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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Sortie entre Biron(24) et Monpazier(24) du 22 septembre 2013

27 Septembre 2013, 20:35pm

Publié par Piw

- EPISODE 33 -


PROBLÈME MÉCANIQUE À MONPAZIER !

LACHÉS PAR LES CHEMINS EN MODE DÉCOUVERTE !!

 

vlcsnap-2013-09-27-22h22m25s230Bonjour à toutes et à tous !

 

           Ce dimanche présente une « accalmie » dans cette ronde des randos qui sévit depuis quelques temps. Et vu la semaine qui vient de s'écouler, pluvieuse et humide, nous avons la chance de profiter d'une journée chaude et ensoleillée, contrastant énormément avec les jours passés. Nous décidons de faire une sortie au départ de Biron. Sont présent ce matin, Ludo et Nath, Stéphane, notre meneur de la matinée, Etienne, Guy F, Jean-Michel et Bruno de Blanquefort ainsi qu'un autre Guy. Un bon petit groupe, qui quitte les hauts remparts du château de Biron lorsque neuf heures sonne aux clochers environnants.

 

 

Chapitre 1 : du kilomètre premier au kilomètre dix – ÇA ROULE, ÇA PLAISANTE, ET POURTANT...

 

vlcsnap-2013-09-27-22h24m14s59           Sous la houlette de Stéphane, nous laissons les Ecuries Basses derrière nous pour nous engager sur la piste des Potences. Bien que les matinaux rayons d'un soleil tout juste levé apportent une certaine douceur, certains endroits baignent encore dans une fraîcheur toute nocturne, attestant s'il en était besoin que nous entrons dans une période plus fraîche. Nous quittons rapidement cette piste pour suivre le chemin habituel qui va nous ramener en bas du Cambou, sur la nationale reliant Monpazier à Villeréal. Dans les bas-fonds de Verdony, les chemins sont encore très boueux, mais cela n'empêche pas notre groupe d'avancer à bon rythme. Nous traversons cette nationale et entamons la longue ascension derrière le château de Saint-Germain. Par ici, la terre est devenue plutôt collante, et il ne faut pas longtemps pour que nos roues prennent des proportions étonnantes. A moins de rouler sur la piste, chaque mètre de sentiers boisés glisse plus qu'à l'habitude, et même si nous progressons rapidement, nous restons tous vigilant quand à l'endroit où nous mettons nos roues. A la sortie des bois de Casse de las Bolos, nous trouvons le GR36 que nous suivrons jusqu'à Monpazier. L'air se réchauffe vite, et ce petit passage routier où nous pouvons apercevoir l'imposant château de Biron au loin, apporte une petite ambiance printanière très agréable à presque vous faire oublier que nous sommes déjà à la fin du mois de septembre, comme en témoigne le magnifique ballet des hirondelles alors qu'elles commencent à se rassembler pour entamer leur long voyage vers le sud. C'est donc dans le silence que nous profitons tous de cet instant, ce genre de silence qui en dit bien plus que de longs discours.

          Enfin, nous dévalons le dernier chemin qui nous sépare de la bastide, et là...

 

Chapitre 2 : du kilomètre dix au kilomètre vingt – ROUTE À SUIVRE

 

           Et là... Alors que nous nous regroupons petit-à-petit, la roue libre de Stéphane n'a pas apprécié le changement de rythme imposé par cette courte montée, et tourne maintenant dans le vide, portant avec brio son nom de roue-libre... Nous voilà au dixième kilomètre, et nous venons de perdre notre meneur. D'autant plus que le but de cette sortie se trouvait être un single que lui seul connaissait et qui se trouve un peu après Monpazier... Tel un groupe d'élève un tantinet dissipé, nous écoutons ses indications, tâchant de retenir le maximum d'informations :

 

vlcsnap-2013-09-27-22h22m44s186           -  « Vous passez par le Moulin à vent, juste après, vous allez traverser une grande ferme, le chemin va redescendre le long d'un pré et vous allez entrer dans les bois. Alors, sitôt entrés dans ce bois, vous allez trouver un passage sur la droite du chemin, c'est le fameux single dont je vous ai parlé. »

              Telles furent les paroles que la plupart d'entre nous avons retenu. Il était aussi question d'un château d'eau, d'un parc à sanglier que l'on devait longer et finalement retrouver le parcours de la dernière Bironnaise, mais cela nous échappa. Nathalie, elle, a rapidement décroché et en est restée à trouver des champignons... Confiant, nous nous remettons en route, certains que nous sommes de pouvoir nous en sortir sans notre meneur... La suite va nous prouver qu'il faut toujours porter une oreille très attentive à celui qui sait...

