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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Les Chroniques 2012 - Chapitre 2

13 Janvier 2013, 15:46pm

Publié par Piw

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- CHAPITRE 2 -

- OBJECTIF-
- DE GERMINAL   A  PRAIRI AL - 

 

 

      Reprenons, si vous le voulez bien, notre histoire là où nous l'avions laissé lors de mon dernier passage par ici. Rappelez-vous, nous étions à la sortie d'un hiver long et froid, alors que notre groupe continuait son voyage, entrant de plain-pied dans le mois de Germinal. Pendant quelques jours, le temps fut d'une clémence inespérée, une aubaine au cours de leur périple, alors que celui-ci les menait maintenant dans les contrées Lotoises, domaine où la nature est vlcsnap-2012-04-04-21h47m16s182autrement différente de leurs foyers. La guilde des « amis du cheval » fût l'instigatrice de nouvelles festivités en ce début de printemps. Ils découvrirent une fois de plus toute la richesse et toutes les beautés de ces terroirs sauvages qui ont su préserver le charme qu'admiraient déjà nos ancêtres. La nature reprenait ses droits, et les stigmates d'un hiver rigoureux s'estompaient doucement, les maux et les cicatrices passés ne seraient bientôt plus qu'un lointain souvenir. Cependant, les éléments refirent parler d'eux lorsque nos voyageurs atteignirent la citée de Penne d'Agenais si chère à Richard Coeur de Lion. Les épreuves qu'ils trouvèrent ici ne firent que vivifier une certitude déjà acquise : ils étaient nés pour ce voyage et cette foi en leurs convictions brûle à présent d'une seule et même flamme au sein de leur groupe. Pourtant, tout plaisant et enchanteur que furent ces instants passés, la réalité qui leur fit face reprenait un visage bien connu, celui dont les Ondines, génies féminins des eaux, sont si fières.

       Ils durent composer à nombreuses reprises au cours des semaines qui suivirent avec une pluie de plus en plus abondante. Cela n'empêchait guère différentes guildes de festoyer telle celle du PechBike, qui, bien qu'abandonnée des cieux, leur proposa des joutes d'une si rare qualité qu'une pensée enfouie aux confins de leurs esprits allait commencer à germer, éclore doucement pour petit à petit devenir une évidence, donner un but précis à leur voyage. La Grande Epreuve refit parler d'elle, alors que Germinal s'endormait délicatement, laissant s'éveiller le mois de Floréal, celui-là même où les fleurs s'épanouissent dans une myriade de senteurs champêtres et de couleurs renaissantes...

 

 

      Nos troubadours, dont l'expérience gagnée depuis leur début ne faisait maintenant plus aucun doute, eurent l'envie, ou la folie diront certain, d'à leur tour, être les instigateurs de grandes festivités, et de connaître les joies et les tourments d'un tel accomplissement. Ils profitèrent dès cet instant de chaque village traversé et de chaque vlcsnap-2012-05-16-22h24m45s239nouvelle rencontre pour parfaire leur discipline et apprendre de leurs aînés. Leur périple avait dès à présent un but, et les vastes pâtures Naussannoises, d'où l'on aurait presque pu apercevoir vaches et moutons paître tranquillement, ou les interminables plaines Canconnaises, d'où la brume en cette journée avait quelque chose de mystique, ne firent que donner un peu plus d'ardeur à leur besogne. Quoi de plus beau, pensèrent-ils, que cette immense impression de liberté à la traversée de ces prairies baignées par d'agréables rayons de soleil et perdues en plein cœur du Périgord ? Cette « Ronde des trois châteaux » restera à jamais dans leurs esprits et dans leurs cœurs comme une immense et indéfectible sensation de bonheur. Une goutte de paradis au beau milieu de cet immense océan qu'est la vie. Une minuscule goutte comme une parenthèse dans leur pérégrination, et c'est bien cela qui fait toute sa grandeur.

      La Grande Epreuve, quand à elle, avait pour l'instant rejoint son antre et s'était rendormie d'un profond sommeil. Nos braves revinrent en plein pays Périgourdin, en ce tout début de mois de Prairial, alors que les récoltes des prairies n'allaient plus tarder. Leurs pas les menèrent dans la vallée du Céou, impatients d'y retourner après plus d'un an sans être revenus en ces terres. La jeune végétation était maintenant bien présente, et chaque pas, chaque mètre parcouru exhalaient une douce odeur printanière comme les provinces du royaume n'en avait plus connue depuis fort longtemps. Les souvenirs de leur dernière visite par ici sont encore vifs dans leurs mémoires, fiers et heureux qu'ils furent de participer à un tel événement que celui de « La Pomponnaise ». Leurs yeux brillèrent comme celui de jeunes enfants devant un présent lorsqu'il foulèrent enfin le sol qu'ils n'avaient pas revus depuis de longs mois. Pourtant, ou n'était-ce que leur imagination, quelque chose avait changé, la foule d'impétueux aventuriers qui se vlcsnap-2012-05-16-22h31m22s111tenait au même endroit la dernière fois avait aujourd'hui laissé la place à une petite poignée de leurs semblables. Quelque chose n'allait pas, ils en étaient maintenant convaincus. Voilà bien trop de lunes qu'ils attendaient le retour de ces réjouissances, et leur déception n’eut d'égal que leur amertume, alors qu'ils reprirent leur route, un goût amer dans la bouche, comme l'impression d'avoir été trompé par celle qui leur avait tant donné et tant promis... Pourquoi me direz-vous ? Allez savoir... A trop vouloir faire, l'on finit forcément par délaisser autrui... mais le voyage continue, et les déceptions sont aussi une façon de progresser et d'aller de l'avant, et les deux dernières bourgades qu'ils traversèrent entre la fin de Prairial et le début de Messidor sonnèrent comme une évidence après le désappointement qu'ils venaient de rencontrer : le roi est mort, vive le roi ! Certaines festivités tombent, permettant à d'autres de se lever et de venir se faire un nom, guidées par de courageux paladins qui ne ménagent pas leurs peines afin de faire vivre leur province. « La Pontouraine » est là pour prouver s'il en était besoin que de grandes et joyeuses fêtes n'ont guère besoin d'artifices surréalistes pour que les convives et les participants présents repartent avec un souvenir impérissable et qu'il garderons longtemps en mémoire...

 

      Nos voyageurs ne sont qu'à la moitié de leur aventure mais l'heure est déjà venue pour moi de vous quitter et de retourner au milieu de mes grimoires et autres parchemins. Trêves de balivernes, j'imagine que ma petite vie ne vous intéresse guère, et je ne le comprends que très bien. Soyez présent ici même lors de mon prochain passage ! Vous apprendrez comment Messidor s'est écoulé et comment l'heure de la Grande Epreuve sonna, dans un vacarme dont même les dieux eurent échos.

 

A présent, mes bons amis, je vous quitte, et que les Eléments vous soient cléments...

 

 

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