La rando de la noisette à Cancon (47), 2ème édition
Bonjour à toutes et à tous !
A chaque nouveau récit que je commence à écrire, j'ai l'impression d 'écrire la même chose en ce qui concerne la météo : humide, fraîche, parfois pluvieuse, bref pas vraiment un temps à mettre les roues dehors... Pourtant, c'est en cette journée du 8 mai que le club de Cancon organise sa deuxième Rando de la Noisette, environ six mois après la première édition qui nous avait d'ailleurs laissé une superbe impression tant par les paysages magnifiques que par l'ambiance en général. Nous ne pouvions pas manquer cette matinée, même si l'on sait d'avance que ce sera tout autre que la dernière fois vu l'état des terrains et des chemins et d'un ciel plutôt maussade. Trois circuits vtt sont proposés : 23, 32 et 52. d'abord partant pour le plus grand, on va vite se raviser vu l'état des chemins...
Nous sommes sur place vers 8h30 et après l'inscription et la remise des plaques, nous sommes fin prêt pour le départ. Stéphane est aussi de la partie mais nous ne roulerons que très peu ensemble ce matin.
Nous démarrons donc à 9 heures pétantes et quittons Cancon par le GR654. Et là, même pas un kilomètre au compteur, tout au plus 700 mètres, Damien s'arrête net, sa chaîne venant de casser ! Pour commencer fort, ça commence très fort ! Et nous voyons tous les autres participants défiler alors que nous réparons aussi rapidement que possible sur le bord du chemin dans une herbe relativement hautes. Si c'est le seul pépin de la matinée, ce ne sera
pas trop grave, mais la suite va nous démontrer le contraire... Pour l'instant, on accélère un peu le rythme afin de rattraper le retard que l'on a prit. On ne met pas longtemps à rejoindre le gros de la troupe. Comme on s'en doutait, la majorité des chemins sont encore une fois très boueux et extrêmement glissants, si bien que nous allons assister à un florilège de gamelles comme rarement on a pu en voir. La moindre petite montée se transforme en véritable calvaire où le contrôle du vélo tient plus d'un merveilleux coup du sort qu'à une véritable maîtrise... Il n'est pas rare de finir dans les bas côtés ou carrément dans les ronces et autres arbustes bordant le chemin.
Un bon morceau de cette première partie se déroulera, comme le veut le type de terrain du coin, dans l'herbe et au milieu des champs. Un dépaysement total comparé à chez nous mais sacrément gourmand en énergie en cette saison pluvieuse ! Le mélange entre une herbe généreuse et un sol détrempé forme une alchimie des plus fatigante où chaque tour de pédales demande un petit effort supplémentaire que l'on va ressentir sur la distance !
Nos compteurs ne sont pas encore à dix kilomètres lorsque l'on s'engage dans ce qui restera certainement comme le meilleur passage de cette matinée : un large chemin en plein bois et à l'allure fort trialisante. Du bonheur en barre et on se perd même à imaginer ce que cela pourrait donner par temps sec, surement un pur plaisir ! Des petites bosses, des talus, des fossés, des gamelles, comme toujours, ces passages là semblent vraiment trop court ! Au final, nous sortirons sur le GR636 qui contourne Montaut.
Montaut... rien qu'à l'évocation de ce nom, un frisson d'angoisse nous parcours l'échine... Nous replongeons au mois de février, sous une pluie battante et sur des chemins bien pire que ce matin... Montaut... Un nom qui restera longtemps dans nos mémoires... Mais revenons sur notre GR... Une piste bien large et fort roulante, une aubaine ! Un bon moyen pour se reposer même si nous profiterons de deux ou trois flaques d'eau posées ici et là... Le rythme est élevé et ça fait bizarre ! Ça glisse pas trop, c'est plat et il n'y a pas d'herbes !
