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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

Sur les traces de Bacchus à Prayssac(46) du 16 septembre 2012

19 Septembre 2012, 21:16pm

Publié par Piw

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

       A nouveau dimanche, nouvelle randonnée ! Aujourd'hui, je vous propose de partir sur « les traces de Bacchus » à Prayssac. Pour la petite histoire, Prayssac tient son nom de Priscius, un riche propriétaire à l'époque gallo-romaine. Le « -ac » signifiant à l'origine « propriété de » en Occitan, « Prayssac » n'est autre qu'une évolution de « la propriété de Priscius ». Quand à Bacchus, il s'agit bien entendu du dieu romain correspondant à Dionysos dans la mythologie vlcsnap-2012-09-19-22h55m10s247grecque. Il est question du dieu du vin et de l'ivresse, et de façon moins connu, des débordements et de la nature. Quoi de plus logique donc que de l'assimiler au nom d'une rando se déroulant en plein pays du vin ? L'idée est fort bien trouvé. Un joli nom pour une rando qui le fut tout autant.

     Organisée tous les deux ans, c'est la première fois que je vais rouler sur celle-ci. Trois circuits vtt sont proposés ce matin, 30, 45 et 56 kms. Je suis sur place un peu après huit heure et je retrouve d'ailleurs Ludo et Nathalie lors de l'inscription. Partis pour rouler sur le circuit intermédiaire, je vais finalement changer d'avis et me ranger du côté de mes compagnons, bien décidés à boucler celui de soixante ! Les imprévus sont la grande aventure de la vie et c'est maintenant que nous allons voir si le vin rouge, le vin blanc et la bonne bouffe de la veille au soir sont compatibles avec un long parcours comme celui-ci !

 

      Huit heure trente presque sonnantes et trébuchantes lorsque nous donnons nos premiers tours de pédales. L'air est encore drôlement frais, et l'ombre des maisons Prayssacoises n'arrange en rien notre affaire. Les débuts se font par la route, une longue portion de route. On ne roule que tous les trois pour l'instant lorsque au sommet d'une montée, nous allons littéralement tomber sur un troupeau de vététistes cherchant le balisage. Nous y sommes... trois kilomètres et nous voilà déjà perdu ! Et bien, ça commence fort. Rien sur le sommet, nous redescendons tous alors que l'un d'entre nous s'enquiert au près des organisateurs qui vont lui donner la direction à suivre. Un petit sentier juste avant la montée dont une tête bien pensante a trouvé intelligent d'enlever la balise à cet endroit... On reprend le cour normal des choses, même si ça monte et plutôt deux fois qu'une. Nous voilà tous en file indienne, roue à roue, priant pour que celui de devant ne fasse pas de faux-pas tout en espérant tenir sa propre trajectoire. Il fait soudain bien plus chaud et les quelques précautions vestimentaires deviennent d'un coup superflues. On va ensuite emprunter le GR36 jusqu'aux pieds de Puy-l'Evêque dans une descente aux pierres roulantes et fuyantes. Jusqu'à Martignac, le circuit ne sera guère avare en diversités et nous allons passer de sentiers en sous-bois bordés pour certain par des murs gorgés d'histoire à de la piste où un superbe lavoir rénové tient place depuis plusieurs décennies, sans oublier quelques champs et j'en oublie. Un florilège de décors en si peu de kilomètres, il n'y a que par chez nous que l'on peut trouver cela (un peu de chauvinisme ne fait parfois pas de mal...) !

 

vlcsnap-2012-09-19-22h56m49s253      On retrouve un peu plus loin le GR652 lorsque l'horizon vallonné se dévoile devant nous sous un ciel d'un bleu limpide dont le feuillage des forêts alentours teinté d'un vert sombre rehausse encore plus cet océan d'azur. Le circuit se trouve toujours bordé de murs et autres vielles pierres, alors qu'un peu plus loin, nous traversons un superbe hameau, témoin d'une époque où l'activité vinicole tenait une place importante dans notre région. De montés en descentes, nous nous rapprochons doucement du vingtième kilomètre. Le rythme est vraiment tranquille, il faut dire que l'on ne boucle pas soixante bornes en se cramant dès le départ. Alors que l'on venait de quitter le GR652, nous voilà revenu sur ces traces après une petite boucle. Reconnaissant le coin pour y avoir roulé il y a peu lors de la rando de Duravel, je sais que l'on va avoir droit au superbe single qui redescend dans la vallée. Et ça n'a pas loupé ! C'est superbe, rapide, sinueux, mais le retour à la réalité est tout autre lorsque il nous faut remonter vers Calassou. Une montée longue, sinueuse (elle aussi !), parfois technique, bref, l'un des premiers gros morceaux de cette matinée. Fort heureusement, ce n'est que quelque petits kilomètres plus loin, dans Montcabrier, que nous allons trouver le premier ravitaillement, où il y a déjà pas mal de vététistes, et alors que les compteurs atteignent les vingt-cinq kilomètres.

