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Entre Périgord et Quercy, les récits et vidéos de nos sorties VTT

La 5ème Varennoise à Varennes(24) du 21 septembre 2014

29 Septembre 2014, 15:46pm

Publié par Piw

- EPISODE 79 -


UNE CONTRÉE DE BRUMES !

PRÉMICES DE L'AUTOMNE SUR UN TRACÉ SUPERBE !!

 

v01             Les week-end se suivent et les randonnées s'enchaînent. A nouveau, nous prenons la direction de la Dordogne en ce dimanche, pour rouler sur les chemins Varennois. Cette Varennoise, organisée pour la cinquième année à Varennes, nous avait vraiment conquit l'an passé, c'est donc tout naturellement que nous venons de nouveau poser nos roues en ces terres. Arrivés sur place bien en avance, pour une fois, nous avons tout le temps de nous inscrire et de nous préparer. Ici, le ciel est bas, brumeux et frais. Une vrai différence avec chez nous lors de notre départ, où le ciel s'annonçait radieux ! Mais le principal est qu'il ne pleuve pas. Nous voilà inscrit pour le circuit de quarante-cinq kilomètres alors que notre groupe se forme petit-à-petit. Tous les participants s'agglutinent sur la ligne de départ, attendant le signal qui ne tarde pas à arriver.

 

vlcsnap-2014-09-29-17h36m38s243             Les premiers kilomètres sont sensiblement les mêmes que ceux de l'année dernière. La mise en jambe se fait calmement, sur les traces du GR6. L'air est saturé d'humidité. Cette brume omniprésente n'est pas des plus agréable et dépose sans cesse une fine couche d'eau sur nos lunettes et vêtements, rendant l'atmosphère des plus fraîches. Les chemins sont larges et secs et les sous-bois ne tardent pas à faire leurs apparitions. L'automne approche, cela se sent et se voit ! Les feuilles commencent à former un léger tapis au sol et certaines fougères arborent déjà des teintes d'un jaune puissant. Tranquillement, chacun prend son rythme de croisière et la première « vrai » descente s'annonce. Longue et rapide, celle-ci nous emmène rapidement dans Bayac et ses environs. Comme l'on s'en doutait, la descente que l'on vient de faire ne pouvait qu'annoncer une première montée. C'est chose faite lorsque nous replongeons au cœur de la forêt. Le chemin se fait plus intimiste, plus étroit. L'ascension est lente, tous en file indienne que nous sommes. Une courte pause à la fin de celle-ci histoire de rassembler les troupes et nous redescendons aussitôt pour remonter dans la foulée vers les ruines du Mas de Bonnet. Nous roulons sur les vestiges de l'ancien chemin datant de plusieurs centaines d'années. L'instant est technique. Nombreux sont les pièges en ce lieu. Des nombreuses pierres aux ronces et arbustes à épines, rien ne nous est épargné. Cependant, c'est un passage superbe que nous avons là, mélangeant technique et histoire, le tout perdu dans cette fine brume qui donne une ambiance presque mystique.

vlcsnap-2014-09-29-17h36m25s58             Bientôt, nous entamons une nouvelle descente, rejoignant la trace du GR de pays du Beaumontois. S'il y a peu, la brume apportait un cachet bienvenue aux ruines que nous venons de traverser, il en est tout autre maintenant. Au sol, celle-ci dépose des milliers de fines gouttelettes d'eau, rendant les nombreuses pierres glissantes comme jamais. Il n'est pas rare de voir certains téméraires nous doubler à vive allure, semblant faire fît de ce danger. La descente s'achève bientôt alors que nous laissons les énormes blocs de pierres du Rocher du Corbeau derrière nous. Le tracé ne nous ménage guère pour l'instant puisque déjà, nous entamons une nouvelle montée. De plus en plus nombreuses, les pierres, toujours aussi glissantes, n'arrangent en rien l'ascension. Ça dérape, ça part un peu dans tous les sens, bref, inutile de souligner que l'on est pas fâché que de retrouver des chemins plus calmes, même si ça monte toujours ! Et puis, lorsque les alentours s'aèrent un peu, nous trouvons le premier ravitaillement qui ne pouvait pas être mieux placé !

 

vlcsnap-2014-09-29-17h57m26s155.png             Revigoré, nous quittons celui-ci frais et ragaillardit. Frais, c'est l'occasion de le dire ! L'air ne s'est guère réchauffé, et le peu de temps que nous nous sommes arrêtés n'a pas arrangé nos affaires. Nos tenues ayant gardé cette humidité ne nous protège guère de la brume qui se met maintenant à tomber. Au cœur des bois des Castagnols, le chemin se change en mono-trace rapide et joueuse, un pur régal ! Rapidement, nous gagnons la Vergne Basse puis la Vergne par la route. Une courte mais raide montée pour enchaîner avec une courte descente, laissant les Fumades derrière nous. Nous quittons rapidement le bitume et replongeons avec bonheur dans ces immenses forêts de châtaigniers. Les pluies de la veille ont laissé ici leurs empruntes. De longues et larges flaques de boues balafres le chemin. Personne n'ose les traverser, préférant rester au sec en les longeant dans un équilibre précaire. Personne ? Si, moi, qui ventre à terre, m'élance à leurs assaut, sous les cris de surprises de mes compagnons. Un instant où quelques neurones n'auront pas dû se toucher sans doute... Bref, après cet intermède façon « sanglier », le chemin nous emmène à Boyer. Une petite descente à travers champs et nous voilà à l'Esprit, superbe domaine aux bâtisses toutes en pierre et aux toits pentues typique des lieux, perdue en bout de route, entouré de hauts sapins et de vieux chênes, c'est beau, tout simplement.

