Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Randommoise à Domme(24) du 29 septembre 2014

7 Octobre 2014, 19:46pm

Publié par Piw

- EPISODE 80 -


AU COEUR DU PERIGORD NOIR !

QUAND LES MONTEES N'EN FINISSENT JAMAIS !!

 

http://lh5.googleusercontent.com/-tUtfFm7tckc/VDLDf5-vFKI/AAAAAAAAAFM/DvT5AmvYW9U/w958-h719-no/vlcsnap-2014-10-06-17h20m07s138.png              En ce jour, c'est une nouvelle fois en Dordogne que nous allons rouler. Direction le cœur du Périgord Noir, à Domme plus précisément. Il y a quelques années que nous étions venus rouler sur cette randonnée sans jamais y revenir depuis. C'est chose faite ce matin lorsque nous arrivons sur place suffisamment en avance pour prendre le temps de s'inscrire et de siroter un petit café très chaud. Nous nous engageons sur le grand circuit, celui de quarante-cinq kilomètres. Il va sans dire que l'aventure ne sera pas de tout repos au vue de la configuration du terrain et des informations que nous glanons ça et là. Bref, nous voilà fin prêt, attendant le signal du départ dans une atmosphère somme toute assez fraîche mais bien représentative d'un automne que nous venons tout juste d'accueillir.

 

              L'on quitte les hauteurs de Domme et redescendons rapidement vers Cénac. Et même si l'on commence juste cette matinée, c'est aussi maintenant que l'on pense au retour. C'est qu'il va falloir remonter ce que l'on vient de descendre ! Et après plus de quarante kilomètres dans les jambes, cela risque d'être épique ! Bref, chassons cette pensée qui nous traverse fugacement l'esprit et concentrons-nous sur le moment présent. Nous ne restons pas longtemps dans la vallée alors que nous venons de rejoindre l'un des nombreux chemins balisés des environs. Bien que longue, la montée qui nous ramène sur les hauteurs n'a rien de difficile. Un chemin large, un rythme soutenu mais http://lh4.googleusercontent.com/8DY6w8AEqE67KQ6K6NzNSzHMxpIhr_PxYJCloUKpeA=w958-h719-nomaitrisé, tout se passe tranquillement. Jusqu'à Reille, c'est une alternance de bitume et de chemins en sous-bois. Une descente plus cassante nous permet de rejoindre ce hameau avant que nous engagions une longue, très longue portion roulante, rarement agrémentée de chemins plus étroits et de sous-bois. L'allure n'en n'est que plus rapide, mais la monotonie gagne rapidement, même si certains décors sont superbes. Les prairies à l'herbe encore verte et humide, les forêts de châtaigniers aux feuilles tombant lentement et inexorablement, les fougères d'un vert puissant ou d'un brun doré, la nature ici est variée et enchanteresse. C'est donc dans cet esprit contemplatif que nous arrivons déjà au premier ravitaillement, sur les hauteurs du Pech de Biau, après presque quinze kilomètres d'une facilité déconcertante. Cette première pause est vraiment bien garnie. Nous trouvons ici un stand varié, tant au niveau des boissons que de la nourriture, qui va du sucré au salé dans une grande variété de choix. A présent, le soleil fait son office. Les températures ont fait un bon gigantesque depuis le départ et les vestes et autres manchettes tombent comme des mouches. L'on reprend le cour de cette randonnée, avec en tête les mots des bénévoles du ravitaillement qui résonnent encore dans nos têtes : « ces quinze premières bornes sont les plus faciles, la suite l'est nettement moins, bon courage ! »... Les choses sérieuses peuvent à présent commencer... !!

 

http://lh6.googleusercontent.com/-aRaXYg-4gno/VDLEcSngfWI/AAAAAAAAAGs/6Vj9yB7eYQ0/w958-h719-no/vlcsnap-2014-10-06-17h36m16s124.png              Ça descend, encore et toujours ! L'on vient de quitter le ravitaillement et l'allure ne faiblit pas ! Ça va vite, dévalant les bois et les champs, levant la poussière qui couvre les chemins, bref, pas trop de changement pour l'instant ! L'on aurait dû se méfier. La descente bifurque soudainement sur gauche et nous comprenons. La « vrai » première montée d'aujourd'hui se trouve devant nous. Etroit, le sentier ne permet l'ascension que un par un, même si la majorité posera les pieds sur les dix premiers mètres, glissant sur les nombreuses pierres fuyantes sous nos roues. Lentement, la montée se poursuit. Une belle chute assez violente pour l'un des participants, avec plus de peur que de mal. L'on souffle un peu alors que nous traversons le petit village de Pechpialat au charme typique. Direction à présent les chemins du Pech Labanne. Le chemin se fait plus sablonneux, devenant de véritables pièges par endroit quand le sable se fait plus large et plus profond, renvoyant toutes notions de pilotage aux oubliettes et prenant le contrôle de votre vélo pour l'emmener dans des directions justement incontrôlées ! De belles frayeurs pour certains à entendre les retentissant cris de surprises qui résonnent encore dans les contreforts des environs.

