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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Sortie autour de Villefranche du Périgord du 03 mars 2013

6 Mars 2013, 22:03pm

Publié par Piw

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

vlcsnap-2013-03-06-22h52m17s157      En ce début d'année, le moins que l'on puisse dire, c'est que les sorties sont relativement espacées, du en grande partie à une météo changeante et capricieuse. Pourtant, en ce début du mois de mars, voici un dimanche qui promet d'être bien ensoleillé même si une bonne gelée matinale est là pour nous rappeler s'il en était besoin que nous sommes encore en hiver. Au programme aujourd'hui, une sortie autour de Vilafranca de Perigord, ou Villefranche du Périgord en occitan, pour un tracé que j'ai déjà eu l'occasion de faire il y a un peu plus d'un an. J'avais hâte de revenir rouler dans le coin, certains passages étant vraiment superbe. Rendez-vous est prit pour un départ à 9 heures de la place du village. Ludo, Nathalie, Guy et Guillaume ont répondu présent ce matin, et c'est sous un soleil pas encore très chaud que nous quittons la bastide périgourdine.

 

      Nous démarrons en descente, comme si nous avions vraiment besoin de cet air très frais ce matin ! Mais la suite aura vite fait de nous réchauffer lorsque nous montons jusqu'à Lougatou. D'après mes souvenirs, ce tracé comporte trois grosses côtes et j'en fait par à mes compagnons. Nous venons déjà de franchir la première et chacun s'en réjouit. Ce que je n'avais pas pensé, c'est que mes souvenirs ne sont pas toujours très fiables, et nous allons en avoir l'amusante surprise tout au long de cette matinée, voyant que le nombre des grosses côtes grossit plus les kilomètres défilent. Mais nous n'en sommes pas encore la, et roulons pour l'instant sur un chemin en plein bois de châtaigner, comment pourrait-il en être autrement dans ce pays du Périgord Noir. Mais ces arbres dont les feuilles ne sont pas encore réapparues ont un air décharné donnant aux alentours une ambiance étrange. Le chemin est bien roulant, quelques flaques d'eau ici où là, mais nous avançons à bon rythme. Cette première moitié se compose en grande partie de larges pistes, de quoi bien mettre en jambe pour la suite. De fait, nous arrivons rapidement à la Berteil puis Galabert. Une descente bien rapide en suivant, par un chemin plutôt sympa mais bien trop court.

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     Nous roulons toujours à bon rythme et le soleil commence déjà à nous réchauffer. L'ambiance est bonne enfant et nous sommes plutôt en mode promenade qu'autre chose. Une longue descente nous ramène dans la vallée, entre les Moulins de la Baronne et de l'Auguillou. Ici coule le Cavarieux et les champs sont encore bien gelés dans l'ombre des deux collines qui se font face depuis des âges oubliés. Nous voilà devant notre deuxième difficulté de cette matinée. C'est qu'il va falloir remonter jusqu'à Jouhanis ! Un chemin dont les pins se partagent les abords avec une flore diverse et où leurs racines s’enchevêtrent sur votre passage comme pour ralentir votre progression déjà assez pénible comme cela ! L'ascension réchauffe grandement les organismes, si bien qu'il va falloir enlever quelques couches de « laines » devenues plus inutiles que jamais.

      Nous voilà toujours au beau milieu des bois, sur un chemin pas bien large est vraiment excellent. Très rapide, celui-ci prend de plus en plus de vitesse pour se conclure par un talus plus raide que le reste. Et c'est ici que nous allons nous rendre compte que le nombre de côtes annoncé au départ est quelques peu frivole. Ça grimpe à nouveau et plutôt deux fois qu'une ! Et ce n'est que lorsque nous arrivons non loin de Besse que nous retrouvons un peu de calme devant ce superbe point de vue d'où les vallées Périgourdines se perdent à l'horizon. La descente suivante est assez technique et la prudence est de mise au milieu des ces centaines de cailloux fuyants sous vos roues et habilement dissimulés sous un tapis de feuilles. Virages en épingles et en balcon terminent ce passage avant de retrouver un peu de calme le long de la Lémance.