             Rapidement revenu sur les hauteurs de Bouyssou, c'est une descente technique et savoureuse qui nous plonge dans les bas-fonds de la Fontaine de Grand Fond. Nous allons jouer avec le Couzeau, longeant ses eaux pendant un long moment. Un calme étrange, presque irréel, émane des lieux. L'on pourrait presque entendre la nature vlcsnap-2014-09-29-17h36m56s162respirer. Le chemin se fait maintenant plus sombre. La forêt reprend ses droits. Une nouvelle ascension s'amorce, longue et pénible, nous emmenant sur les hauteurs non-loin de Faux. Le deuxième ravitaillement n'est pas loin, l'on s'en doute, mais il va falloir le mériter ! Une long, très long passage au cœur des bois du Pelain nous en sépare. Nous trouvons ici un superbe single rapide, sinueux et avec ce qu'il faut de technique pour oublier douleurs et fatigue ! L'on roule rapidement, dévalant ce sentier sans se soucier du reste, prenant l'instant présent, oubliant pour un temps les petits tracas et aléas de la vie. Les arbres défilent de tous côtés, gare à la chute ! Bientôt, la réalité nous rattrape. Il va falloir remonter ! Les fougères sont nombreuses, toujours plus, se refermant par moment sur un sentier pas toujours très larges, surtout lorsque de profondes ornières semblables à de larges cicatrices viennent stopper une ascension déjà pas aisée ! Enfin, sonnant comme une récompense, la pause nous attend bientôt, sur des hauteurs où de hauts et puissants pins trônent lorsque les éternels châtaigniers perdent quelques mètres de terrains.

 

             Ici, les fougères sont d'un jaune dorée, rayonnantes comme un soleil d'automne. Le chemin, lui est fort roulant, jusqu'à ce que nous atteignons la ligne électrique qui partage les bois des Bos Redon. La trace se fait plus sauvage, plus cassante. Celle-ci nous ramène dans la vallée, sur le GR de pays. C'est à vive allure que nous progressons, sur un chemin superbe ! Rapide, technique, joueur, rien ne manque si ce ne sont les mots pour le décrire ! Quel bonheur que de rouler de tels sentiers ! La fin approche, cela se voit. Les champs de maïs font maintenant leur entrée en scène. vlcsnap-2014-09-29-17h37m18s103Oubliées les profondes et humides forêts. Les cultures de céréales vont nous accompagner jusqu'à la fin. Nous traversons le Breil, les jambes lourdes et endolories par ce tracé exigeant. Et comme si cela ne suffisait pas, une toute dernière petite côte nous attends juste avant Varennes, comme pour nous rappeler aux bons souvenirs des nombreuses montées que nous avons franchit aujourd'hui ! Les quarante-cinq kilomètres de cette boucle sont à présent « bouclés ». Nous reformons le groupe autour d'une bonne pression offerte dans l'inscription, une pression bienvenue !

 

             Ainsi s'achève cette cinquième édition de la Varennoise. Un tracé très exigeant, et vraiment plus joueur que celui de l'année dernière ! Nous n'avons quitté les bois qu'en de rares occasions et ce fût un pur régal ! Des passages techniques, joueurs, d'autres plus calmes, tout était réunis pour passer une excellente matinée de vtt, physique et exigeante. Et pour peu que l'on ai l'esprit quelque peu vagabond, il est aisé que de se perdre dans des images d'un autre âge et d'imaginer revivre une époque révolue depuis fort longtemps, un voyage dans le temps que seuls les vestiges de telles contrées peuvent nous faire vivre. Alors aucune hésitation à avoir, laissez votre esprit s'égarer quelques instants dans ces vastes et profondes forêts, laissez-le errer, vagabonder à son gré, et qui sait, peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir, un court instant, des choses ressurgit d'une époque mystique et lointaine ? Les mythes et légendes ont toujours une part de vérité... Laissez votre imaginaire faire le reste !

 

Sylvain « Piw »

 

Circuit : 45 kms / Durée : 2h51 / Moyenne : 16 kms/h / D+ : 950

 

 

 

TOUTES LES PHOTOS PRISENT PAR L'ORGANISATION SONT ICI -> Oxygène Varennois


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