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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Printanière à Paulhiac du 24 mars 2013

27 Mars 2013, 21:13pm

Publié par Piw

 

 

vlcsnap-2013-03-27-22h09m33s149Bonjour à toutes et à tous !

 

      La fin du mois de mars approche, et avec elle le retour du printemps. Et en ce dimanche, se tient « La Printanière », la première rando de l'année à Paulhiac. Cette matinée semble apporter une légère accalmie climatique, et c'est sous un ciel radieux que j'arrive dans ce charmant petit village vers 8h15. Ludo et Nathalie faisant partie de l'organisation, nous ne roulerons pas ensemble ce matin, mais d'autres connaissances seront de la partie. Après l'inscription et l'installation des plaques de cadre, le gros de la meute démarre un peu avant neuf heures, le départ étant libre.

      Le circuit annonce trente quatre kilomètres, ce qui devrait ne pas être trop difficile... Ne jamais, au grand jamais, prononcer ce genre de phrase au départ d'une rando, JA-MAIS ! Même si j'avais déjà fait un gros morceau de ce tracé lors des recos, Ludo aura eu la bonne idée de rajouter ici et là quelques petits passages bien sentis... Et nous en avons la preuve pas plus tard que maintenant, lorsque le départ nous fait monter par le Pech de Paulhiac. D'entrer et à froid, voilà de quoi réchauffer les organismes, par ce sentier très étroit et qui tourne soudainement en angle droit. Franck est bien entendu de la partie ce matin, ainsi que Stéphane et Lionel, un vététiste du club de Belvès. C'est par la route et au milieu d'une foule de marcheurs que je vais revenir à la hauteur de mes deux comparses, avant de retrouver Etienne et Guillaume par la piste qui remonte à La Thoumaze. Bien sur, nos deux jeunes sont en mode « express », à faire pâlir tout livreur de Colissimo... Mais est-ce ce doux soleil printanier ou bien l'agréable chant matinal du coucou, mais voilà que me vient l'envie de suivre leur rythme, une idée folle et un tantinet utopiste, mais après tout pourquoi pas ? Et bien tout simplement parce que... Ce genre de déduction, qui n'a rien de philosophique et donnerait même dans la facilité linguistique et narrative, résume à elle seule mon état d'esprit du moment...

 

  • vlcsnap-2013-03-27-22h08m27s247« Et mon grand ! Y'a une bonne quinzaine d'année qui vous sépare ! Alors tu penses bien que tu donnes plus dans la même catégorie ! »

 

  • Tiens ? Quelqu'un vient de parler ? Ou est-ce ma raison qui me rappelle à l'ordre ?

     

      Voilà, voilà, après quelques dizaines de mètres, je les aperçois encore devant moi mais lorsque nous entamons la montée bien grasse, collante et glissante vers Lacoste, les jeux sont fait, je les regarde s'éloigner, remettant les pieds sur terre, tout en les gardant malgré tout sur les pédales ! C'est aussi ici que je vais croiser Pierre, du club de Cancon.

 

      Voilà, à vouloir faire « le jeune », je me retrouve à présent seul sur les chemins. Je roule en direction de Las Patrasses, et certains passages sont vraiment très gras. L'eau ruissèle abondamment sur les chemins, et les vélos prennent petit à petit une nouvelle couleur. Très peu de routes pour l'instant, ce qui n'empêche pas la moyenne d'être assez élevée. A ce rythme, la rando va être rapidement bouclée. Une petite baisse de régime rendu à Terte Blanc où la terre s'est soudainement changée en argile, et c'est repartie de plus belle une fois le GR36 retrouvé et qui va me mener directement à Lacapelle-Biron, place où se tient l'unique ravitaillement de cette matinée.

      J'arrive à hauteur des victuailles alors qu'Etienne et Guillaume sont déjà sur le point de repartir. Pas grave, surtout que Stéphane et Lionel, bientôt rejoint par le « troupeau Cancon » arrivent à leurs tour. La pause tient plus d'un gargantuesque pique-nique que d'un ravitaillement de randonnée ! Fromages, saucissons, pâtés, rillettes, pain frais, sans oublier les fruits, les boissons, bref, un étalage divinement bien fourni, presque à vous donner l'envie de vous poser là, dans l'herbe encore humide, et d'attendre que l'on vienne vous chercher ! Mais toutes les bonnes choses ont vlcsnap-2013-03-27-22h08m46s193une fin, il est tant de repartir. Guillaume, lui, est déjà loin devant, et je décide de rouler en compagnie d'Etienne, Stéphane et Lionel, histoire de pas refaire la même erreur que tout à l'heure et d'à nouveau rouler seul.