On roule depuis un petit moment sur les hauteurs mais allons redescendre dans les plaines, pour rattaper Montaut le jeune. On est rejoint par Bruno, du Pechbike Club, avec qui nous allons faire une bonne partie du parcours. L'ambiance est bonne et l'on papote tranquillement tout en restant vigilant quand à l'endroit où l'on met les roues ! La grosse montée vers Montaut le jeune se dresse devant nous et les discussions cessent rapidement. Nous voilà sur la grosse difficulté de la matinée... On dépasse Stéphane qui reprend son souffle à mi-côte et j'arrive presque en haut sans trop d'embuche lorsque ma chaine quitte la cassette pour aller se loger entre cette dernière et les rayons... Et merde, moi qui était presque au bout, c'est pas de bol... Et voilà Stéphane qui me dépasse à son tour avec un air moqueur... Et merde...
Une question nous taraude malgré tout, avons-nous raté un ravitaillement ? Nous voilà rendu au vingtième kilomètre et toujours pas de pause en vue, ça commence à tirer dans les estomacs et vu que le circuit annonce 32 kilomètres le doute s'installe... Continuons, nous verrons bien... Mais soudain, pshiiiiiiiit... CREVAISON ! CREVAISON ! En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ma roue avant était aussi plate qu'une queue de limande... Poisse quand tu nous tiens. Allez, on s'arrête dans l'herbe (pas vraiment le choix me direz-vous) et on attaque les réparations. Bien sur, jamais je ne crève quand c'est sec, nooooon, toujours quand les pneus se dissimulent sous une épaisse couche de boue... paraît que c'est bon pour la peau, cool, je vais avoir les mains toutes douces... hummm, passons et finissons
de remonter... On parle encore du ravito, que l'on a toujours pas vu et qui doit surement se trouver quelques mètres plus loin, histoire de... Bingo, à peine 200 mètres après la crevaison, le stand salvateur se trouvait là, sous une plantation de prunier et sous une petite brise pas bien chaude... On va quand même prendre le temps d'enquiller quelques morceaux de fruits avant de repartir revigoré.
La première descente sur la route est assez fraîche, il n'est jamais bon de s'arrêter trop longtemps, surtout avec un temps pareil. Mais on va rapidement re-rentrer dans le vif du sujet lorsque nous allons retrouver le GR636. On est dans un petit groupe et faut faire gaffe à pas glisser. Un peu plus de bosses sur cette dernière partie du circuit, avec ce chemin bien gras qui semble interminable ou encore ce pré où l'herbe autour de vous fait presque votre taille et où la montée est éprouvante. A côté de cela, on a quand même des passages intéressants, comme cette courte traversé en forêt très ludique ou ces points de vue que se voudraient superbe si le soleil dégnait les mettre en valeur. Et c'est à la sortie d'un bois, alors que les compteurs sont déjà à trente deux kilomètres qu'un deuxième ravitaillement va nous faire faire une courte pause. Les derniers kilomètres jusqu'à Cancon se feront principalement par la route, mais c'est pas vraiment un mal après ce que l'on vient de faire. Et c'est sur les tout derniers mètres, sortis du bitume pour terminer par les chemins, que de vilaines crampes vont faire leurs apparitions, heureusement qu'on arrive !
On retrouve Stéphane déjà arrivé et faisons un tour au stand des provisions. On est dans un état pas possible et je vous parle même pas des bécanes... Bien vu, les douches sont disponibles, c'est vraiment un plus, surtout avec de telles conditions ! Le tracé était bien pensé, très peu de routes et des passages vraiment amusant, si le temps avait été sec... Et c'est en cela que réside en fait la plus grosse difficulté de la matinée : des chemins parfois à la limite du praticable du à une météo vraiment très capricieuse... Ce matin, le terrain est resté maître et nous n'avons pu que rouler tout en subissant ses moindres caprices. Mais ne boudons pas notre plaisir, l'ambiance fut excellente, le tracé, je me répète, vraiment intéressant et varié et deux ravito copieux même si le premier a tardé à se montrer ! Bref, on reviendra !
Sur ce, à dimanche prochain pour une nouvelle sortie !
Votre serviteur, Piw
On a aimé :
-
une ambiance toujours excellente
-
une plaque de cadre très originale !
-
un balisage au poil
On a moins aimé :
-
un premier ravito qui a tardé à venir
Circuit : 36 kms / Durée : 2h44 / Moyenne : 13,5 kms/h
/image%2F1563282%2F20150501%2Fob_d21482_banniere2015.jpg)