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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Le Tombeau de l'Indienne à Saint-Avit(47) du 24 novembre 2013

29 Novembre 2013, 20:35pm

Publié par Piw

- EPISODE 41 -


« TOMBEAU DE L'INDIENNE », NOUS VOILÀ !!

PEU DE KILOMÈTRES MAIS UNE DIFFICULTÉE EN HAUSSE !

 

             Ce dimanche ne déroge pas à la règle, et c'est une nouvelle fois au départ de Lacapelle-Biron et sous la houlette de Stéphane que nous allons rouler. Une chose change cependant : plus les températures baissent, plus nous sommes nombreux ! Nous ne serons pas moins de dix à rouler ce matin, et les couleurs vives et variées de nos tenues vont quelques peu égayer des chemins où le charme de l'automne s'évanouit peu à peu, laissant la place à des teintes monochromes accentuées par ce ciel toujours gris et bas. L'objectif ce matin, pour certain, et de descendre le sentier du « Tombeau de l'Indienne », un caveau en plein bois sur un promontoire rocheux où repose une habitante des lieux. Neuf heure sonne et nous voilà partie pour cette matinée qui s'annonce épique !

 

Chapitre 1 : Tours et détours en descentes et montées

 

               Nous n'allons pas gagner le tombeau de suite, Stéphane ayant en tête de nous faire tourner un peu avant. Une bien bonne idée, surtout que l'on va découvrir de nouveaux chemins ! Nous démarrons par l'habituel GR36 et suivons ensuite la piste bordant la Castagnal Grande. Nous contournons La Tuque avant de redescendre dans la vallée, le long du ruisseau de Clairfond alors que l'imposant château de Biron semble veiller sur cette vallée, domaine des biches et des cerfs. C'est un peu plus loin, afin de rejoindre la route de Biron, que nous allons emprunter ce nouveau vlcsnap-2013-11-29-21h21m29s99chemin. Ici, les feuilles gardent encore cette teinte dorée, couvrant le sol dans un tapis de mille variations de jaunes. C'est beau, l'endroit laisse rêveur. Sur notre droite l'on peut distinguer, au travers des branchages, l'herbe encore verte des champs, alors que sur notre gauche, notre regard se perd au cœur d'une forêt en passe de sombrer dans son sommeil saisonnier.

              Nous récupérons, un peu plus loin, le GR36, que nous n'avons pas vraiment l'habitude de faire en ce sens. Et c'est un tort ! Joueur juste comme il faut, le final apportant son lot de vitesse, de virages et d'ornières plus ou moins creusées, un véritable régal. Une fois notre groupe réunis, direction les méandres de la Forêt de Biron! Et c'est au cœur de ce dédale que nous allons réaliser que le tracé de ce matin est à cent-mille lieu de celui de la semaine dernière, redonnant un sens au terme « physique » ! C'est bien simple, nous n'aurons pas un seul centimètre de plat sur cette courte boucle. A peine sommes nous descendu que déjà, la grosse montée des environs se présente. Courte mais terriblement raide, nous sommes en plus obligé de stopper notre ascension en plein milieu à cause d'un vieil arbre tombé en travers du chemin. La descente suivante, nous emportant sur les rives du lac, n'est que le prélude à une nouvelle montée pour mieux redescendre de nouveau sur les abords du lac. Enfin, une dernière montée et nous voilà à hauteur des Barouillettes, alors que nous y trouvons le bitume. Nous ne garderons pas longtemps les gravillons sous nos roues et rejoindrons le Moulinal par un single rapide et aux virages prononcés, de nouveau, un passage magique !

              L'étang du Moulinal, si animé en période estivale, est aujourd'hui bien calme où seul quelques colverts profitent de cette tranquillité automnale. Les kilomètres s'égrènent, petit-à-petit, nous rapprochant inexorablement de notre objectif principal. Saint-Avit nous accueille au pied de son imposante église, où nous arrivons les uns après les autres. Il est temps à présent de rejoindre ce fameux tombeau. Une nouvelle montée avant de trouver un single serpentant sur les hauteurs de Cabirol, où des vestiges d'anciens murets, d'anciennes bâtisses émergent par endroit, lorsque la végétation n'a pas encore prit le dessus sur cette preuve de notre passé. Ici, l'ambiance est étrange, presque irréelle, le silence en étant presque assourdissant. Comme si l'on entrait sur le territoire d' d'étranges entités que l'on pourrait presque deviner au détours d'un virage. Comme une impression gênante d'être en permanence observé. Enfin, alors que nous amorçons une descente technique, la végétation s'éclaircie, l'air se fait moins pesant, moins oppressant, sinon pour une toute autre raison, la fameuse descente, maintenant devant nous, descente courte mais terriblement pentue et technique...

