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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Randonnée à Montaigu de Quercy(82) du 23 septembre 2012

30 Septembre 2012, 14:45pm

Publié par Piw

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

      Les dimanches se suivent et les randonnées n'en finissent pas ! En cette fin septembre, me voilà parti à Montaigu de Quercy dans le Tarn-et-Garonne. Il s'agit en plus de la 10ème édition de leur randonnée, qui a maintenant acquis une notoriété qui n'est plus à faire. Trois circuits vtt sont au programme : 25, 40 et 55 kms, ainsi que deux circuits pédestres. Bien décidé à rouler sur le plus grand, me voilà sur place un peu après huit heures. Je vais y retrouver Ludo et Nathalie, ainsi que Franck. Quelques têtes connues sont aussi présente, au milieu d'une foule qui n'en finit pas de grossir. Enfin, l'inscription terminée et la plaque de cadre installée, nous voilà fin prêt, attendant le départ sur le devant du troupeau, alors que l'organisation s'apprête à donner le signal de départ, ou à lâcher les fauves, c'est selon (!!).

 

vlcsnap-2012-09-30-16h19m34s252      Nous voilà parti, l'air est idéal, même un peu chaud et le ciel, d'un aspect surréaliste, annonce un changement de temps à venir. Nous voilà parti, donc, notre troupeau traversant les rues de Montaigu. Ça part plutôt vite, je pense qu'on ne tiendra pas la distance à cette allure ! Tant et si bien que nous voilà déjà revenu sur les hauteurs, où l'on se rend compte qu'il va falloir compter avec un facteur inhabituel, le vent... Et dieu sait si ça souffle ! De côté ou de face, jamais Eole ne vous laissera tranquille et il n'y a bien que dans les bas-fond que nous pourrons échapper un cour instant à son emprise. Plus fatiguant que rafraîchissant, il va falloir compter avec de bonne rafale et s'adapter... Sur les hauteurs, donc, lorsque le tracé nous fait prendre un sentier réouvert il y a peu et dont le charme est immense. Bordé de quelques pierres posés au hasard ici et là, vestiges d'anciens murs qui n'ont pu résister à la lente mais puissante croissance d'une végétation depuis lors centenaire. Ça tourne, ça zigzague, bref, c'est génial.

      Encore en bon nombre, nous laissons la place au bitume pour un single en balcon de toute beauté et dont les chevreuils doivent se régaler. La vitesse est quand même bien élevé et les chemins se dévalent dans un pur bonheur. On traverse Taillefer avant de redescendre dans la vallée pour y rejoindre le GR que l'on va rapidement quitter par deux chemins au choix, un facile et un difficile. Pour le sport, c'est parti sur le plus dur et l'ascension de cette colline. Une ascension ardue, tout en virage en épingle sur un sentier assez technique. On est nombreux en file indienne, quelques fois roues à roues, et vous savez comment cela se passe dans ces moments... On pourrait presque entendre les mouches voler, finit les bavardages, tout est à la concentration. Enfin, après deux ou trois virages supplémentaires, nous voilà au bout de nos efforts, prêt à redescendre quelques mètres plus loin afin de rejoindre le circuit commun. Je roule seul pour l'instant, mais je sais que Ludo et Nathalie ne sont pas très loin devant. Quand à Franck, je doute le revoir au vu du vent qu'il nous a mit peu après le départ...

      Plus très loin de Pervillac, c'est là que j'aperçois mes deux collègues un peu plus loin à l'horizon. Mais c'est aussi là que nous allons faire notre bourde de la matinée, et jouerons une nouvelle fois les moutons bêtes et disciplinés. Un petit crochet nous faisait descendre jusqu'à l'église du dit village pour y trouver le premier ravitaillement, mais tout occupé que nous fûmes à viser le balisage, nous n'avons pas détourner le regard et avons tracé notre route, et fier de nous en plus...

 