http://lh5.googleusercontent.com/M3BkrRHCc7x1g7kRt6tEpqjEFw9JU_i7lDRfayeKpQ=w958-h719-no              Bien vite, les choses plus ardues réapparaissent. De nouveau, ça monte. Et quelle montée ! Les flans de ce Pech ne se maitrisent pas aisément ! Nous grimpons tout droit, sans fioritures, le soleil venant taper fort sur nos têtes lorsque le couvert des jeunes châtaigniers laissent l'espace à un décor aérer témoin d'une coupe pas si ancienne que cela et où de hauts pins tiennent lieu de vigiles se balançant au gré des humeurs d'Eole. D'où nous sommes, nous pouvons voir au loin les terres lotoises se dessinant dans une multitudes de teintes vertes. Les souffles sont court et même si le chemin se fait plus calme, il faut un certain moment pour retrouver un rythme plus tranquille. Nous quittons bientôt ces bois de « La pierre à la Lune » pour enchaîner avec une descente rapide entre valons et forêts pour rejoindre le Bois Haut. Comme pour faire taire toutes les mauvaises langues trouvant les quinze premiers kilomètres trop simples, cette seconde moitié ne nous ménage guère ! Déjà nous voilà remontant un chemin à nouveau très raide. Il nous faudra atteindre le Toupinier pour retrouver un peu de calme, qui ne va pas durer bien longtemps...

              Pourtant, nous venions tout juste de remonter ! Et de nouveau, le tracé nous envoi sur une descente, une sublime descente ! En plein bois de Farguette, c'est un sentier étroit qui serpente ce coteau, avec moult virages en épingle, pierres et cailloux, racines et ornières. Nous dévalons cette descente sans mots dire, nos pensées étant accaparées par ce délicieux moment que nous mettons un point d'honneur à n'en perdre aucune miette ! Le second ravitaillement n'est plus très loin. Mais avant cela c'est un nouveau jeu de montages russes qui nous attends, http://lh4.googleusercontent.com/-ggLcdLx6z4U/VDRDOTySXcI/AAAAAAAAAKM/or0UwQgVfoA/w958-h719-no/vlcsnap-2014-10-07-21h19m03s187.pngenchaînant encore et toujours des descentes et des montées sans même ne plus y faire attention. Et bientôt, sur les plateaux de la Pauliague, la seconde pause nous tend les bras, un instant de repos largement mérité...

 

              Les choses se calment un peu lorsque nous quittons le ravitaillement. Sur les traces du GR64, c'est une large piste où nous roulons sur le plateau. L'on en profite pour souffler. Bientôt, nous quittons ce GR et replongeons avec délectation dans cette jungle de bonheur « vététesque ». Nous dévalons cette monotrace en direction des prairies du Trou de l'Arc. Et la valse continue. Un long passage en forêt, et ce n'est que lorsque nous atteindrons le Tuquet que cette danse va s'achever. Cette dernière descente se veut rapide, longue et sinueuse. Et grâce à elle, nous rejoignons les rives de la Dordogne, profitant pour un temps d'un rythme plus tranquille, bercé par le doux chant de l'eau s'écoulant inlassablement dans son lit de rivière. Nous savons que cela ne va pas durer longtemps. Bientôt, l'ombre de l'imposante colline sur laquelle trône Domme nous enveloppe. L'humidité se fait plus pesante, comme si cette ombre menaçante portait un regard inquisiteur sur notre venue. La tension se fait palpable. Nous voilà devant notre dernière épreuve. Les cuisses font mal, les mollets tirent, les crampes ne sont pas loin. Ce final est une véritable torture, aussi bien physique que mentale ! Bientôt, nous pouvons apercevoir les premiers signes de la civilisation. Nous y sommes, nous voilà au bout de cette énième mais dernière montée ! Il ne nous reste plus qu'à rendre les plaques de cadres, souffler un bon coup et se boire tranquillement une bière bien fraîche !

 

http://lh5.googleusercontent.com/-KAhyh4fr5lA/VDRC4iSSuoI/AAAAAAAAAJk/zppjhYj6yuc/w958-h719-no/vlcsnap-2014-10-07-21h13m04s154.png              Voilà une sournoise randonnée mais une soignée Randommoise ! Le premier tiers ne laissait en rien présager d'une suite aussi terrible ! Toutes les difficultés nous sont tombées dessus sans crier gare, comme un violent coup sur la tête. Et là, tout changea. De la gentille randonnée sur des chemins très roulants, nous passâmes à la vrai randonnée sportive, technique, physique, celle qui vous arrache les tripes et vous fait sans cesse puiser dans vos ressources ! Un pur régal ! Des descentes extraordinaires, des montées qui le furent tout autant, des monotraces, des paysages bucoliques, un tracé exigeant, qui ne laissait rien au hasard, nous proposant nombre de passages épiques et inoubliables !

 

Sylvain « Piw »

 

Circuit : 46 kms / Durée : 3h / Moyenne : 15,8 kms/h / D+ : 900

 

L'ALBUM PHOTOS EN CLIQUANT ICI !

 

carte290914.jpg
 


Commenter cet article

Bessard 23/10/2014 10:25

super le récit de la randommoise, on a l'impression d'y être.

Merci d'avoir participé à notre rando.

Piw 01/11/2014 19:13



Merci pour le compliment ! Pour sur, l'on reviendra l'année prochaine !