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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Le 2ème Tour de Prayssac(46) du 26 octobre 2014

4 Novembre 2014, 21:40pm

Publié par Piw

  - EPISODE 84 -

 

TAQUINER LES OISEAUX !

PAR DELA LA MERS DES NUAGES...

 

http://lh6.googleusercontent.com/-ml7SbD6CNFU/VFlHB6oV_fI/AAAAAAAAAMM/B6zuIt8gt_Q/w958-h719-no/Prayssac2014_L4F00003.png             Nous y sommes. Aujourd'hui sonne la fin de la saison des randonnées en nos terres. Octobre s'achève. Mais bien que cette année 2014 touche bientôt à son terme, le temps reste d'une mansuétude presque improbable. Quand bien même les températures matinales sont souvent bien fraiches, le ciel n'a de cesse de se parer d'un bleu limpide où s'épanouit un soleil aux milles éclats. Conquit que nous fûmes par la première édition du Tour de Prayssac l'année dernière, quoi de plus normal que de revenir reposer nos roues en ces contrées pour achever de la meilleure des façons cette année riche en émotions et découvertes.

             C'est à trois Blanquefortais que nous arrivons à Prayssac à la pointe du jour. Les inscriptions ont déjà commencé mais le départ étant libre, cela n'est pas bien gênant. Un seul circuit est proposé, d'environ trente-cinq kilomètres. Un petit café bien chaud est c'est parti pour en découdre une nouvelle fois avec ces terres lotoises !

 

             L'on quitte le complexe sportif et traversons Prayssac. Différent de celui de l'année dernière, le tracé nous http://lh6.googleusercontent.com/-t4R5giS3qak/VFlHHQRL6QI/AAAAAAAAAMM/YzWkmqBY7GI/w958-h719-no/Prayssac2014_L4F00004.pngemmène cette fois en lisière du Tarn et Garonne. A mesure que nous progressons sur ces touts premiers kilomètres, le brouillard se fait de plus en plus épais. On laisse bientôt le goudron de la ville pour s'engager sur les vestiges d'une ancienne voie de chemin de fer. Ça roule à bonne allure pour l'instant. Par endroit, le décor se détache, nimbé de brumes, laissant notre regard s'échapper quelques peu. Un long moment nous allons flirter avec les berges du Lot où la végétation se couvre de mille et une couleurs automnales, alliant des rouges puissants à des jaunes dorés dans une précision étonnante et envoûtante. Les eaux calmes de la rivière s'écoulent dans un cliquetis presque inaudible, accompagné par l'harmonieux chant des rouges-gorges heureux de cette fraîcheur bientôt hivernale. De fait rien de vraiment difficile pour l'instant, une bonne façon de se mettre en jambes dans un cadre enchanteur. Nous savons que cela ne va pas durer. Au vu du tracé que nous avons pu consulter au départ, la première montée doit s'annoncer entre le sixième et le septième kilomètre. Et nous n'en sommes plus très loin.

http://lh3.googleusercontent.com/-_VEGEQ1HKyg/VFlHcyJOjtI/AAAAAAAAAMM/flnuhIA-Vq0/w958-h719-no/Prayssac2014_L4F00008.png             Plus nous avançons plus le brouillard se fait épais. Nous laissons les vielles pierres du château de Floiras derrière nous lorsque nous quittons le bitume et entrons sur un étroit sentier. Nous y voilà. Tel un tunnel se prolongeant dans une végétation variée, ce sentier nous promet une longue ascension. Plus les virages en épingles se succèdent plus l'ascension se fait harassante. Le brouillard se fait moins épais, restant dans la vallée, comme si cette masse brumeuse avait élue domicile dans les plaines sans vouloir se hisser sur les hauteurs de Bélaye. Ancien fief des évêques de Cahors, Bélaye, est un petit village médiéval situé en promontoire sur la basse vallée du Lot. Place stratégique tout au long du Moyen-Age, elle fut le théatre de nombreux combats tout au long de la guerre de Cent Ans tout comme lors de la Première Guerre mondiale.(*) http://lh4.googleusercontent.com/MQ-wKhk85ENPIbOfeBPtLuuGgK8FRMLbChEBuYfnUw=w958-h719-noNous longeons les premiers murs d'enceinte du village, fébrile que de découvrir cette forteresse et les trésors qu'elle recèle. Nous grimpons jusqu'à ce qui s'annonce comme un spectacle inoubliable. Ici, nulles brumes ne vient voiler un ciel bleu azur. En revanche, quand nos regards se posent sur l'endroit où devrait ce tenir les vastes vallées du Lot, c'est l'éblouissement. Nous y trouvons une véritable mer de nuages. De notre haute position, nous dépassons les épais brouillards que nous avons traversé il y a peu et qui s'étalent dans les plaines en contre-bas. Le spectacle est magique. Cette blancheur presque éblouissante émergeant vers le ciel contraste grandement avec cette voute céleste azurée. Par endroit, la pointe de quelques collines plus hautes que leurs voisines s'extirpe difficilement de ce vaste océan cotonneux. L'on reste un long moment à contempler ce panorama inoubliable. Difficilement, nous finissons par détourner nos regards de cet envoutant paysage et remontons en selle, comme revigorés par une force inconnue, ravis que d'avoir pu profiter d'un tel moment de plénitude.