 

      Allez, la mise en jambe est terminée, nous allons maintenant passer aux choses sérieuses. La descente de Montcabrier au milieu de vieux pieds de buis est bien plus agréable dans ce sens même si la prudence est de rigueur. On roule en direction de Saint-Martin-le-Redon toujours sur notre fameux GR. L'on commence à vraiment bien connaître ce chemin, et l'allure est très rapide. Nathalie mène la danse, dans une énergie communicative. Ce n'est que juste un peu avant St-Martin que l'on change soudain de direction pour remonter sur Bonaguil. Nous voilà au second gros morceau. Non que la montée soit technique, mais punaise ce qu'elle est longue ! Très longue même ! Les virages n'en finissent plus et le bout ne semble jamais vouloir arriver. Pourtant, le rythme est quand même rapide, comme si nous voulions en terminer le plus rapidement possible. Enfin, une fois au bout de nos efforts, le chemin se voudra plus calme, un peu plus roulant, même si deux ou trois petite montées seront là pour casser le rythme.

vlcsnap-2012-09-19-22h57m34s204      Nous n'allons pas descendre jusqu'au village de Bonaguil mais allons arriver de derrière le château par un chemin que nous ne connaissions pas et qui est fort sympathique même si plutôt technique et cassant. Une montée au beau milieu de marches rocheuses pour enchaîner sur une descente rapide avant de vous faire remonter. Bref, cela ne fût pas de tout repos mais ce fut magnifique ! Nous quittons le village et son donjon pour remonter le long du Pech de Loygue. Encore une fois, la montée est longue et fatigante. La difficulté a en effet quelque peu augmenté sur cette seconde moitié où montées et descentes s'enchaînent de plus en plus rapidement. Les passages pour souffler se font plus rares et même la plupart des descentes sont plus éprouvantes que reposantes. On comprend mieux le 1300 mètres de dénivelé positif annoncé ! Pourtant, et même si l'on n'est plus très loin des quarante kilomètres, tout va bien, l'ambiance est bonne, la température idéale et les organismes ne semblent pas trop souffrir. Tant mieux, il reste encore une vingtaine de kilomètres ! Surtout que nous nous dirigeons tout droit vers la dernière grosses côte de cette matinée et pas des moindres.

 

       Oublions ce passage où le poussage de vélo fut de rigueur pour une montée dont l'artère principale tenait plus d'une énorme ornière quasiment impraticable que d'une montée technique où la volonté d'être plus fort que le chemin se fait sentir. Nous voilà à présent revenu dans la vallée, entre ses deux imposantes collines sur lesquelles nous prenons un malin plaisir à en dévaler les chemins. Pourtant, le Lot se trouve de l'autre côté et entre lui et nous se trouve Cavagnac... Certe, la seconde pause nous attend là-haut, à deux cent mètres d'altitude et nous, nous sommes là, en bas, encaissé entre ses deux coteaux, avec nos malheureux petit quatre-vingt-cinq mètres d'altitude. Soit un peu plus de cent mètres à prendre, et en ligne droite, point de fioritures, c'est tout droit que nous montons à Cavagnac, avec une seul idée en tête : MANGER ! L'imaginaire odeur des rillettes, du vin, des fruits, et de toutes les bonnes choses que l'on va trouver est comme une locomotive nous faisant avancer, nous autres, file indienne de wagons, sur ce rail que les hommes et la natures ont façonnés au fil des siècles sans savoir qu'un jour nous serions là à profiter de chaque tours de pédales de tous ce qui nous entoure, même si les jambes font mal, même si la sueur coule dans les yeux, même si le soleil tape de plus en plus fort, nous sommes là, avançant, montant, progressant, avec une seule idée précise en tête, le bon pain et les rillettes ! La pause est salvatrice, et on prend vraiment notre temps ! Tant et si bien que le départ fut pénible même si nous redémarrions par une belle descente.

vlcsnap-2012-09-19-22h58m00s204      Et pour une descente, quelle magnifique descente ! Nous longeons les flans du Pech du Fusil par un chemin de tous ce qui fait l'essence même du vtt ! Indescriptible avec des mots mais tellement magique à rouler ! Des passages comme il y a peu et dont il faut savoir profiter pleinement ! Un vrai moment de vtt, ni plus ni moins. Finalement, nous voilà revenu dans la vallée, le long des berges du Lot. Les quinze derniers kilomètres suivront à quelques exceptions prêt ce dernier. Finit les grosses montées ou les descentes bourrées d'adrénalines, nous voilà au plat et pour un moment. On roule vite, pas trop malgré tout, il faut encore tenir un bon petit moment. Pourtant, de bien beaux passages nous attendent encore. Nous roulons la plupart du temps sur l'ancienne voie ferrée et lorsque nous quittons celle-ci c'est pour emprunter un étroit single en bordure du Lot. Et que dire de l'arrivée dans Puy-l'Evêque dont l'écluse nous accueille dans un bourdonnement incessant. Pause touristique. On traverse le village et retrouvons l'ancien chemin de fer, et ce jusqu'à Prayssac.

 

      Bacchus n'a qu'à bien se tenir ! Nous voilà de retour après pas moins de quatre heures de pédalages et soixante kilomètres. Que dire... Un circuit magnifique, une difficulté certes bien présente mais jamais gratuite et une diversité de décors, de lieux et de situations d'une richesse impressionnantes ! Rares sont les randos qui nous proposent toutes ces choses à la fois, nous rappelant par la-même que le vtt n'est décidément pas un sport comme les autres, où l' effort et la découverte se marie en une alchimie où chaque difficulté passée est une victoire personnelle lorsque l'instant d'après elle laisse la place à tous ce qui fait la beauté et la simplicité des choses qui nous entourent. Un bref instant de plénitude dans une société qui va de plus en plus vite. Et ça fait du bien...

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • un circuit extrêmement varié

  • des ravitos copieux

  • le Lot et ses décors

On a moins aimé :

  • un départ libre, j'aime toujours pas ça

 

Circuit : 60 kms / Durée : 3h55 / Moyenne : 15,3 kms/h / D+ : 1300

 

 

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G58 21/09/2012 18:47

Superbe CR comme d'hab ! J'y étais aussi mais on ne s'est pas vus !! Dommage! peut être à Montaigu dimanche ?

Piw 21/09/2012 19:34



Merci ! En effet, je serais à Montaigu dimanche, en espérant vous y croiser et faire un bout  de chemin ensemble !