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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Ronde des Sangliers à Belvès(24) du 1er juin 2014

11 Juin 2014, 19:29pm

Publié par Piw

- EPISODE 65 -


DE VETETISTES EN SANGLIERS !

AU COEUR DE LA FORET DE LA BESSEDE !!

 

vlcsnap-2014-06-09-15h55m23s209             La Bessède. Vaste forêt domaniale au cœur du Périgord. 5000Ha boisés où la mixité de la végétation est surprenante. La particularité de ces bois vient de petites zones humides et d'espaces plus dégagés qui s'imbriquent dans ce milieu forestier, renforçant ainsi la biodiversité de ce territoire.(*) Et c'est en ces terres à la végétation luxuriante que nous convient Stéphane et le club de Belvès pour la « Ronde des Sangliers ». Le temps est idéal, quatre parcours sont proposés : 7, 15, 30 et 50kms. Hésitant, nous nous inscrivons quand même sur le plus grand, revoyant nos ardeurs à la baisse lorsque nous allons apprendre que celui-ci flirte avec les 57 kilomètres. La différence est notable, et l'on aura tôt fait de s'en rendre compte une fois sur les chemins humides des alentours. Nous sommes sept de notre groupe à rouler ensemble ce matin, et allons croiser plusieurs visages connus. Neuf heure arrive et c'est sous le discours de Stéphane que nous prenons le départ de cette Ronde des Sangliers !

 

             Il ne faut pas longtemps pour entrer dans le vif du sujet. A peine quittons nous la piste des premiers mètres que déjà nous voilà sinuant entre fougères et jeunes châtaigniers. Le départ groupé a séparé notre groupe et il va nous falloir un petit moment avant de le reformer. Pour l'instant, nous profitons, à vitesse réduite, de ce sentier qui ondule allègrement, délayant forces pièges sous nos roues. Les racines sont légions, et les pierres et les silex tout autant ! Fossés, talus plus abrupts, la matinée commence fort ! Nous longeons l'Etang de la Rode et le spectacle qui suit, alors que nous venons de reformer notre groupe, est magnifique. Nous roulons à flan de colline, dominant la forêt qui s'étale vlcsnap-2014-06-09-16h00m51s225à perte de vue. Sous un ciel d'un bleu limpide, nos regards se perdent dans le vert de millier d'arbres qui couvrent les collines et vallées lointaines. Tout en dévalant le chemin, nous ne perdons pas une miette du spectacle qui nous est offert. Ce moment de quiétude cachait une suite bien moins reposante. Nous avons face à nous la première grosse montée de la journée, de celle qui annonce une longue série. De retour sur les hauteurs, nous avons droit a un passage plus calme, avant de redescendre, par les coteaux du Lac Tondu, où à nouveau, le point de vue est superbe ! Le chemin, criblé de larges et profondes ornières, n'est pas à prendre à la légère. La pente se fait plus rapide, et déjà, l'horizon disparaît derrière l'épais feuillage de cette vaste forêt. Nous traversons le petit ruisseau du Peyrat, qui s'écoule dans ce très étroit vallon où l'air respire une fraîcheur plus que bienvenue ! Et nous allons en avoir besoin de fraîcheur ! L'ascension qui s'annonce ne présage rien de bon si ce n'est faire monter la température et le rythme cardiaque ! Le chemin, étroit, n'a rien de simple. Cailloux, passages plus humides et donc glissants, rien n'est fait pour faciliter la montée. Nombre de comparses donnent dans le poussage de vélo, bien hardi celui qui aura montée cette côte d'une seule traite ! Enfin, comme une délivrance, le premier ravitaillement nous attend à la sortie du chemin, c'est donc le souffle court que nous profitons de cette pause à l'endroit vraiment bien trouvé !

             Il est plus que temps de repartir. Le plat n'est pas pour de suite, et le chemin se fait descendant. Par endroit, de grosses plaques de boues ralentissent notre progression, qui se fait plus rapide quand viennent les chemins larges et secs. Le feuillage est épais et l'impression de rouler sous un tunnel est omniprésente. Le soleil darde ses rayons au travers de ce feuillage varié, dans un jeu d'ombres et de lumières éblouissant. Tout autour de nous n'est qu'humidité constante, et lorsque l'on croit en avoir finit avec les flaques d'eau, c'est pour mieux replonger dans un bourbier ou traverser une nouvelle fois un petit cour d'eau à la température assez fraîche. La terre sous nos roues semble nous retenir, non quelle soit collante, mais elle donne l'impression d'une sorte d'éponge qui s'enfonce très légèrement, rendant la progression nettement plus énergivore ! Bientôt, une nouvelle montée s'annonce. Nous avons bien compris vlcsnap-2014-06-09-16h12m20s213le système à présent. Celle-ci sera, à l'instar des précédente, longue et tortueuse. Celle-ci s'achève, fatigante, avant que la suite ne nous attire à elle...