 

             Bélaye est à présent derrière nous. Nous nous enfonçons dans les bois longeant les flans du Pech Peyrou juste après le domaine de Al Tuc. Nous y trouvons une monotrace courte mais ludique avant de redescendre dans la plaine par un chemin large mais extrêmement cassant. Le premier ravitaillement se trouve un peu plus loin, après avoir de nouveau flirté avec les eaux du Lot. C'est à Pescadoires que nous faisons notre première pause. La brume a http://lh5.googleusercontent.com/-1nZ1L2CDEFY/VFlISQliOxI/AAAAAAAAAMM/fH8ocVy7eVQ/w958-h719-no/Prayssac2014_L4F00018.pngdepuis longtemps déserté les lieux et c'est sous un soleil des plus agréable que nous nous restaurons. Rejoint par David d'Evasion Pourpre, nous poursuivons cette matinée en direction de vallées et forêts plus sombres et plus épaisses...

             Les kilomètres qui vont suivre n'auront rien de bien compliqués. Entre petites routes de campagnes et chemins plus larges, l'on roule tranquillement, profitant agréablement de ces derniers jours d'octobre. Nous atteignons maintenant le village de Loupiac. Les choses sérieuses reprennent alors. Sans fioritures, nous attaquons cette colline, remontant sur les hauteurs du Cap del Bos. L'ascension se déroule sans heurts, traversant prés aux herbes humides avant de pénétrer dans une sombre forêt de châtaigniers qui sans bon l'odeur de l'automne. On rassemble notre groupe sur les hauteurs. Une longue portion de bitume nous emmène vers LA montée de cette matinée, par les coteaux surplombant Combeburne, montée que l'on soupçonnait déjà avant d'y être.http://lh3.googleusercontent.com/-aGMUDc-ZiXA/VFlJBauUrxI/AAAAAAAAAMM/nCUccLpGyqY/w958-h719-no/Prayssac2014_L4F00026.png Sinueuse et étroite, la trace garde malgré tout une forte humidité posée sur les pierres des environs, alors que des herbes folles et sèches tapissent de vastes espaces lorsque les arbres se font moins nombreux. Une rapide descente nous pousse directement à la seconde pause, près de la Penchénérie.

 

             Nous entamons le dernier tiers. Sur les trois kilomètres suivants, le tracé va être commun avec les marcheurs. La prudence est donc de rigueur dans cette descente rapide et parsemée de pierres et de larges ornières. De retour dans la vallée, l'on traverse Niaudon et enchaînons rapidement avec la dernière montée. Nous ramenant sur les hauteurs de Roquebert, celle-ci est longue, très longue. Au fil de l'ascension, le décor change petit à petit. Des herbes vertes et des arbrisseaux humides du début, il ne reste rien lorsque nous prenons de l'altitude. Ici, c'est un monde de pierres, de lichens et d'arbres torturés. Dolmens et menhirs témoignent de notre passé, aux abords de longs chemins bordés de murs maintes fois centenaires. L'on laisse la large piste que nous fait suivre le balisage pour emprunter un étroit sentier où les marcheurs sont passés il y peu. Une petite entorse à l'organisation, mais il est bien plus ludique de rouler sur ce sentier technique que sur une http://lh6.googleusercontent.com/-8TATxpgIv8k/VFlJcXRHxJI/AAAAAAAAAMM/-pOV53PZkiE/w958-h719-no/Prayssac2014_L4F00030.pngpiste limite insipide ! Sur notre gauche, juste en lisière du chemin, un énorme menhir trône sur la piste dite "du chaos". S'en suit la descente finale, rapide et jouissive à souhait.

 

             Ainsi s'achève ce second Tour de Prayssac. Trente-six kilomètres aux airs bon enfants. Est-ce parce qu'il s'agit de la dernière randonnée de l'année ? Mais il s'en dégage une impression de plénitude, comme si en venant rouler ici nous savions à l'avance que nous en repartirions un large sourire aux lèvres. Les questions de dépassements de soi et de la recherche de la difficulté dans le tracé n'ont ici pas lieu d'être. Reste juste le plaisir de rouler, paisiblement, entre amis ou en solitaire, croiser quelques connaissances et en faire de nouvelles.

 

Voilà la meilleure des façons que de conclure cette saison ! Ajoutez à cela des paysages splendides et des vestiges anciens, des organisateurs à le gentillesse et aux sourires de tous les instants et vous avez là tous les ingrédients pour qu'une étrange alchimie opère, celle qui vous fera dire sans hésitation : l'année prochaine, on revient !

 

Sylvain « Piw »

 

Circuit : 36 kms / Durée : 2h15 / Moyenne : 16,3 kms/h / D+ : 600

 

(*)http://fr.wikipedia.org/wiki/Bélaye

 

 L'ALBUM PHOTOS EN CLIQUANT ICI !

 

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