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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La Pontouraine à Pontours(24) du 16 juin 2013

23 Juin 2013, 13:44pm

Publié par Piw

Bonjour à toutes et à tous !

 

Prologue

 

          Le mois de juin est à présent bien entamé, et pourtant, celui-ci ressemble étrangement à celui de mai tant la météo reste inchangée et toujours aussi humide et pluvieuse. Cependant, une accalmie estivale se présente en ce dimanche, une aubaine alors que nous nous rendons à la 5ème édition de la Pontouraine à Pontours. Au cœur de la Dordogne, cette rando se veut l'une des plus dure des environs, avec un dénivelé assez élevé. Mais les chemins et vlcsnap-2013-06-23-15h17m24s244paysages des environs compensent cette difficulté, c'est pourquoi nous revenons en ces terres, et ce pour la troisième année consécutive, afin d'en découvrir et d'en redécouvrir toutes les richesses. Changement de principe cette année, nous avons droit à une randonnée en « étoile », avec trois boucles principales d'une quinzaine de kilomètres chacune, toutes entrecoupées de boucles plus courtes, qui reviennent toutes au départ, qui lui est situé à La Mothe. Un principe que l'on voit rarement mais qui a le mérite de proposer des randonnées « à la carte » où chacun est sur d'y trouver son compte et de poursuivre ou de s'arrêter quand bon lui semble.

           Ludo, Nathalie et moi-même arrivons sur place un peu après huit heure trente. Il y a déjà beaucoup de monde, et la file pour l'inscription est digne d'une queue à la caisse d'un supermarché un samedi après-midi. Six euros l'inscription, avec un cadeau offert et au choix parmi trois proposés, le tourain offert à l'arrivée ainsi qu'une plaque de cadre, voilà une quantité d'attentions bienvenues et vraiment sympathiques ! Malgré l'heure encore matinale, la température est déjà élevé et nous savons qu'il ne va pas falloir longtemps avant que la trentaine de degrés annoncé finissent par réchauffer des contrées encore humides.

           Il est temps maintenant d'enfiler les chaussures, caler les cales dans les pédales, ajuster le casque, mettre les lunettes et de s'élancer sur la première boucle de cette matinée qui s'annonce riche de découverte !

 

Chapitre 1 – La boucle de Bourniquel – 13 kilomètres, 370 D+

 

vlcsnap-2013-06-23-15h17m35s98          Nous sommes vraiment très nombreux sur la petite place de ce charmant hameau qu'est La Mothe. Les palabres vont bon train, donnant l'impression de se tenir au beau milieu d'un bruyant marché dominical où producteurs et consommateurs y vont de leurs discussions souvent superficielles mais toujours très enjouées. Le maître d’œuvre de cette matinée tente de se faire entendre au milieu de cette foule bruyante et quelques peu indisciplinée que nous formons. Après quelques recommandations d'usages de la part de l'organisateur au porte-voix des plus étranges, nous décidons tous trois de commencer tranquillement et de partir à l'assaut des treize kilomètres de la première boucle annoncée comme étant la plus facile, celle de Bourniquel. Les brouhahas d'il y a peu s'estompent peu à peu lorsque la foule s'étiole et se divise, chacun partant sur l'une des trois boucles proposées, formant petits groupes ou troupes plus conséquentes.

 

           A notre tour, nous voilà parti, laissant les dernières maisons derrière nous et quittant « la civilisation » pour entrer de plein pieds au cœur des forêts sentant bon la nature où la verdure des alentours est de tous les instants. Comme l'on pouvait s'en douter, ce ne sont pas les derniers jours au températures élevées qui auront fait sécher les chemins pendant longtemps gorgés d'eau. Malgré cela, les paysans n'ont pas attendu pour faire les foins, et ces vastes prés fauchés que nous dévalons sont là pour le prouver et pour nous rappeler à quel point nos cassettes ne sont pas très friandes d'un tel traitement. Nous quittons bientôt les bois des Carbonniers et nous dirigeons toujours vers Bourniquel. vlcsnap-2013-06-23-15h19m13s46Une descente très rapide précède une montée assez raide alors que nous retrouvons le GR6E un peu plus loin. Le soleil resplendit dans ce ciel d'un bleu limpide, et cela fait du bien ! Ce court passage dans ce champs où l'herbe commence à prendre une jolie teinte dorée et où les arbres du Bois de Madame se dessinent en toile de fond n'a pourtant rien de vraiment particulier, toutefois, une sorte d'aura se dégage de cet éphémère instant, un sentiment de plénitude et de quiétude qui semble vous envelopper, vous apaiser, comme une communion avec la flore environnante...

