prouver, ou pas, ses talents de grimpeur. Même si le temps est très humide, l'air est assez chaud, et les vestes d'hiver commencent à tomber. L'on traverse Gavaudun, dominés par l'imposant donjon. Une longue ascension nous attends afin de rejoindre les hauteurs de 290315 L4F00004Lavinal. D'abord sur la route, c'est ensuite sur un chemin gras que celle-ci se poursuit. Finalement, l'horizon se dévoile, vallées et vallons se perdant sous cette voute d'un gris languissant. Jusqu'à Al Calfour, c'est une succession de courtes montées et descentes, que nous dévalons à grande vitesse. Nous entrons dans les bois où s'écoule le petit ruisseau de Lasbozios. Nous avons devant nous la plus longue montée de ce tracé. Bien connue des environs, celle-ci est redoutable de part ses virages, ses ornières et sa boue omniprésente. Bref, l'on attaque celle-ci patiemment. Petit-à-petit, le terrain se fait plus calme, à mesure que les pins laissent leur place aux châtaigniers. Et lorsque nous sortons des bois, nous trouvons Yohann en place pour le premier ravitaillement de la matinée. Nous restons un petit moment, avant de repartir en raison d'un baisse significative de notre température corporelle.

 

290315 L4F00006             La route va nous conduire jusqu'à La Sauvetat. Nous traversons rapidement ce petit village et prenons la direction de Lacapelle. On longe les bois de Lescurade. Ici aussi, tout n'est que profondes ornières et fange malodorante. Nos montures se ressemblent toutes, prenant une teinte marron-beige loin d'être des plus attrayante. Nous aussi nous pâtissons de cette boue. Nos jambes se perdent sous un fin plâtre de cette terre humide alors que nous visages se voient criblés de centaines de petits impacts aux couleurs sombres. Ha on est beau ! Pourtant, loin de se plaindre de telles conditions, nous nous en amusons, tels des gamins qui auraient l'autorisation de jouer dans la boue. Et ces gamins, c'est nous, juvéniles adultes que nous sommes en cet instant, où l'insouciance d'une époque révolue refait surface pour quelques heures, à notre plus grand plaisir !

290315 L4F00007             Nous dévalons jusque dans les ruelles de Lacapelle-Biron. A la sortie du village, l'on grimpe rapidement vers La Tuque avant de trouver une partie encore moins praticable que ce que l'on vient de faire, c'est peu dire ! Avant d'atteindre Biron, difficile de trouver une bonne trajectoire. Le chemin n'en n'a plus que le nom. La boue se mélange aux feuilles mortes de la saison passée, créant une mélasse bien loin d'être roulante. Nous sortons de ce bourbier, l'imposant château de Biron se déployant de tous ses feux sous les timides rayons de soleil ayant réussi à percer l'épaisse couche nuageuse. On suit à présent les traces du GR36. L'endroit se veut plus technique, avec fossés, forces racines et virages. Un excellent passage où la vitesse s'associe parfaitement aux aléas du terrain. Le deuxième ravitaillement, nous allons le trouver sur la piste juste avant les Barouillettes. De nouveau, la table est fort bien garnie, et il est tentant de gouter un peu à tout, se que nous ne nous prions pas de faire ! Il reste à présent un peu plus de dix kilomètres. L'arrivée n'est plus très loin !

 

             A nouveaux, nous allons trouver des sentiers très joueurs. Que cela soit jusqu'à Las Patrasses par les bois de Tertre Blanc, ou un peu plus loin dans ceux de la Croix de Boursicou, même si les jambes commencent à nous rappeler à l'ordre, l'on prend un malin plaisir à éviter, ou pas, les flaques de boues, tout en se jouant des racines et des virages en épingles. Qu'il aurait été dommage que de rester au lit ce matin ! C'est sur des randos comme ça que l'on 290315 L4F00008rigole le plus, sans jamais aller cherche l'effort physique et le dépassement de soi, où seul reste le plaisir de rouler en groupe dans une bande toujours plus grandes et toujours plus survoltées ! Peu importe que l'on soit fatigué, que les jambes fassent mal, le plaisir est bel et bien là, au milieu de cette nature sauvage et accueillante ! Ainsi, soucis et tracas finissent immanquablement par s'évaporer, laissant Dame Nature nous envelopper de ses bras réconfortant.

             Il ne reste à présent que quelques kilomètres. Nous laissons la Faysole derrière nous et entamons la longue et pénible remontée vers Paulhiac. A les traîtres ! Pourquoi faire simple quand l'on peut faire compliqué ! L'on comprend dès que l'on sort des bois : il va falloir terminer dans l'herbe et les champs ! Les crampes ne sont pas très loin, et ce chemin ne semble jamais se terminer. Ça monte, ça glisse, ça colle, bref, on termine en beauté ! Un petit sprint sur le bitume avant de conclure cette Printanière avec près de 42 kilomètres aux compteurs avec une moyenne acceptable vu l'état des chemins ! Place maintenant au repos, au décrassage, mais surtout à la soupe bien chaude qui nous attends depuis ce matin ! Bien triste celui qui aurait perdu son ticket, la soupe est succulente ! On refait le film de la matinée autour de ce tourain bien chaud, sirotant une pression elle aussi bienvenue. La saison des randonnées recommence, nous venons d'en signer le contrat pour 2015, et c'est un pur régal !!

 

Sylvain « Piw »

 

Circuit : 42 kms / Durée : 2h35 / Moyenne : 16,5 kms/h / D+ : 550

 

bd290315.jpg  GOPR0035.JPGTu veux une troisième main Stéphane !?

 

carte290315
 


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Sheryl 16/04/2015 17:52

Salut, je viens de parcourir ton blog et je le trouve super intéressant. J’adore le sport et la randonnée. Je ne connais pas encore cet endroit, mais les images parlent d’elles-mêmes. Je n’y
manquerais pas de faire un tour lorsque je serais dans la région. Merci pour le partage !
A+