 

           Nous quittons donc la bastide de Monpazier, direction le fameux moulin à vent, que nous trouvons facilement. Nous poursuivons notre périple, de bitume en chemin plus ravagés, jusqu'à atteindre la grande ferme en question. La boue est par ici bien présente, obligeant chacun à réagir en conséquence, de celui qui reste sur la banquette au demeurant vraiment étroite à celui qui traverse sans états d'âmes cette fange très odorante. Bientôt, nous entrons dans le bois, et sommes à l'affut du fameux passage, comme but ultime de cette sortie. Nous venons à peine de pénétrer sous le couvert des arbres que déjà nous apercevons un sentier sur droite, ne tenant pas vraiment d'un single en bonne et dû forme, mais décidons de le suivre, heureux et fiers d'avoir trouver si facilement ce sentier. Plutôt rapide, il ne nous faut pourtant pas longtemps pour déchanter. Nous voilà arrivé sur les bords d'un vaste champs de maïs...

vlcsnap-2013-09-27-22h24m33s250

  • Quelqu'un a-t-il entendu Stéphane parler d'un quelconque champ de maïs au milieu des bois ??

  • Non ??

  • Et bien, il a pas fallut longtemps pour que l'on se plante !

 

          L'on aurait du se douter que ce fameux single n'en était pas vraiment un, nous décidons alors de suivre un semblant de chemin, qui va finalement nous ramener au lieu-dit la Rougie, d'où nous pouvons apercevoir le fameux château d'eau dont il été question dans l'itinéraire prévu ! Nous prenons donc cette direction, traversant un parc où broutent paisiblement quelques vaches malgré tout intriguées par notre venue. Finalement, sans trop savoir où nous nous trouvons, nous entrons, par le biais d'un chemin très large aux airs d'ancienne piste, dans les bois de Pech Roux. C'est d'ailleurs ici que nous allons en profiter pour faire une pause, avec pour seul horizon, une vaste étendue de jeunes pinèdes d'où émergent par endroit des pins bien plus anciens.

 

Chapitre 3 : du kilomètre vingt au kilomètre trente-huit – RETOUR À BIRON

 

vlcsnap-2013-09-27-22h23m27s88          Nous ne sommes pas encore au vingtième kilomètre lorsque nous reprenons la route. Cette fois-ci, nous trouvons un chemin bien plus grisant, où seule la vitesse compte, au milieu de quelques sournoises branches éparpillées au milieu de nombreuses pierres fuyantes. Une longue descente, vraiment superbe, où doubler et se refaire doubler va faire partie intégrante du jeu, osant à peine imaginer se qu'il se passerait si l'un venait à perdre le contrôle ou à déraper sur une branche mal négocier... Enfin, au bout de cet excellent moment, nous trouvons la nationale joignant Monpazier à Villefranche. De là, nous savons par où passer, même si Bruno, Jean-Mi et moi-même allons faire une légère aparté en pleine prairie afin de remonter à la hauteur du groupe.

          Finit de jouer, les montées furent rares pour l'instant, il fallait bien que nous y ayons droit à moment donné. Et ce fameux moment est arrivé, alors que nous n'en finissons plus de grimper, jusqu'à rejoindre Barsalio. La suite ne sera pour autant pas plus calme, et les descentes suivantes seront techniques à souhait. Quelques flaques d'eau bien placées seront aussi de la partie alors que nous entrons de nouveau dans les bois de châtaigner, si chers à nos cœurs et qui font toutes la beauté et le charme de notre région. Nous roulons au cœur des Bois de la Fouille, l'atmosphère est agréable et les chemins, bien que très humides, semblent bien moins collés que tout à l'heure. En suivant, nous dévalons maintenant dans les Bois de Peyrou avant d'aboutir sur une petite route de campagne baignée par un soleil bienvenue. C'est alors que nous allons entamer une très longue portion routière...

 

vlcsnap-2013-09-27-22h25m03s35           Six kilomètres, il nous faudra six kilomètres de bitumes pour enfin retrouver un sol bien plus adapté à nos montures ! C'est au pied du Coustal que nous trouvons le chemin qui va nous ramener sur Biron. Cela ne sera pas sans peines tant le bas-fond dans lequel nous sommes porte bien son nom ! Et la remontée par le pré du Fournet verra notre groupe s'étioler en une ligne diffuse, où chacun y va à son rythme dans cette herbe qui donne l'impression de vous retenir à chaque tour de pédales. Mais ce n'est pas finit, et un dernier effort est nécessaire pour enfin apercevoir les murs de l'imposant château des lieux. Nous voilà finalement de retour après trente-huit kilomètres.

            Une matinée plus en mode découverte qu'autre chose ! Les problèmes mécaniques ne pardonnent pas, mais quand cela arrive au meneur du groupe, c'est un mauvais coup du sort ! Le tracé que nous avons fait ne fut certainement pas celui que Stéphane nous avait prévu, mais nous avons malgré tout passé une matinée excellente, sur des chemins dans l'ensemble roulant, et dans une ambiance du tonnerre, et au finale, c'est bien là le principal !

 

Sur ce, à bientôt pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 38 kms / Durée : 2h20 / Moyenne : 16,6 kms/h / D+ : 538

 

 

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