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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Pomponnaise

11 Juin 2011, 22:07pm

Publié par Piw

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

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      Ça y est, nous y sommes... La Pomponnaise, rien qu'à l’évocation de ce nom, une multitude de souvenirs et de paysages me reviennent en mémoire. L'une des plus grosse rando du coin, si ce n'est la plus grosse. Et ce matin, pour ma troisième année sur les lieux, je serais accompagné de Micka et Damien. Nous retrouvons Stéphane, Bernard et Etienne sur place, alors que nous ne croiserons Guy qu'à la fin de la matinée. Mes deux collègues décident de partir sur les 60 kilomètres, alors que Stéphane reste encore indécis. Pour ma part, je préfère me contenter du 40 kilomètres.

 

      Bon point comparé à l'an passé, nous partons avant les compétiteurs, nous prenons donc tous place sous l'imposante arche qui fait office de ligne de départ. Un nombre impressionnant de vététiste se trouve autour de nous. Et ce que vous verrez sur la vidéo n'est rien, car nous étions dans les premiers sur la ligne de départ, il y a trois fois plus de participants derrière nous. De quoi vous donner le vertige. Enfin, après quelques mots du champion olympique 2000, le départ est donnée. C'est un sentiment indescriptible que l'on éprouve à ce moment là. Si nombreux mais à la fois si seul. Une drôle de contradiction.

      Nous traversons le camping et revenons vers Saint Pompon. La ligne que nous formons s'étire presque à l'infini. Le rythme est pour l'instant tranquille, mais la première côte annonce les premières difficultés. Vu le nombre, même si la montée n'est guère ardue, il y en a toujours pour poser le pied au mauvais moment et ainsi vous faire pousser le vélo à votre tour. Pas bien longue, heureusement, nous avons tôt fait de remonter en selle. Chouette descente pour la suite avant de s'attaquer à une côte, bien plus longue cette fois. Micka et Damien se la jouerons slalom. C'est un peu plus loin que je vais les perdre de vu alors que nous traversons un bois où les racines en déstabiliserons certains. Pour l'instant, point de grosses difficultés, même si le terrain reste peu plat. Nous assistons à un défilé de montées et de descentes des plus agréables. Seule une portion grimpante un peu avant le premier ravito nous aura donnée quelques sueurs, au milieu des herbes et autres buissons.

 

     DSC00749 Me voilà arrivé au premier ravitaillement. Mon compteur avoisine la douzaine de borne, c'est peu, mais une halte est toujours la bienvenue. Surtout que je vais y retrouver mes deux collègues qui sont arrivés depuis peu. Je suis pas trop à la ramasse ! Je reprends des forces et sur le point de repartir, nous voilà rejoint par Stéphane. Nous allons rouler un petit moment tous les quatre ensembles. Cette seconde partie nous propose de bon moment, du single sinueux aux montées un peu plus ardues. C'est aussi l'occasion de se tirer la bourre même si on préfère y aller doucement et en garder sous la pédale. Ce sera aussi la première crevaison de la matinée pour Damien, décidément malchanceux avec les chambres à air ! Et c'est pratiquement tous ensemble que l'on arrive au second ravitaillement, à peine dix kilomètres après l'autre. Le soleil tape fort et la transpiration n'est plus un rêve mais est bien réelle.

      Nous voilà donc à la moitié de cette rando, du moins pour ma part, et je dois dire que c'est toujours aussi bon ! En plus, de nouveaux chemins côtoient d'anciens et grâce à une astucieuse inversion de circuit, nous profitons d'un parcours excellent. Le ravitaillement est rapidement dévoré.