 

             L'on ne change pas une équipe qui gagne ! A peine venions nous de terminer cette longue ascension que déjà nous dévalons ce chemin, toujours sous un épais feuillage que nous ne quitterons guère de la matinée. Un court passage technique et pentu pour rejoindre une nouvelle bauge à sanglier avant de remonter sur les pistes par un chemin à la verdure luxuriante. Nous voilà sur les hauteurs de la Grande Garissade et cela fait bizarre ! Nous n'avons pas eu souvent l'occasion de voir le bleu du ciel pour l'instant, et rouler sur ce chemin plat au milieu de petites sapinettes n'en est que plus reposant. Il n'en fallait pas plus pour retrouver nos âmes d'enfants et se perdre en innocentes farandoles, laissant pour un instant s'endormir nos esprits d'adultes et éveiller des bribes de l'insouciance passé, qu'il est parfois si bon de retrouver !

             Nous reprenons les choses sérieuses alors que nous nous engageons dans les bois des Terme de la Tour. Nous voilà sur les traces du single jouissif par excellence ! Sinueux à souhait, technique, très cassant, tout est fait ici pour imposer un rythme aléatoire et jouer sans cesse des rapports de vitesse et des relances. Un superbe passage, fatigant mais ô combien magique ! Et c'est un peu plus loin, après une nouvelle sévère montée que nous allons trouver le deuxième ravitaillement, au fond d'une cuvette naturelle et le long du petit ruisseau qu'est La Salvetat. L'on ne manque pas, une nouvelle fois, de faire honneur au stand bien garni qui nous est proposé, et malgré les quelques hésitations de Guillaume quand à partir sur le grand circuit, la force de la majorité nous poussera à rester sobre et à continuer vers notre objectif du jour et le circuit d'une trentaine de kilomètre.

             Les jambes et les estomacs sont lourds lorsque nous repartons. La relative tranquillité des débuts cachait, et l'on aurait du s'en douter, une nouvelle montée toute aussi ardue que les précédentes. Et cela ne va pas s'arranger ! Le chemin, qui remonte vers les Prés de Fromental, a du assurément donner l'idée pour l'appellation de cette randonnée ! vlcsnap-2014-06-11-21h18m38s86Un chemin ? Que dis-je ! Un vrai hymne aux sangliers, où les ornières s'emplissent d'une boue collante et malodorante, épaisse, profonde, bref, un paradis pour les cochons sauvages mais un enfer pour nous autres, espèces animales à deux roues ! La traversé des lieux est une véritable gageure, les chaînes se noyant dans cette vase, les galets forçant plus que de raison à chaque tour et les pédales se perdant sous une couche épaisse de cette boue qui ne semble ne jamais en finir. Il nous faudra rejoindre le reste de notre groupe, sur les hauteurs de Fromental, pour mettre un terme à cette Divine Comédie et retrouver les larges pistes qui vont nous ramener rapidement vers notre point de départ. La vitesse augmente, et malgré une ou deux montées supplémentaires, notre rythme ne perd rien de sa vigueur. Enfin, comme pour clore ce tracé de façon théâtrale, les derniers mètres vont soudainement redevenir sauvages et nous envoyer en plein cœur de larges et hautes pinèdes, au milieux des fougères et des aiguilles de pins, sur une trace mettant à mal ceux qui n'ont pas de suspension arrière... Ça tourne et retourne, petits fossés à passer, pont de billes de pins, quelques marcheurs et marcheuses à éviter et nous voilà de retour, prêt à présent à aller gouter une pression bien fraîche !

 

vlcsnap-2014-06-11-21h18m52s233             C'est ainsi que s'achève cette ronde, après « seulement » trente kilomètres diront certain, mais voilà trente kilomètres qu'il fallait mériter, qui ne se sont pas offert si facilement, et dont la difficulté n'avait rien à envier à des tracés bien plus long ! Ici, tout se jouait sur les prédispositions de chacun à pouvoir anticiper et relancer la machine au bon moment. Rares furent les parties roulantes et reposantes. Il n'était pas rare de passer d'une longue et harassante montée à un single étroit, tortueux et à la technicité des plus élevé ! Voilà pourquoi ces trente kilomètres furent si épuisant, mais à contrario, ils furent tout aussi superbe, avec ici et là des points de vue sur des espaces sauvages à la verdure sans commune mesure, des descentes magiques, des singles en sous-bois où le soleil peine à faire passer ses rayons, bref, un tracé superbe, magnifié par une météo généreuse et une équipe organisatrice à la bonne humeur communicative ! Dommage qu'il n'y est pas eu de tracé intermédiaire car passer d'un circuit de trente kilomètres à un de presque soixante kilomètres fait quand même une sacrée marche à franchir, et les adeptes qui ne veulent donner ni dans le très sportif ni dans la « promenade » peuvent se sentir lésés. Mais cela n'est finalement pas grand chose et le principal est bien de se faire plaisir, quelle que soit la distance choisi, arriver à son terme le sourire aux lèvres est la plus belle et la plus simple des choses que l'on demande à une randonnée et je pense que ce matin, le pari fut réussit et l'objectif réalisé haut la main !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 30 kms / Durée : 2h20 / Moyenne : 13 kms/h / D+ : 650

 

(*)http://www.pays-de-bergerac.com/pages/milieux-naturels/fiches/forets/bessede/index.asp

 

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