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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Les profondes forêts Bironnaises du 02 février 2014

4 Février 2014, 21:20pm

Publié par Piw

- EPISODE 51 -

 

SE PRENDRE POUR DES CRAPAUDS ET DES SANGLIERS !?

TOUJOURS PLUS DE BOUE PAR LES CHEMINS !!

 

vlcsnap-2014-02-04-22h12m25s69             Depuis le temps que cette météo vraiment pluvieuse dure, l'on est en droit de se demander si un jour nous roulerons à nouveau sur des chemins secs... Ha, lointaine est l'époque où la moyenne s'affolait et où la poussière et les moustiques se partageaient la primeur de nos visages. Voilà une éternité, semble-t 'il, que les chemins gardent cette fange toujours plus importante, toujours plus glissante. Bref, l'on en vient presque à regretter les rares fortes gelées que nous avons connu et qui vous engourdissent les doigts pendant un long moment. Il faut nous y résigner, cette sortie aussi va nous apporter son lot de boue et d'eau. Rendez-vous est donné à Lacapelle-Biron, pour un départ à neuf heures, sous la houlette de Stéphane. Malgré des conditions pas vraiment engageantes, nous ne serons pas moins de huit à prendre le départ, et c'est ainsi que Stéphane, Etienne, Ludo, Romain, Bruno, Jean-Michel, Bernard et moi-même, donnons nos premiers tours de pédales...

 

             Nous quittons Lacapelle par le GR en direction du Moulinal. L'air est vraiment frais, et les thermomètres flirtent surement avec le symbolique zéro degré. Preuve en est cette fine couche de gelé couvrant les herbes rases des prés environnants. Et pourtant, une couche nuageuse d'un gris inquiétant annonce la pluie à venir. Nous espérons ne pas vlcsnap-2014-02-04-22h14m36s113en plus avoir à faire aux affres des cieux, déjà bien occupés avec ceux du sol. Comme l'on s'en doutait, les chemins que l'on pensait ne pas pouvoir trouver pire, sont dans un état déplorable. Quand ce ne sont pas de longues étendues de boues, ce sont carrément de nouveaux ruisseaux qui se créent à même le chemin. Autant dire que la matinée va être une nouvelle fois épique !

             A peine quelques kilomètres et nous voilà déjà dans un sale état. Nous traversons le camping du Moulinal et entrons dans les Bois de Vinssou. La remonté jusqu'aux Barouillettes va nous emmener tout droit dans les profondeurs de la Forêt de Biron. Et nous voilà parti pour un bon moment au cœur de cette immense forêt labyrinthique dont je ne parviendrais jamais à en connaître les tours et les détours. Nous restons dans les pas de Stéphane, conscient de ne pouvoir nous repérer en ces lieux. Et celui-ci va prendre un malin plaisir à nous faire tourner et virer, nous proposant un tracé pour le moins original ! La première montée est l'une des plus raide des environs. Courte, mais terriblement abrupte. S'en suit alors une descente par un chemin pas très large aux ornières prononcées et ruisselantes d'une eau abondante. L'on enchaîne ensuite avec un passage plus sauvage, limite hors-piste, où le sentier ne se dessine presque plus. C'est évidement dans un brouhaha constant que nous errons presque chacun de notre côté, afin de trouver la meilleure trace possible. C'est aussi ici que Bruno ouvrira le bal des gamelles de la matinée, avec une jolie roulade toute en douceur. L'on s'amuse comme des gamins à s'égarer à la recherche d'un chemin plus large, que nous trouvons finalement au bout d'une trace de chevreuil. Bientôt, nous voilà devant le Laussou, petit ruisseau qui s'écoule dans cet étroit bas-fond et qui prend sa source un peu plus loin. Sa traversée est un petit moment de rigolade, scrutant l'erreur que pourrait commettre l'un d'entre nous. Une nouvelle montée assez longue et nous arrivons à présent au petit hameau des Brugues.

 

  vlcsnap-2014-02-04-22h13m37s33           Nous venons à peine de sortir de cette forêt que déjà nous y replongeons du plus belle. Stéphane ne lésine pas sur les détours et va nous faire vagabonder encore un petit moment entre larges pistes et sentiers plus sauvages. Finalement, nous atteignons le camping de Las Patrasses et une petite boucle très aquatique plus loin et nous voilà dévalant le chemin qui borde l'église de Bertis. C'est parti à présent pour la remonté vers la Cambe de l'Homme. Une large piste, bordée aujourd'hui d'un régiment de chasseur, tous postés à distance respectable les uns des autres, tels des sentinelles ne laissant que peu de chance à leur proie solitaire. Nous arrivons bientôt au terme de cette piste et décidons de faire une pause casse-croute.

             Pour le retour, notre guide veut nous montrer un nouveau chemin pas très loin de La Tuque. Nous voilà de nouveau dans les bois de Vinssou où nous retrouvons une petite partie d'un chemin prit en sens inverse au début de cette sortie. Nous ne sommes qu'à quelques dizaines de mètres des premiers mobile-homes du Moulinal et nous n'irons pourtant pas jusqu'à ceux-ci. Nos roues vont nous mener sur les traces du GR36 que nous allons trouver après une descente tout aussi technique que ruisselante. Ornières, racines, sables, souches, tout est présent pour s'adonner à un pilotage plus ou moins contrôlé. Je gratifierai d'ailleurs l'assemblée de la deuxième chute de cette matinée, en glissant lamentablement sur un similis de branche tant celle-ci était fine, presque anecdotique, alors que je venais à l'instant de souligner que l'on restait collé dans ce sable... Quelle ironie ! Après ce petit intermède, nous rejoindrons le bitume toujours dans le vacarme de nos rires, railleries et cris de vlcsnap-2014-02-04-22h15m07s157surprises devant les folles directions que prennent parfois nos montures. Nous entamons la dernière ligne droite, et la dernière montée afin de rejoindre les hauteurs de La Tuque va étonnamment refaire tomber un silence solennel sur notre groupe. Voilà le fameux chemin que voulait nous faire découvrir Stéphane. Il s'était bien cacher de nous dire qu'il s'agissait là d'une impitoyable montée ! Finalement, nous arrivons au bout les uns après les autres et rejoignons Lacapelle par le même chemin qu'au départ.

 

             Un petit vingt-cinq kilomètres pour une sortie mémorable ! Des chemins toujours plus détrempés, à la limite du praticable pour certains, mais cela à l'avantage de nous faire faire un grand bon dans notre enfance, là même où jouer dans la boue et les flaques d'eau était comme un devoir, au grand dam de nos parents ! Peu importe le nombre de kilomètre, quel plaisir de partager de tels moments d'insouciances, de camaraderies et d'enfantillages ! Notre groupe ne perd rien de sa superbe et c'est tant mieux !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 24 kms / Durée : 1h55 / Moyenne : 14,2 kms/h / D+ : 445

 

 


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