           Forts de cette bouffée revigorante, nous entrons au cœur de cette forêt. Les débuts ne sont pas aisées, et le sentier que nous dévalons prend la forme d'un tunnel naturel qui semble se resserrer au fur et à mesure de notre progression. Subitement, ce tunnel se termine et place à présent à une longue descente, sinueuse par endroit, toujours rapide et constamment superbe ! Voilà qui nous rappelle à l'ordre et réveille en nous des instincts plus joueurs. Nous allons à présent amorcer l'une des grosses montées de cette boucle, sous les conseils de Dominique lancé à vive allure et dont le son de la voix se perd déjà au loin. Plus technique qu'ardue, cette montée met surtout à mal notre équilibre sur ce chemin où les cailloux ont poussé ici bien plus qu'ailleurs et dont la surface luit encore d'une humidité tenace dans ces sous-bois. Ludo nous prouvera tous ses talents de pilote en détresse lorsque sa monture partira dans des trajectoires étonnantes et inattendues. Finalement, nous sortons de ces « grèzes » et retrouvons un peu de bitume pour en venir à traverser Couleyrie.

           La température de l'air a sensiblement augmenté depuis le départ, et cela se ressent bien plus sur le goudron que sous la couverture du feuillage de tout à l'heure ! Nous nous engageons à présent sur un chemin fraîchement réouvert et qui respire une grande ancienneté. La descente est sinueuse et les arbres vraiment rapprochés. Cela s'aère un peu par la suite pour reprendre la longue montée jusqu'au château de Cardoux. De là où nous sommes, la vue est magnifique et impose le silence. Les larges prairies fraichement tondues ont ce quelque chose de reposant, vlcsnap-2013-06-23-15h16m17s80vous donnant presque l'envie de vous poser là et d'admirer le paysage. Nous poursuivons pourtant le circuit et roulons à présent sur l'allée principale menant au château de Cardoux. Celui-ci, propriété de la famille Saint-Exupéry, remonte au 13ème siècle. Quelques siècles plus tard, il connaîtra de grosses restaurations et de demeure militaire deviendra par la suite demeure d'agrément (*). Nous longeons les murs d'enceintes et découvrons une superbe chapelle un peu plus loin. Pourtant, le tracé nous tire de nos fables historiques et nous ramène à la réalité du terrain lorsque la descente finale s'amorce. Jusqu'aux pieds de la Fontaine de Rouby, nous aurons une descente rapide sur un sentier étroit et ombragé. Un pur plaisir, mené de main de maître par une charmante vététiste qui conduisait la danse et nous ouvrait la route. Enfin, la dernière montée jusqu'à La Mothe sera l'occasion pour Nathalie de se lancer à l'assaut d'un groupe de participant, les laissant sur le carreaux et surement surpris de se voir doubler ainsi.

 

           La première pause de cette matinée et cela fait du bien. Nous prenons notre temps et refaisons le plein de vitamines, car la boucle suivante s'annonce nettement plus ardue et technique...

 

Chapitre 2 – La boucle de Pontours – 13 kilomètres, 465 D+

 

vlcsnap-2013-06-23-15h15m09s170           L'air chaud ne laisse personne indifférent. Cela tranche radicalement avec les semaines passées, mais nos organismes ne se sont pas encore accoutumés à de telles chaleurs. Nous quittons à présent les hauteurs de La Mothe et son chaleureux ravitaillement pour se mesurer à la seconde boucle de cette matinée, la boucle la plus dure, celle de Pontours. Un dénivelé assez élevé pour le peu de kilomètres de cette boucle. Une petite hésitation au départ, et nous voilà déjà entrain de redescendre par un nouveau chemin réouvert et toujours technique. Ça tape énormément sous nos roues, signe en effet que ce chemin ne fût plus pratiqué depuis de longues années. Ça descend toujours plus rapidement, et nous pénétrons à présent dans les bois. Bien que cette descente ne soit pas encore terminée, nous voilà devant une large et profonde ganne pour enfin conclure par un passage vraiment technique où les grosses pierres sur le sol sont une nouvelle fois couvertes de cette fine couche humide les rendant tout aussi glissante qu'une plaque de verglas hivernale.

           Au plus profond de la vallée, nous traversons Pontours, avant de retrouver un sentier en devers sur le flan de cette colline qui nous surplombait il y a peu. Nous allons découvrir ici, d'un rapide coup d’œil, ce qui semble être un pont, ou une passerelle reliant l'on ne sait trop quoi, gardé par une imposante statue de la vierge Marie. Les croyances et lieux de cultes sont eux aussi une preuve de notre riche histoire, au même titre que les anciens monuments ou édifices. Croyants ou non-croyants, il ne fait aucun doute que de tels ouvrages, disséminés dans des endroits inattendus comme ici ne peuvent laisser indifférent et prouvent une nouvelle fois toute la dévotion et le travail de nos ancêtres dont la vie, bien que rude et pénible, devait être finalement bien plus saine qu'aujourd'hui, bien loin de cette course après le temps que nous vivons à notre époque...