vlcsnap-2012-09-30-16h20m51s5      Quasiment quinze kilomètres, et nous réalisons amèrement que nous venons tout simplement de rater la première pause... Hahaha, en voilà une bien bonne que nous n'avions encore jamais faite ! Allez, on se remotive, il va bien y en avoir un autre, dans.... vingt kilomètres ! Sur cette deuxième partie, le chemin sera bien roulant, et ce jusqu'à la bifurcation des tracés. Et là, direction le 55 par un single vraiment très étroit et qui cour à flan de colline. Un superbe passage, qui nous fait rejoindre le Moulin Bessou. Après un petit morceau dans la vallée, on ne tarde pas à remonter sur les hauteurs. Le vent est toujours bien présent, soufflant si fort que quelques fois il ne nous tarde qu'une chose, redescendre pour s'en protéger. Et la descente suivante n'est plus très loin, une descente très rapide par un sentier pas bien large. On quitte les Tertres de Gayraud pour s'enfoncer dans la Combe des Molles. C'est ici que je vais perdre Ludo de vue, le long de cette ascension assez longue et pourtant pas bien raide. Même pas vingt-cinq kilomètres et me voilà déjà à bout... La suite risque d'être compliqué ! Le jeu en valait pourtant la chandelle tant ce qui nous attendait en haut est magnifique. Des champs tout autour de vous et des points de vue par moments vraiment magiques. C'est roulant, presque reposant et c'est un peu plus loin que je vais retrouver Ludo. Nous serons bientôt rejoint par Franck, qui se sera arrêté au ravitaillement, lui ! On profite d'une pause bienvenue avant de repartir.

      Les chemins ne vont pas beaucoup changer jusqu'au ravitaillement salvateur. Des chemins larges, bien que l'on ne puisse dire qu'il s'agisse de piste tant ceux-ci sont cassant. Et c'est bien là la marque de fabrique de cette matinée : cassant. Si l'on ne devait résumé la rando à un seul mot, celui-ci est tout trouvé ! Même les chemins plats qui, ailleurs, vous permettent de récupérer, ici, non... oubliez ce mot, récupérer, car de tels passages ne sont vraiment pas monnaies courantes ! Tout est cassant, parsemé de pierres plus sournoises les unes que les autres, où chaque instant est un effort supplémentaire et une lutte contre le terrain. C'est un peu avant la pause que nous serons rejoint par Eric, qui nous fait une rando en mode malade. Il va s'en dire que dans de telles circonstances, nous ne sommes pas fâché de voir apparaître le ravitaillement tant attendu. Et c'est tel des gamins que nous allons traverser ce pré qui nous sépare du pâté et du jambon ! Trente-deux kilomètres, et une pause trèèèès longue avant de repartir.

 

vlcsnap-2012-09-30-16h23m32s80      Nous quittons Lastours tous les quatre pour s'attaquer à la troisième partie. Une chouette descente par un single sinuant au beau milieu d'une végétation aride et nous voilà revenu dans la vallée. On traverse Valprionde et la montée suivante va laisser quelques traces et vraiment commencer à faire sentir le nombre de kilomètres. Ludo est parti loin devant alors que je roule avec Franck. Bientôt, un nouveau ravitaillement va se présenter à nous, au même endroit où nous avons loupé le premier, à Pervillac. Une nouvelle fois, la pause est bienvenue et les tables sont vraiment bien achalandées niveau provisions. Presque quarante cinq kilomètres lorsque nous repartons pour la dernière partie. Ces derniers kilomètres se bouclerons sans trop de peines, même si le rythme a sensiblement baissé depuis le départ. On commence à sentir les effets de la distance et certaines petites montées deviennent relativement difficiles. Le vent est légèrement retombé, enfin. Encore du très bon ici, du single majoritairement, là même où le fameux serpent se jeta sous ma roue l'année dernière. Ça tourne, c'est cassant, très cassant par endroit, le tracé ne vous laisse pas vraiment de répit sur ce dernier morceau. Le passage dans ce bosquet de pins tous alignés est toujours aussi bon, et on s'éclate vraiment à terminer le circuit. Enfin, un petit talus que je ne vais pas tenter juste avant de retrouver la route qui nous ramène à notre point de départ. Un bon sprint sur la ligne d'arrivée avec Franck, et les crampes me rappellent à l'ordre, il était temps d'arriver !

 

      Emballé c'est pesé ! Ludo est arrivée depuis un petit moment déjà, Nathalie ne tarde pas à nous rejoindre et on termine par une bonne petite pression pour se remettre ! Cinquante cinq kilomètres sur un tracé vraiment magnifique ! Ni trop dur ni trop facile, juste ce qu'il faut pour vraiment se faire plaisir. Un dénivelé pas trop élevé, mais le terrain est tel qu'il fut très rare de rouler « au calme » et sans ces cailloux qui vous obligent à une attention de tous les instants. Point de longues montées ou de longues descentes mais une succession de petites bosses qui furent toute aussi fatigante. Bref, un vrai bonheur que d'être venu rouler par ici ce matin !

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • un circuit pile poil comme il faut

  • des ravitos copieux

  • une foule impressionnante.

 

 

On a moins aimé :

  • mes alleux, mais pourquoi tant de vent ce matin ?

 

Circuit : 55 kms / Durée : 3h20 / Moyenne : 16,5 kms/h / D+ : 744

 

 

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