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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Rando Silex à St Léon sur Vézère du 06 octobre 2013

13 Octobre 2013, 15:03pm

Publié par Piw

- EPISODE 35 -


UN WEEK-END À LA SILEX !

DÉPART DANS LE BROUILLARD POUR PLUS DE MILLE VÉTÉTISTES !!

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

           Un récit un peu spécial cette semaine, puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins que de conter cette événement qu'est cette randonnée à Saint-Léon-sur-Vézère à l'occasion de la tvlcsnap-2013-10-12-21h34m18s116reizième rando Silex. L'une des plus grosses randos des environs, avec pas moins de mille-trois cent vététistes inscrits chaque année, inscription d'ailleurs impossible sur place et celles-ci doivent être réservées à l'avance. A titre personnel, il y a un petit moment que cette randonnée me fascinait et me tentait, tant les vidéos et les avis glanés ça et là ne tarissaient pas d'éloges à son égard. Et grâce au SNCB, le club vtt de Cancon, je vais pouvoir découvrir à mon tour cette énorme manifestation.

Pour l'occasion, le club a loué deux mobil-homes dans un camping de Tursac où nous nous retrouvons tous le samedi dans l'après-midi. Nous sommes pas moins de neuf à être présent pour rouler sur ces terres chargées d'histoire. Je vous invite à regarder la vidéo compilant les meilleurs moments hors rando et vais donc entrer directement dans le vif du sujet, la fameuse Rando Silex.

 

Chapitre 1 : Vague II, c'est partit !!

 

           Après une nuit très courte où certains dormirent à poings fermés pendant que d'autres n'arrivèrent pas à fermer l'œil pour diverses raisons, il est l'heure de se lever et de se préparer. Après une douche rapide et un déjeuner qui le fut tout autant, il est déjà temps de quitter ce charmant camping et de prendre la direction du camping « Le Paradis », où vlcsnap-2013-10-12-21h28m24s165se tient le départ de la Silex. Franck, inscrit sur le circuit de soixante kilomètres, est parti un peu avant nous, et nous arrivons à notre tour dans ce pré tenant lieu de parking primitif. L'heure est encore matinale et il y a déjà énormément de monde dans cette vallée, l'air empli d'un brouhaha constant. Le brouillard est aussi bien épais ce matin, les nombreuses averses qui sont tombées la veille en sont très certainement la cause. En premier lieu est donné le départ du grand circuit. Nous en profitons pour assister au départ et encourager Franck. Juste après suit la première vague des quarante kilomètres puis vient notre tour...

           Le pré servant de départ ne reste pas vide bien longtemps, et à peine la première vague de quand même deux cents vélos fut-elle parti que les deux cents suivants se préparent. Chacun dispose sa monture contre l'un des piquets plantés des deux côtés tout le long de ce champ. Enfin, nous nous plaçons tous en une ligne plus ou moins disciplinée au beau milieu du dit champ et attendons le signal des organisateurs. Le décompte commence et lorsque le coup de feu retentit, nous nous élançons tous à la rencontre de notre vélo et donnons enfin nos premiers tours de pédales, fébriles, impatients et heureux que de participer à un tel événement sur ces terres silexiennes.

 

           Alors que nous quittons la ligne de départ, nous imaginons déjà la troisième vague se mettre en place, prête elle http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/82/Roque_saint_christophe3.jpgaussi à en découdre sur des chemins qui seront certainement bien glissants. Nous longeons la Vézère sur plusieurs centaine de mètres, distinguant à peine ses eaux d'où émerge cette brume humide et épaisse. Après avoir traversé la Vézère, la haute falaise de la Roque Saint-Christophe se dessine sur notre droite, à laquelle la brume apporte un peu plus de mystère et de beauté. Longue falaise calcaire d'un kilomètre et haute de pas moins de soixante mètres, celle-ci est couverte de cavités naturelles qui ont servit d'abris troglodytiques aux hommes de la Préhistoire dès le 55ème millénaire avant J.-C.. Bien plus tard, elles deviendront des forts et une cité du Moyen-Âge jusqu'à la Renaissance(*1). Nous laissons à présent cette curiosité naturelle derrière nous pour nous engager sur le premier chemin boisé. Dès lors, nous allons vraiment prendre conscience de l'état des chemins et surtout du très grand nombre que nous sommes à les emprunter ! Première montée, glissante, et déjà ça coince ! Il ne faut attendre bien longtemps pour poser les pieds et pousser les vélos, dans une file s'étirant à l'infini. Certain, plus téméraires, essayent malgré tout de passer ou à droite ou à gauche mais sont fatalement forcés de pousser à leur tour. Enfin, nous arrivons en haut de cette première ascension, première de la longue série qui nous attends.

