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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Rando de Paulhiac(47) du 15 août 2014

18 Août 2014, 19:22pm

Publié par Piw

- EPISODE 74 -

 

 

UN ETE DE RÊVE POUR LES GRENOUILLES !

QUAND S'ELOIGNE LE RÊVE DE CHEMINS SECS...

 

vlcsnap-2014-08-18-21h15m38s206             Déjà le quinze août. Et loin d'avoir des chemins secs dont la terre se pare de longues et larges fissures dû à une sécheresse coutumière, ceux-ci restent désespérément humides, glissants et gras. En ce milieu de mois, nous allons participer à la seconde randonnée organisée à Paulhiac à l'occasion de la fête champêtre. Les pluies de la nuit auront certainement refroidi plusieurs vététistes au vu du « petit » groupe que nous formons alors que le départ va être donné. Il est un peu plus de huit heures trente lorsque nous quittons ce vaste champs.

 

             Les premiers kilomètres vont nous envoyer vers Dévillac. Bonne idée ! D'entrée, la première descente annonce la couleur : ça glisse et ça colle, rien que ça ! C'est en assurant la descente que nous gagnons la vallée du Laussou que nous ne faisons que traverser pour remonter sur les hauteurs de Dévillac. Petites montées et courtes descentes vont se succéder jusqu'au village, dur dans ces conditions de se mettre en jambe sur ces premiers kilomètres ! Et ça continue ainsi jusqu'à se rapprocher de Vergt-de-Biron. Autant dire que les quelques kilomètres que nous venons de faire ne furent pas les plus simples de cette matinée, comme si l'on avait condensé ici le plus dur du tracé. Nous ne tardons pas à entrer dans la Forêt de Biron, par la Combe des Noyers. La terre se fait nettement moins collante, et les sentiers moins larges et plus joueurs. Nous connaissons les lieux presque par cœur, il serait pourtant aisé que de s'y égarer tant l'endroit regorge de traces et d'étroits chemins tous aussi attirant les uns que les autres. Nous contournons le lac qui se cache dans ces bois pour s'attaquer à l'une des plus grosse montée de ce matin. Les vlcsnap-2014-08-18-21h15m50s57pierres, nombreuses et glissantes, ne facilitent pas les choses, mais le tout se passe relativement bien si peu que les dérailleurs veuillent bien rester dociles ! Nous rattrapons ensuite le GR36 à hauteur de Ballande et allons le suivre un long moment.

             Direction La Vayssière, passage du ruisseau de Clairfond plutôt profond pour la saison avec une technique originale pour Laurent puis arrive bientôt le premier et seul ravitaillement. Le stand est bien achalandé, mais je préfère faire l'impasse sur le pâté et autre charcuterie, me réservant ce petit plaisir pour la seconde pause qui, je l'ignore alors, n'arrivera jamais ! Un coup dur, si l'on puis dire, que de ne proposer qu'un seul ravitaillement pour un tracé de trente-huit kilomètres et pour huit euros l'inscription, même si la pression est offerte à l'arrivée ! Je préfèrerais nettement payer ma bière en arrivant et avoir la quantité suffisante de ravitaillements sur le tracé ! Il ne faut pas longtemps à mes collègues pour être prêt à repartir alors que je termine à peine mon premier pruneau. Je me presse et nous voilà repartis, direction Lacapelle-Biron, avec seize kilomètres aux compteurs !

 

             Bien plus ludique que l'année dernière, le tracé emprunte pourtant très souvent les GR des environs. La limite entre facilité et originalité ne tient souvent à pas grand chose, et aujourd'hui, c'est la première de ces notions qui l'emporte largement, dommage. Nous traversons Lacapelle et gagnons rapidement Saint-Avit. Nous remontons vers Le Bosc Nègre puis longeons les eaux du lac du Moulinal pour finalement s'enfoncer dans les bois de Vinssou. Le chemin tourne et bifurque pour bientôt ressortir à La Cambe de l'Homme pour une courte portion bitumée. Nous vlcsnap-2014-08-18-21h27m07s110.pngentamons les débuts de la dernière boucle. Et celle-ci nous emmène dans les Forêts de Montagnac et Paulhiac, là où les larges pistes côtoient nombres de chemins plus sauvages. Dur de se repérer ici tant tout semble se ressembler. Nous suivons la piste un long moment et quittons celle-ci avant d'arriver aux fermes de Lagrange(!). La descente qui nous emporte à présent est l'une des plus sympathique des environs. Monotrace sinueuse, souvent basse de plafond, celle-ci se pare en plus d'une obscurité soudaine puisque la lumière du jour peine à traverser l'épaisse végétation de ces bois, laissant une humidité omniprésente en leurs seins.

             Pour autant, nous n'en n'avons pas terminé à tourner dans ces bois. Successions de pistes, de virages, de chemins plus joueurs, le tout sans de réelles difficultés. Les flaques d'eau boueuses sont légions, et celle qui se trouve à présent devant nous, dans cette cuvette au fin fond des Bos de Laspeyrières, nous coupe carrément le passage. Prudent, Yohann avancera lentement sur le côté, ayant faillit chuter il y a peu dans une autre flaque. Je m'élance en plein milieu, pensant pouvoir « vaincre » l'obstacle en force. Erreur, arrivé au trois-quart, je me stoppe net, le pied droit à l'eau et le gauche encore au sec calé sur la pédale. C'était sans compter sur Laurent, arrivant juste derrière moi et stoppant sa course à mes côtés, non sans avoir trempé mon pied gauche par le raz-de-marée qu'il a crée dans son élan. Après cette tranche de rigolade, nous terminons l'ascension du chemin raviné qui remonte sous la vlcsnap-2014-08-18-21h17m31s52ligne électrique bien connu des environs. Les derniers kilomètres se feront tranquillement, par la piste afin de retrouver le champs du départ et prendre place à la buvette en profitant d'une pression bienvenue !

 

             Honnêtement, j'ai longuement hésité à venir rouler ici ce matin. Pourquoi ? Tout simplement parce que le tracé de l'année dernière ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Nous avions eu droit à de la piste, presque que de la piste et des ravitaillements on ne peut plus légers. Bref, bien loin de ma vision du vtt. Malgré tout, je suis venu reposer mes roues ici aujourd'hui, et n'en suis pas déçu. Certes, le tracé n'avait rien d'exceptionnel et jouait la facilité en empruntant GR sur GR. De plus, un seul ravitaillement sur presque quarante kilomètres, voilà qui est léger. Pourtant, rouler de nouveau sur ces chemins que nous parcourons l'hiver, dans un groupe excellent, au milieu de ces flaques d'eau apportant rires et bonne humeur, voilà de quoi laisser un bon souvenir ! Prenons cette rando comme une pause dans la saison, où la bonne humeur, l'esprit de groupe et les enfantillages tiennent la majeure partie du circuit, laissant pour un temps le côté « sportif » du vtt, juste s'amuser entre amis, ni plus ni moins !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 40 kms / Durée : 2h28 / Moyenne : 16,6 kms/h / D+ : 500

 

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