 

      On se dirige à présent vers Saint-Avit, que nous traversons rapidement, avant de monter jusqu'au « Tombeau de l'Indienne », laissant la bifurcation du 25 kilomètres un peu avant. Par cette montée, tous en file indienne (!!), le rythme n'est pas des plus rapide et a même tendance à ralentir, ralentir, encore et encore et patatrac ! Il ne m'en fallait pas plus pour aller voir à quoi s'occuper les fourmis en ce moment... Ma roue arrière eu la bonne idée de patiner sur ce fichu cailloux alors que mon pied gauche n'a pas voulu quitter sa pédale, je vous laisse imaginer la suite et la scène...

      Une descente bien technique plus tard, que notre groupe terminera à pied, et nous voilà revenu sur la D150 entre Lacapelle et Gavaudun. Une longue portion de bitume s'en suit, ce n'est cependant pas un mal histoire de souffler un peu, avant de renquiller pour une nouvelle montée bien sentie. Stéphane décide de poursuivre par la route alors que nous grimpons encore et toujours en direction de Laurenque. Même si l'ascension est ardue, le sentier est splendide et l'air qui s'est considérablement réchauffé nous donne vraiment la sensation d'être enfin au printemps. Ici ou là, les premières fleurs renaissent alors qu'un peu plus loin, se sont de fragiles bourgeons qui ne vont plus tarder à éclore dans une multitudes de couleurs différentes. Juste un peu avant Laurenque, le sentier aux accents bucoliques de tout à l'heure a laissé la place à un chemin pavé de grosses pierres. Il s'en est fallut de peu pour que Lionel aille à son tour voir le sol de plus près, mais de façon nettement plus spectaculaire que moi il y a peu.

      La descente jusqu'au donjon de Gavaudun est superbe et technique. Ce chemin, très certainement l'ancienne liaison entre le donjon et l'église de Laurenque, est pavé de pierre verticale. La moindre erreur de trajectoire et c'est la chute assurée. Bien qu'en descente, vous souffrez autant que sur n'importe quelle montée. Enfin, nous retrouvons Stéphane et continuons, prêt à s'attaquer à la dernière partie de cette rando.

 

vlcsnap-2013-03-27-22h10m06s207      Cette dernière partie ne va assurément pas être une sinécure, preuve en est la remontée jusqu'à Lagrange où il va nous falloir puiser dans les réserves pour en apercevoir le sommet. Confiant, l'on se dit à présent que le plus gros est fait et que le retour va se faire principalement par la piste... Hahaha, mais quel humour ! Non content de nous proposer une succession de montées et de descentes depuis le ravitaillement, Ludo ne pouvait guère en rester là et va nous faire faire un joli détour en plein cœur de la forêt de Paulhiac. Les montées se succèdent sans ménagement, et loin derrière nous sont les passages roulants et rapides. Quand je vous dis qu'il fallait bien profiter de la première moitié ! Enfin, nous apercevons au loin les premières pénates de Paulhiac et le final va, pour ainsi dire, finir de nous achever... A la sortie de ce bois, nous voilà au fond de cette prairie qu'il va bien falloir remonter. A cet instant, une seule chose incite nos jambes à pousser sur les pédales : la pression fraîche et mousseuse à l'arrivée ! Certes, ce n'est ni glorieux ni chevaleresque comme objectif, mais c'est malgré tout à cela que l'on s'accroche, nos esprits ayant depuis longtemps déserté nos corps et se délectent déjà de ce breuvage cher aux vikings.

      Enfin, nous voilà revenu à Paulhiac après presque trente-six kilomètres sur nos compteurs. Épuisés, lessivés, mais quelle matinée ! Un circuit exceptionnel, un tracé de génie, mais surtout la joie du retour de la saison des randos, ajouté à cela une météo clémente en ce premier dimanche du printemps. Mais la force de cette matinée restera sans nul doute le plaisir inégalable de rouler en si bonne compagnie ! Les rencontres aux détours des chemins furent nombreuses, et c'est aussi ça « l'esprit rando », chacun roule à sa façon, en solitaire ou bien en groupe, afin d'avant tout se faire plaisir et de passer une matinée inoubliable.

 

Cette « Printanière » s'achève, mais l'âme qu'il s'en est dégagé nous suivra très certainement tout au long de cette année !

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • un tracé de génie

  • cette rando à une âme !

  • plus qu'un ravito, un banquet en plein air !

On a moins aimé :

  • un second ravito, même plus léger, n'aurait pas été de trop sur le grand circuit

     

Circuit : 34 kms / Durée : 2h25 / Moyenne : 14,7 kms/h / D+ : 560

 

 

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