           Sur les hauteurs de La Brande, le spectacle est superbe. Un contraste étonnant entre cette brume que l'on devine épaisse au fond de la vallée que nous dominons, et ce ciel bleu et ce soleil rayonnant auquel nous avons droit. Déjà, le tracé nous fait redescendre, autant dire que les quelques portions plates seront rares et précieuses en cette vlcsnap-2013-10-13-17h08m56s157.pngmatinée ! Une descente, suivit d'une nouvelle montée, bien plus longue et boueuse que la précédente ! Au cœur des bois des Grands Picadis, l'ambiance est studieuse, et chacun tente tant bien que mal de tenir une trajectoire rendue délicate par cette foule impressionnante. Il n'est pas rare de faire quelques mètres en poussant, de glisser dans une ornières, ou de se faire doubler dans des endroits inappropriés. Et c'est tout là la difficulté de cette matinée, tout du moins sur les trente premiers kilomètres, ce qui fait déjà beaucoup. Il faut composer avec les autres, et sur les chemins, nous avons droit à toutes les facettes de la nature humaine. Ainsi sommes-nous fait, et inutile ici de se perdre en jugement au demeurant subjectif et qui plus à l'intérêt tout relatif, bien que certains comportements observés aujourd'hui puissent laisser songeur ou abasourdi. Finalement, au bout de ce qui nous semble une éternité, nous arrivons en haut de cette très longue montée pour trouver un passage bien plus calme, une large piste roulante enchaînant avec une petite route en descente, idéale pour se reposer...

 

Chapitre 2 : Un rythme à faire rire les escargots...

 

http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateau-de-commarque_f.JPG           Cette portion plus roulante touche à sa fin lorsque nous sommes de retour dans la vallée, longeant le ruisseau la Beune dont le trop plein d'eau s'écoule allègrement en travers d'un chemin déjà pas très sec. Devant nous se dresse à présent un véritable mur de roche, où le portage est obligatoire. Depuis quelques temps déjà nous suivons les traces du GR6 est après une dernière petite montée, c'est une longue descente qui va nous emmener tous droit au premier ravitaillement, au cœur d'un lieu unique, emplit d'une aura éternelle restée ici depuis des centaines et des centaines d'années. Nous voilà dans cette vallée de la Beune, dominée par les ruines du château de Commarque érigé au XIIème siècle sur ce non moins imposant éperon rocheux. Il s'agit en réalité d'un castrum médiéval, où l'on peut trouver à l'intérieur d'une enceinte, un château, une chapelle et des maisons nobles. Sa difficulté d'accès lui valut le nom de « Forteresse oubliée » (*2). Nous avons la chance de pouvoir se ravitailler sous les murs de cet édifice et bien que nous soyons extrêmement nombreux en ce lieu, nous paraissons minuscule, tel des centaines de fourmis, telles que les observent amusés tous les enfants dans la cour de leur école, devant cette dame de pierre qui trône là depuis des siècles, et dont le poids des âges lui confère aujourd'hui cet insondable aura imposant respect et estime devant tant de savoir-faire et tant de vies passées à bâtir, pierres après pierres, notre longue et fascinante histoire. vlcsnap-2013-10-13-16h47m30s95C'est donc l'esprit vagabond que nous quittons les lieux, nos compteurs atteignant les seize kilomètres.

           Les deux kilomètres suivant seront les plus long de notre existence. Il y eu d'abord ce court passage étroit le long d'un petit ruisseau. Sinueux, celui-ci ne permettait pas un rythme élevé. Vint ensuite cette montée glissante où le sol sonnait étonnamment creux sous nos pieds, et où la majorité se fit à pieds. Cela continua avec un chemin pas plus large mais un peu plus technique où les pierres ici présente en firent voir des vertes et des pas mures à certains, à l'instar de Yannick, dont la roue arrière dérapa sur l'une d'elle, le faisant tomber sur le côté pile-poil dans le champs de la caméra. Vint enfin un single à l'apparence joueuse mais dont notre convoi ne put profiter tant la lenteur des hommes de têtes était affligeante. Deux kilomètres à se traîner comme jamais, et nous arrivons finalement à la Valade, le temps de rassembler les troupes et nous poursuivons ce tracé assez exigeant.

