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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Journée Nature à Roquecor(82) du 02 juin 2013

4 Juin 2013, 21:13pm

Publié par Piw

 

vlcsnap-2013-06-03-18h42m11s90Bonjour à toutes et à tous !

 

           Décidément, impossible de débuter un récit sur une note optimiste concernant cette satanée météo. Cette semaine ne déroge pas à la règle instaurée depuis plusieurs mois déjà, nous voilà à nouveau avec une semaine des plus pluvieuse. Une courte accalmie en la journée de samedi nous aura fait espérer le meilleur pour le lendemain, c'était sans compter sur un bon gros orage et de bonnes grosses pluies le soir et pendant une bonne partie de la nuit. Du moment qu'il ne pleut pas le dimanche matin, me dis-je, cela n'est pas bien grave ! Pourtant, un épais brouillard tenait place séante en cette matinée du premier dimanche de juin. La destination du jour est Roquecor, charmant petit village du Tarn-et-Garonne. Au temps jadis, le rôle principal de cette bourgade était de surveiller les voies conduisant du Quercy à l’Agenais et de la vallée du Lot à celle de la Garonne. Son nom vient de l'occitan Roca, désignant un château construit sur une butte et du latin Cor pour pointu(*). Me voilà sur place un peu après huit heures, dans un brouillard à couper au couteau et bien plus épais qu'en partant ! Adieu donc points de vue et autres paysages surement superbes... L'inscription faite, c'est un départ libre, je pars alors seul à la découverte des chemins et des sentiers des environs.

 

           D'entré de jeu, le ton est donné, première descente pentue, très pentue même et ça glisse comme jamais ! A peine de rapide coup d’œil sur droite pour découvrir les grottes troglodytes mais sans vraiment profiter du spectacle. Une pause s'impose malgré tout avant de terminer cette descente et d'observer avec un peu plus d'attention cette « curiosité humaine ». Cette descente se finit dans la vallée où coule la Petite Séoune. Point trop envie de rouler tout seul ce matin, c'est ici que je vais croiser la route de Yannick, Pascal et Nico du club de Cancon. On papote un peu et je me joins à eux avec leur accord. L'on continu tous les quatre, réalisant que nos tenues au blanc prédominant risquent d'être mises à mal aujourd'hui ! La première côte nous fait remonter jusqu'à Le Mas et déjà, les souffles sont forts et rapides. La brume tient toujours une place de choix autour de nous, noyant notre regard dans un gris pâle des plus vlcsnap-2013-06-03-22h21m28s127.pngLovecraftien. L'on roule encore quelque peu sur les hauteurs avant de s'élancer sur un sentier pas bien large mais vraiment superbe. Quelques virages en épingles de temps à temps, une végétation humide et le lointain bruit de l'eau qui s'écoule en contre-bas. De nouveau sur le plateau, nous allons traverser successivement le Camp d'Andrieu puis celui de la Vaque avant de nous rendre compte que nous n'avons parcouru que six petits malheureux kilomètres ! Autant se l'avouer, cela ne va pas être de tout repos !

           Vient maintenant la première mono-trace du tracé. Superbe. Sur les hauteurs de Font Bonne, l'instant est vraiment ludique, et pourtant, les chemins sont très glissants, qu'est-ce que cela doit être par temps sec ! Enfin, nous sortons du couvert des bois et traversons la Dournie pour une descente bien plus hasardeuse et glissante que prévue ! Pas question de regarder le paysage, toute l'attention est rivée sur la direction à prendre, pourtant plus aléatoire qu'autre chose. J'échappe de justesse à un « tout droit » dans le champs et finis la descente dans cette ornière mal placée. S'en suit l'ascension et la descente du plateau de Lacoste au pied duquel un bon chemin de prairie encore une fois bien gras nous accueille, ses flaques d'eau et de boues astucieusement disséminées en travers du passage. Nos chaînes et nos dérailleurs commencent à se perdre dans cette boue omniprésente, et l'on en vient à se demander comment font les galets pour pouvoir encore tourner, tout en pensant à la grosse opération de nettoyage qui nous attend par la suite...