 

    vlcsnap-2013-03-06-22h53m34s135  Le chant des oiseaux, le clapotis de l'eau, un soleil doux et rayonnant, que faut-il de plus pour rendre un vététiste heureux ? Voilà notre bonheur du moment, un extrait de nature qui réchauffe et apaise tous les recoins de nos âmes. De temps à autres, de somptueuses demeures sans doutes chargées de milliers d'histoires émergent aux détours d'un chemin alors qu'ici, se sont de séculaires murs couverts de mousses qui accompagnent votre route sur quelques dizaines de mètres. Une ambiance unique, qui nous ferait presque oublier que la troisième côte et soi-disant la dernière se rapproche. Légèrement technique sur ses débuts, c'est surtout dans sa longueur et dans cette désagréable impression de s'enfoncer dans le sol que réside toute sa difficulté. L'ascension est longue et épuisante, et c'est soulagé que nous arrivons en haut, et nous en profitons pour faire une pause bienvenue. Une peu de bitume pour la suite, avant de redescendre et de longer les rives du lac de Prats du Périgord. La neige de la semaine passée n'a par endroit pas finit de fondre et c'est tel des gamins que nous prenons plaisir à rouler dedans.

      L'on se dirige à présent vers la boucle du « Gros Châtaigner » et de son final que je sais extraordinaire. Mais avant cela, il va falloir avaler cette longueur de bitume, une montée encore longue, et sinueuse. Celle-ci ne faisait plus partie de mes souvenirs, et c'est à ce moment là que mes compagnons commencent à émettre de sérieux doutes quand à la véracité de mes propos du départ : « trois grosses côtes ? Mon œil ! », « Ça fait pas cinq déjà ? » ou encore « ha ok, celle-là elle est en bonus, c'est ça ? »... Bref vous l'aurez comprit, mes souvenirs ne sont pas toujours gage d'exactitude, nous l'apprenons en temps réel. Et tout occupé que nous sommes à nos discussions et taquineries amicales, nous ne nous doutions pas que Nathalie préparait sa riposte et allait, comme sortie de nulle part, tous nous dépasser sans bruits ni fracas, nous laissant coi quelques instants. Guy n'y tient plus et se lance à sa poursuite dans un soupir de surprise, alors que Guillaume et moi-même n'en pouvons plus de rire. Ludo, lui, regarde la scène, amusé, depuis ses quelques mètres d'avances. Ainsi se termine cette portion routière, alors qu'enfin, nous nous rengageons sur des chemins bien plus intéressants. Ça descend, ça remonte, bref, ce n'est pas plus calme pour autant. Nous voilà arrivé en vue du fameux châtaigner, vénérable arbre sans âge et meurtri par des années d’existences dont le tronc usé et torturé témoigne du nombre de saisons qu'il a connu. Un peu plus loin, ce sont d'anciennes ruines centenaires qui trônent à l'écart du chemin, signe qu'une riche activité humaine avait lieu ici il y a bien des années. Et l'on poursuit, s'engageant entre les vestiges d'un mur millénaire...

 

 

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Nous y voilà, ce fameux passage gravé dans ma mémoire comme le point d'orgue de ce tracé. Technique, rapide, joueur, un single rare et précieux, dont rien ne laissait présager de sa présence par ici. On profite de chaque mètre, évitant les jeunes arbres qui ont poussé en travers du chemin, les frôlant quelques fois, pour enfin dévaler ce talus bien pentue, où la notion d'équilibre prend tout son sens et où l'impression de passer par dessus bord n'est jamais très loin. Un pur moment de vtt, comme on les aime, une seule chose à faire : PRO-FI-TER !! Enfin, une fois redescendu dans la vallée près de La Mouline, nous engageons le chemin du retour. Pourtant, il nous reste encore un gros morceau à passer, une nouvelle et énième montée ardue, bien loin maintenant des trois annoncées au départ ! Chacun y va à son rythme et l'on finit finalement par apercevoir les premières croix du cimetière de Villefranche, signe que nous ne sommes vraiment plus très loin de l'arrivée. Un petit détour dans les ruelles de ce charmant village s'impose avant que nous n'allions trouver un peu de « réconfort » au « Café de la Poste » où la pression est bien fraîche et savoureuse !

 

      Diantre ! Une trentaine de kilomètres seulement pour un dénivelé bien plus élevé que dans mes pensées ! Un tracé pourtant toujours aussi agréable, une première partie fort roulante et une seconde plus technique et plus casse pattes. Mais le plus beau est sans nul doute ce passage final qui vaut vraiment d'être roulé pour en apprécier toute sa saveur et tout son charme ! Et même si les mots ne sont finalement rien d'autre que le reflet de mes impressions, certains sentiers ne peuvent se décrire aussi simplement et vont bien au-delà que de quelques palabres couchées sur un papier. Nous avons ici à faire à l'un de ceux-ci, où chacun y va de superlatifs divers et variés, mais dont le regard ne peut trahir la joie d'avoir découvert un tel chemin. L'essence même du vtt.

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 31 kms / Durée : 2h20 / Moyenne : 13,3 kms/h / D+ : 675

 

 

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