 

vlcsnap-2013-06-23-15h14m37s97           L'on continue et nous élançons sur ce qui va être l'une des plus longue montée de ce matin et qui va nous permettre de rejoindre La Belle Etoile. Tout est dit. Toujours beaucoup de cailloux par endroit, bien qu'une longue portion plus calme va nous reposer avant l'ascension finale. Revenu sur les hauteurs, une bonne partie de la suite sera vraiment ludique, sans trop de difficultés, alternant routes, larges pistes et descentes rapide. Ça va vite et ça fait du bien ! Lorsque s'achève la énième descente, le rythme va ralentir alors que nous entrons dans le bois de Bazet et où nous allons trouver son superbe single en balcon bien connu de la région. Racines, slalom entres des arbres filiformes, petits fossés ou petits talus, tout est réunis ici pour vraiment se faire plaisir ! La suite sera plus conventionnelle mais va nous mener directement à la seconde partie de cette superbe portion. De nouveau, nous retrouvons un single technique et/ou rapide, où il faut parfois savoir prendre le temps d'admirer un paysage qui se dévoile soudainement lorsque les arbres semblent s'être écartés pour l'occasion. Nous surplombons Pontours et La Dordogne où quelques cygnes profitent nonchalamment d'une eau encore fraîche.

           La deuxième pause n'est plus très loin, mais avant cela, une nouvelle descente plutôt technique va nous mener au pied d'une longue montée ardue. Cailloux, ornières, sol glissant, tout est réunit pour une grimpée digne de ce nom où rare sont ceux qui ne poseront pas un pied à terre. Enfin, à la sortie de ce champs où nous dépassons quelques marcheurs, nous voilà de retour à La Mothe pour une nouvelle entracte bienvenue..

 

Chapitre 3 – La boucle de Couze – 16 kilomètres, 432 D+

 

vlcsnap-2013-06-23-15h17m08s77          La troisième et dernière boucle nous attends. Celle de Couze, dont nous déciderons de ne parcourir que huit kilomètres, vu l'heure avancée qu'il est. Nous quittons une nouvelle fois La Mothe sous ce soleil généreux. La pause ayant duré un petit moment, il est bien difficile de repartir et la première montée, pourtant courte et pas vraiment ardue, va nous rappeler à l'ordre, aussi bien dans la tête que dans les cuisses. Il faut le temps à la machine de se remettre en marche ! Changement de décor pour cette courte boucle, où le bitume et les pistes seront plus présentes. Nous suivons le GR 6E quelque temps, roulant tranquillement. Le tracé nous le fait quitter pour trouver un chemin rapide au milieu des bois. Jusqu'à Coste Périé, tous n'est que verdure, sur un chemin sans trop de difficultés. Nous enchaînons de nouveau avec une large piste, qui nous mène tout droit vers le meilleur passage de cette courte boucle, une descente rapide et technique, comme nous en avons eu finalement beaucoup ce matin, du pur plaisir dont on ne se lasse pas ! Finalement, c'est par une nouvelle montée rendue plus difficile par les kilomètres qui commencent à se faire sentir dans les jambes que nous retrouverons notre point de départ...

 

Dernier Chapitre – La conclusion

 

vlcsnap-2013-06-23-15h19m53s195           Et bien voilà, La Pontouraine édition 2013, c'est terminée ! Un dernier petit tour au ravitaillement avant de profiter du succulent tourain offert que nous allons accompagner avec une pression bien fraîche. Une édition qui change complètement la formule des années passées tout en gardant le charme et une certaine difficulté qui a fait son nom. Une matinée excellente, des organisateurs souriant et chaleureux, des chemins superbes dans des endroits chargés d'histoires et des points de vue typique de la région. Que demander de plus ?

Cette formule de « l'étoile » ou « du trèfle » apporte un peu de nouveauté dans cette saison des randos, et la multitude de boucles proposée ce matin fut énorme et vraiment adapté pour tous les niveaux ! De surcroît, heureux hasard, le temps fut magnifique, ajoutant s'il le fallait une plus valut non négligeable ! Continuez comme cela, vous nous réjouissez chaque années en ce mois de juin !

 

Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !

 

Votre serviteur, Piw

 

On a aimé :

  • Un rando à la carte

  • Des chemins magnifiques

  • Une difficulté bien présente

  • Cadeaux, tourain et bonne humeur

On a moins aimé :

  • Le principe de l'étoile, jamais nombreux à rouler ensemble

  • Un point strictement personnel, que l'on voit de plus en plus, et toutes randos confondues : amis vététistes, est-ce donc si compliqué, lors des ravitaillements, que de remplir son verre, de prendre un ou deux trucs à manger et de s'écarter du stand afin de laisser la place aux autres ? Combien de nos semblables restent sur place, à se goinfrer comme s'ils venaient d'achever une longue traversée du désert ? Il n'y a rien de plus pénible, alors que cela ne prends que quelques petites secondes que de faire deux pas en arrière afin de libérer la place... M'enfin... C'était le coup de gueule devant cette incivilité grandissante...

Circuit : 36 kms / Durée : 2h50 / Moyenne : 13,3 kms/h / D+ : 895

 

(*) Source : www.chateaucardoux.com/chateaufr.htm

 

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bruno 23/06/2013 17:16

Voila un coup de guelle bien justifié, 100% d’accord avec toi!