 

           Nous retrouvons le bitume après une descente bien sympathique et profitons d'une courte mais bienvenue accalmie. Sur la D48, l'on se détend un peu avant de retrouver une nouvelle montée à flan de coteau et dont les débuts furent un tantinet technique et même sacrément épique ! Enfin, l'impression de rouler un peu plus vite nous enveloppe, et c'est avec plaisir que nous retrouvons la joie de pédaler sur un single décidément très joueur. De montées en vlcsnap-2013-10-13-16h47m58s96descentes, le rythme est maintenant dans une bonne moyenne, même si certains passages gardent encore les traces d'une monotonie langoureuse. Ne boudons pas notre plaisir, et ce morceau au cœur des Geleries, perdu entre bas-fonds et sombres forêts, où les mousses semblent éternelles et où le sentier se veut plus torturé, garde ici aussi, pour peu que l'on veuille laisser notre esprit s'abandonner et errer à sa guise entre légendes et réalités passées, des vestiges d'un autre âge profondément ancrées et se laissant deviner à la surface de chaque pierres, chaque roches, chaque arbres, comme l'impression d'être observé, épié, par des esprits d'antan portant sur vous un regard curieux et surpris, dans ce lieu où le passé et le présent, les mythes et le réel, semblent se croiser sans que jamais l'un ne prenne le pas sur l'autre...

           C'est un peu plus loin, alors que le trentième kilomètre se dessine, que nous retrouvons les berges de la Vézère, où se tient d'ailleurs le second ravitaillement, tout aussi garni et varié que le premier ! De nouveau, nous nous octroyons une pause assez longue avant de s'attaquer aux treize derniers kilomètres.

 

Chapitre 3 : Quand les montées semblent de plus en plus longues...

 

           Nous retraversons la Vézère et reprenons tranquillement le rythme sur cette portion routière. Profitons-en, la suite ne va pas donner dans la dentelle ! C'est au lieu-dit Boulou que nous entrons dans le vif du sujet. Tout que nous sommes à nos discutailles et autres quolibets, c'est à peine si nous ressentons le léger mais immuable changement du terrain. Plus les mètres s'égrainent et plus il nous faut appuyer fortement sur les pédales, pour tenir un rythme pourtant si peu élevé. Ce sympathique petit sentier en sous-bois s'aère soudain, et se transforme alors en un chemin plus large à grand renfort d'ornières et de boues qui ne nous avaient pas tant manqué que cela. Le gentil petit sentier des débuts a bien grandit, et c'est un véritable mur qui se dresse devant nous, une montée impitoyable où la moindre erreur de trajectoire ou un mauvais coup du sort serait synonyme de poussage jusqu'au bout de cette côte.

vlcsnap-2013-10-13-16h46m55s1           Enfin, l'ascension se termine et nous enchainons sur un long passage plus trialisant, aux virages serrés, le long de ce petit ruisseau appelé Les Fangues. Un passage vraiment joueur, où parfois, l'ivresse du terrain nous pousse à prendre un peu plus de risque. Tel fut mon cas lorsque, accélérant légèrement, je n'avais pas prévu cette recrudescence boueuse un peu plus loin, me faisant perdre le contrôle pour un rattrapage in-extremis, le pied gauche sur un ancien muret, alors que Laurent me suivant de prêt fut obligé de tout piler. Ça se joue à peu quelques-fois, autant vous dire que je vais rester un peu plus calme pour la suite ! L'on prend vraiment plaisir à rouler sur ces derniers kilomètres, et lorsque nous sommes de retour dans la vallée, le rythme s'accélère de nouveau, comme si nous étions attiré par l'odeur des sangliers entrain de cuire doucement en plein air et au feu de bois. L'on dépasse quelques marcheurs et retrouvons finalement le chemin du départ qui va nous permettre de conclure cette superbe rando.

 

           Et voilà, c'est fait, la Silex édition 2013, c'est terminé ! Voilà la première fois que je venais rouler ici, et cela fut superbe ! Une organisation du tonnerre, un tracé physique, exigeant, mais vraiment recherché. Nous avons vraiment eu droit, sur ces quarante kilomètres, à un peu tout ce que l'on peut attendre sur un vtt. De grosses montées, des passages techniques et joueurs, du portage quelque-fois, des décors magnifiques, des singles, de gros ravitaillements, bref, je ne vais pas en dresser ici la liste, la seule chose pour s'en rendre compte, c'est de venir y rouler ! Et pour terminer ce week-end grandiose, place à la gastronomie et à ce délicieux repas, typique de notre terroir, où soupe maison et sangliers rôtis furent un ravissement du palais, surtout après une matinée comme celle-ci !

 

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Sur ce, à bientôt pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • LA grosse rando du coin

  • Une organisation bien rodée

  • Un tracé très recherché

  • Des lieux uniques

  • Un repas succulent

On a moins aimé :

  • Un rythme très lent

  • L'esprit de certains participants

Circuit : 41 kms / Durée : 3h40 / Moyenne : 11,5 kms/h / D+ : 1080

 

*1 http://fr.wikipedia.org/wiki/Roque_Saint-Christophe. Photo : http://fr.academic.ru

*2 http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Commarque. Photo : www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/

 

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