 

Chapitre 2 : La fameuse descente

 

              Nous y voilà, le but ultime de cette sortie, la descente du Tombeau de l'Indienne ! Et là, chacun y va à sa façon, afin d'arriver en bas sans dégâts. Il y a les moins téméraires, Laurent, Nathalie et moi, qui tenons à la vie et descendrons donc à pied, les raisonnables, tel Ludo, Pascal, Yohann et Bruno qui s'arrêteront à mi-parcours, le cascadeur, Guillaume, qui terminera sa première tentative dans les noisetiers, et les champions, Stéphane et Jean-Michel, qui du premier coup arriveront en bas fier d'avoir descendu ce sentier ! Bien sur, Guillaume retentera sa vlcsnap-2013-11-29-21h20m10s85chance, avec succès cette fois-ci et sans toucher les noisetiers !! Après cette bonne dose de rigolade, nous reprenons la suite du tracé, conscient que celle-ci va être bien moins drôle, encaissés comme nous sommes entres ces deux gigantesques collines...

              Nous quittons rapidement la départementale et nous engageons en montée par un sentier étroit. Il va nous falloir remonter sur les hauteurs de Laurenque, et cela ne va pas être une sinécure ! Sur quelques dizaines de mètres, le sentier se fait plus aride, couvert d'une végétation rocailleuse. Bientôt, la fraîcheur de la forêt ne tarde pas à refaire son apparition, alors que le sol retrouve son humidité habituelle. Le single serpente au cœur de vastes étendues de houx dont les boules rouges annonçant les fêtes se font encore timides. Ça descend, étonnamment, sa tourne, un véritable régal. Enfin, nous arrivons, au terme d'une nouvelle montée longue et continue, sur le plateau du Cro de Laligné. Nous décidons de poursuivre un peu avant de faire une pause, et entamons une nouvelle portion de nouveau assez physique. Descentes rapides et sévères montées, ornières, épais tapis de feuilles, cailloux et pierres glissantes, rien ne manque pour mettre nos forces à rudes épreuves. Mais malgré tout cela, les rigolades vont bon trains, il n'est pas rares de glisser bêtement ou de perdre un contrôle pas toujours assuré. Et même si les températures donnent l'impression d'avoir bien baissé depuis notre départ, quel plaisir que de rouler dans de telles conditions ! Finalement, nous allons faire une courte pause non-loin de Bouyé, juste au dessus de Saint-Avit.

 

Chapitre 3 : Ornières dangereuses

 

              Rapidement, nous repartons, direction Valprionde. Le rythme s'est quelque peu accéléré, et déjà nous dévalons la piste vers Boslaroque. Nous laissons Roucailloux et nous engageons le chemin du retour. Toujours en plein bois, ça vlcsnap-2013-11-29-21h19m16s5descend très rapidement, et certains virages sont plus ou moins bien négociés. Le chef-d'œuvre des lieux viendra néanmoins de Ludo qui, à la traversé d'une ornière, ira planter sa roue avant dans une seconde ornière pas bien calculée et nous fera un joli par dessus le vélo, terminant son saut quelques mètres après sa monture qui elle est restée sur place : ou comment passer de quarante kilomètres/heures à zéro en très peu de temps. Un joli rattrapage acrobatique de notre mécano qui lui permettra de se réceptionner sur les pieds, briguant ainsi la place à Guillaume dans la gamelle d'or hebdomadaire !

              Finalement, les toits du village de Lacapelle se dessinent en contre-bas. Nous terminons cette sortie après « seulement » vingt-huit kilomètres, mais quel tracé ! Du physique, en veux-tu en voilà ! Honnêtement, un tracé superbe, digne de notre Stéphane des grands jours, où nous avons prit un plaisir immense. Certes, une difficulté plus élevé que d'habitude, surtout sur si peu de kilomètres, mais le défi en valait vraiment la chandelle. À l'instant où j'écris ces lignes, les images me reviennent en mémoire, l'impression de revivre cette sortie comme si je venais de la faire, et rien, vraiment rien n'est à changer dans ce parcours, qui doit pouvoir proposer encore plus lorsque le terrain est sec ! A n'en pas douter, l'occasion de repartir sur ces traces ne manquera pas de se représenter un de ces jours !

 

Sur ce, à bientôt pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 28 kms / Durée : 1h55 / Moyenne : 14,5 kms/h / D+ : 580

 

 

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