 

      Nous sommes encore tous ensemble, pour cette troisième partie. Peu de changement par rapport à la seconde. Toujours de beau paysages, et des singles vraiment explosifs ! Pourtant, le nombre de kilomètres commence à se faire sentir, et c'est doucement mais surement que mes deux collègues vont me distancer. Stéphane remontera de temps en temps à ma hauteur. Les quelques kilomètres avant la troisième pause seront les plus tranquille de la matinée, à la limite du lassant. Un jolie petit sentier longeant un ruisseau vous ferait presque taquiner la truite. Nous traversons Daglan, et c'est dans la pleine que nous trouvons notre troisième arrêt. C'est ici qu'un participant va me reconnaître et nous parlerons un peu des vidéos et du blog. Ça fait toujours plaisir ! Un peu plus loin, on aperçoit la bifurcation du 40 et du 60, s'imaginant nos deux collègues grimper la côte vraiment corsée qui les attendait...DSC00751

      Nous repartons, sur le 40 pour notre part, même si notre côte à nous ne sera franchement pas de tout repos non plus. Les organismes souffrent et les respirations sont plus bruyantes. Stéphane pose pied à terre alors que tous les autres vététistes autour de nous sont déjà entrain de pousser le vélo. Tous ? Non, un, courageux, continue l'ascension sans s'arrêter, ne pensant à rien d'autre qu'à avancer, la sueur lui coulant dans les yeux et le souffle fort mais régulier. Vous avez deviné, c'est bien moi qui grimpe. Bon je sais, ça fait un peu pompeux dit comme ça, mais quelques compliments de temps en temps, ça fait pas de mal ! Allez promis, j'arrête là l'auto-congratulation ! Pourtant, c'est clair, une vrai séance de torture cette grimpée ! Pas temps sur le plan physique mais beaucoup plus sur le mental. Car en la faisant tranquillement, sur le plus grand pignon, ça passe, non, le plus dur, c'est de n'en jamais voir la fin et d'aller de désillusion en désillusion après chaque virage. Mais bon, une fois sur les hauteurs, on peu souffler un peu et se reposer sur la descente suivante. Descente au bout de laquelle se trouve le quatrième ravito.

 

      Un ravitaillement tous les dix kilomètres, c'est une bonne moyenne ! Si bien qu'on passe presque plus de temps à manger qu'à pédaler ! Stéphane est encore derrière, c'est donc seul que je repars. Il ne reste plus beaucoup de kilomètres alors que la dernière descente vous achève. Un single bien sympa sur la papier mais terriblement technique ! Ce sentier en balcon vous fait crisper jambes et bras comme c'est pas permis. La moindre erreur de trajectoire et c'est la gamelle assurée ! J'entends du bruit derrière moi, je sais qu'un autre vtt me suit. Impossible de me retourner sous peine de vol plané, ce n'est que lorsque j'entends sa voix que je comprends. Stéphane vient de me rattraper et il me talonne ! C'est pas le moment de tomber ! Voilà le genre de descente qui vous fatigue plus qu'elle ne vous repose !

     DSC00753 Nous retrouvons la route alors que nous allons littéralement nous faire jeter du circuit par les organisateurs ! En effet, des compétiteurs arrivent comme des V2 alors que leur circuit rejoint le notre sur une courte portion. Vraiment pas terrible, surtout de se faire jeter comme ça ! Stéphane n'a pas l'air d'avoir apprécié, moi non plus faut dire, c'est donc par la route que nous retournerons au camping, laissant nos amis compétiteurs à leur circuit.

 

      M'enfin, ne gâchons pas cette matinée par ce malheureux « incident », alors que tout le reste fut parfait ! C'est donc malgré tout content et fatigué que nous trouvons l'arrivée après quasiment 44 kilomètres. Micka et Damien arriveront un bon trois-quart d'heure après moi, mais pour vingt bornes de plus ! Et à les écouter, la première côte fut vraiment terrible. Et se sera aussi l'occasion pour Damien de sortir sa deuxième chambre à air, quand on a pas de bol, on a pas de bol ! Allez, une bonne douche et une bonne pression, et c'est repartit !

 

      Une nouvelle fois, la Pomponnaise n'a pas à rougir de sa notoriété. Tout est fait pour vous faire passer une journée d'enfer dans un cadre superbe. Des ravitaillements copieux et nombreux, des bénévoles souriants, tant lors des pauses que ceux faisant la circulation ici et là. En plus de ça, c'est un véritable défilé de vtt plus beau les uns que les autres, de quoi vous en prendre plein la vue. On oubliera la cagade de la fin et on retiendra tout le reste en attendant l'année prochaine !

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

Circuit : 43,5 kms / Durée : 2h45 / Moyenne : 15,6kms/h

 

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