 

           Le douzième kilomètre s'amorce lorsque nous pénétrons dans le bois de Celle. Une nouvelle mono-trace nous y attends, plus courte que la précédente mais beaucoup plus humide aussi ! Le sol est tellement gorgé d'eau que celle-ci stagne tout le long du sentier, rendant une nouvelle fois notre progression glissante et hasardeuse. La suite ne GOPR0474changera pas tellement de ton, si ce n'est que la descente s'est changée en montée, et nous roulons au beau milieu d'un ruisseau qui n'a apparemment pas lieu d'être, la source un peu peu haut ne pouvant plus contenir ces dizaines de jours de précipitations. L'ascension de la Côte de Mansibet se poursuit et celle-ci porte bien son nom ! Une montée bien ardue, longue mais qui nous mène sur le Pech de Durand par le biais d'un nouveau single une nouvelle fois très joueur et sinueux juste comme il faut ! Une descente bien rapide va nous faire redescendre dans la combe de Massabeau. Pas vraiment le temps de souffler qu'une nouvelle côte nous attends maintenant. Pourtant, c'est un peu plus loin que le premier ravitaillement se présente, alors que nos compteurs atteignent péniblement les dix-sept kilomètres, nos jambes ayant l'impression, elles, d'en avoir fait trois fois plus ! La pause est donc plus que bienvenue, des bénévoles vraiment accueillant et chaleureux et un stand vraiment bien garni, avec un pâté à tomber !

           Il est temps de repartir, et la suite ne perd rien de la prestance acquise jusqu'ici. Pour la première fois depuis le début, cette brume omniprésente fait mine de vouloir enfin laisser la place à un ciel et à des paysages plus dégagés. Il était temps ! Cette partie du tracé apporte lui aussi son lot de passages passionnants. Les mono-traces se suivent et chacune apporte sa petite touche qui la différencie tant des précédentes. Celle-ci, surplombant la Combe de Noirit, se démarque par ses quelques passages technique bienvenue, cailloux et franchissement d'ancien muret étant plus présent que tout à l'heure. Ça roule assez bien, et jusqu'à la descente finale, chacun profite de l'instant présent. La descente finale, parlons-en justement. Deux virages coup sur coup en épingle, éprouvant notre aptitude d'équilibriste avant de, un peu plus loin, nous planter un arbre en plein milieu de la descente à la sortie du virage, descente qui se termine aux pieds de Jaussin Haut. Éprouvant et fascinant, un passage somptueux qui restera surement comme le meilleur souvenir de cette rando !

 

vlcsnap-2013-06-03-21h54m04s84           Un peu moins de technique ensuite, si ce n'est une nouvelle côte longue, glissante et raide mais au point où nous en sommes, leur nombre nous laisse indifférent, et nous prenons ce qui se présente à nous, comme affamés de découvrir la suite. La seconde pause n'est plus très loin, et nous y ferons une courte halte. Après discussions et réflexions, nous déciderons d'un commun accord de terminer par la route, l'heure avançant décidément bien plus vite que nos jambes. Ajoutez à cela un vélo d'une bonne trentaine de kilo pour Yannick et vous comprenez d'où viennent ses crampes qui le tourmentent depuis quelques temps.

           Mais bon sang, quand est-ce que cette météo vraiment capricieuse nous laissera enfin profiter du travail des traceurs et des bénévoles et faire honneur à leurs labeurs ? Le tracé de ce matin, du moins la partie que nous en avons fait, était tout simplement superbe ! Un enchaînement divin de mono-traces, des montées de plus en plus corsées et des descentes tantôt techniques tantôt rapide, des paysages superbes, voilà comment j'aurais du terminer ce récit et oublier pour une fois les désagréments d'un climat qui ne sait plus lui-même qu'est-ce qui lui prend ! Nous aurions tant aimé pouvoir profiter au centuple de cette matinée tant le tracé promettait énormément ! Allez, l'année prochaine sera la bonne et à n'en pas douter, cette rando à sa place de choix dans un calendrier de plus en plus chargé !

           Au delà de tout cela et une impression toute personnelle, cette matinée fut l'occasion de rouler avec trois collègues du club de Cancon vraiment sympa, créant une ambiance très bonne enfant et rien que pour cela, je suis heureux d'être venu poser mes roues ici ce matin, un seul mot : merci !

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • Un tracé superbe

  • Un balisage au poil

  • Une difficulté croissante

  • Le petit-déjeuner et l'apéritif offert

Circuit : 27 kms / Durée : 2h20 / Moyenne : 12,3 kms/h / D+ : 602

 

(*) Source : http://www.roquecor.fr/

 

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